Notre histoire : les Halladay

Notre histoire : les Halladay

Ne serait-il pas merveilleux que « notre histoire » en soit une toute simple, qui parlerait de notre mariage, de nos enfants, de notre vie ensemble et de notre famille? Mais voilà, « notre histoire » parle également de cancer, plus précisément du cancer colorectal contre lequel mon mari lutte depuis 3 ans.

 

Ryan a reçu son diagnostic de cancer colorectal de stade 3 en mars 2015. Il avait alors 39 ans et était, sinon, en excellente santé. En septembre 2015, il subissait un traitement visant à réduire, puis à retirer chirurgicalement sa tumeur. À ce traitement est venue s’ajouter une chimiothérapie, pour confirmer que le cancer n’était bel et bien plus là. En janvier 2017, lors d’un examen de routine, on découvrait que le cancer s’était déplacé dans son foie. En février de cette même année, on lui retirait le tiers de son foie. En juin 2017, on nous annonçait que sa tomodensitométrie s’avérait normale. Et pourtant, en novembre, dans le cadre d’une visite à la salle d’urgence, nous apprenions qu’une autre tomodensitométrie avait révélé une masse récurrente (un cancer) à l’extérieur de son rectum. C’est ce qu’on appelle une « réapparition locale ».

 

Notre famille, notre incroyable famille tissée serrée, a eu à faire face à ce défi à quelques reprises déjà. Nous apprenons la nouvelle, nous la traitons, puis nous nous préparons pour le « combat de notre vie ». Celui-là allait s’avérer le plus difficile de tous : nous savions que lorsque le cancer réapparaît, ce n’est jamais une bonne chose. Nous avons donc attendu 10 jours, 10 très longues et pénibles journées, avant de rencontrer le chirurgien, qui s’est assis face à nous et nous a affirmé qu’il ne pouvait « rien » faire, et qu’il verrait à nous diriger vers quelqu’un qui, peut-être, pourrait nous aider.

 

Quel moment horrible! Je ne le souhaiterais à personne. Le jour suivant, mon mari et moi nous sommes réveillés, regardés dans les yeux et avons décidé « que cela ne s’arrêterait pas là ». Notre combat n’était pas terminé; il y avait sûrement une autre option, une autre personne en mesure de nous venir en aide.

 

Durant toute ma carrière, j’ai travaillé pour des organismes sans but lucratif. Pourtant, jusqu’à ce jour, je n’avais jamais pensé à rechercher l’organisation qui se consacre au cancer colorectal. J’aurais aimé la découvrir 3 ans plus tôt, parce qu’à partir du moment, de la journée où j’ai fait appel à Cancer colorectal Canada, notre vie a changé, notre combat a changé et nos chances de succès ont changé.

 

Une représentante de Cancer colorectal Canada a communiqué avec moi un samedi soir, tout de suite après avoir reçu mon courriel, et a discuté avec moi, pendant 40 minutes, des options qui s’offraient à nous. Elle m’a redonné espoir en l’avenir et, en quelques secondes à peine, j’ai su que j’avais quelqu’un qui se battrait pour moi. Nous avons été dirigés vers le Centre de cancérologie Odette du Centre des sciences de la santé Sunnybrook, un centre d’excellence. On nous a également parlé de la « clinique pour les jeunes adultes atteints d’un cancer colorectal », dirigée par le Dr Shady Ashamalla. Il s’agit d’une clinique spécialisée dans le traitement des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer colorectal avant l’âge de 50 ans. En moins d’une semaine, nous avions rendez-vous avec un chirurgien expert hautement qualifié. Ce dernier nous a affirmé croire être en mesure d’enlever la tumeur et de permettre à mon mari de retrouver la santé et une vie exempte de cancer. Une semaine plus tard, nous rencontrions les autres membres de l’équipe, soit le radio-oncologue et l’oncologue médical. Chacun de ces rendez-vous nous a rapprochés de notre but, et chacune de nos interactions avec le personnel de Sunnybrook et de Cancer colorectal Canada s’est révélée positive, encourageante et sécurisante.

 

Comme je l’ai mentionné plus tôt, à partir du moment où j’ai communiqué avec Cancer colorectal Canada, notre vie a changé. Nous avons repris le contrôle de notre destin, nous avons un plan et nous comptons sur une excellente équipe de soins. Notre combat a aussi changé : nous connaissons désormais mieux notre adversaire, et notre équipe de supporteurs s’est agrandie; une organisation entière et une clinique de cancérologie nous soutiennent dorénavant dans notre cheminement, ce qui augmente nos chances de succès. Avant ce contact avec Cancer colorectal Canada, nous avions dû nous asseoir avec nos filles et leur dire, pour la 3e fois, que leur père souffrait d’un cancer et que nous ignorions si quelque chose pouvait être fait. Grâce à l’appel et au soutien reçus de Cancer colorectal Canada, nous avons pu dire autre chose à nos filles! Oui, le cancer de leur père est réapparu, mais celui-ci bénéficie maintenant d’une équipe médicale qui a mis en place un plan de traitement et travaille sans relâche à ce qu’il ne démontre aucun signe de la maladie. Nous savons bien que rien n’est absolu, et que tout peut arriver, mais nous avons désormais l’espoir, les connaissances et les partenaires susceptibles de nous permettre d’entreprendre cette partie de notre voyage avec Cancer colorectal Canada, et cela change tout!

 

Notre histoire est porteuse d’espoir. Nous ne laisserons pas le cancer nous définir! Au contraire, notre détermination et notre volonté de faire tout en notre pouvoir pour aider mon mari Ryan seront ce qui nous définira en tant que famille. Merci Cancer colorectal Canada!

 

Avec toute notre reconnaissance,

 

Christina Halladay

L’actrice Montréalaise Juliette Gosselin s’associe à Sokoloff Lingerie afin de sensibiliser les femmes au cancer colorectal

L’actrice Montréalaise Juliette Gosselin s’associe à Sokoloff Lingerie afin de sensibiliser les femmes au cancer colorectal

L’actrice Montréalaise Juliette Gosselin s’associe à Sokoloff Lingerie afin de sensibiliser les femmes au cancer colorectal, qu’on associe trop souvent à tord qu’aux hommes. Elle a décidé de nommer sa bralette Jacqueline, en l’honneur de sa grand-mère qui à vaincu cette maladie. Tous les profits seront remis à Cancer Colorectal Canada.
Cancer Colorectal Canada est l’organisme à but non lucratif le plus important au pays pour la sensibilisation et l’éducation sur le cancer colorectal, le soutient des patients et de leur famille, et la défense de leur intérêts. On estime qu’une femme sur 16 en sera touchée au cours de sa vie.

Cette collaboration est tiré d’une plus grande initiative appelée projet B-Cause, où 7 artistes Montréalaise se sont jointes à Sokoloff Lingerie afin de créer une bralette à leur image, dont tous les profits seront remis à une cause de leur choix.

 

CARACTÉRISTIQUES
Bralette d’intérieur en tissus satiné
Décolleté plongeant extrême
Large élastique plissé sous le buste
Bretelles non ajustables
Attache d’agrafes à oeillets
Parfait pour porter dans le confort de votre salon ou bien comme fashion statement!
Produites dans notre propre atelier de Montréal 🙂

 

MATÉRIEL
80% nylon / 20% spandex

 

TAILLES
On suggère une taille SMALL pour les bonnets:
32A / 34A / 36A / 32B / 34B / 32C
On suggère une taille MEDIUM pour les bonnets:
36B / 34C / 36C / 32D
On suggère une taille LARGE pour les bonnets:
34D / 36D

 

**OFFERTES EN PRÉ-COMMANDES JUSQU’AU 13 MARS SEULEMENT !**
Les bralettes seront expédiées la dernière semaine de mars. 

 

Pour en connaitre plus sur Juliette Gosselin, cliquez ici!
Pour en apprendre plus sur le Cancer Colorectal Canada cliquez ici!
LA JOURNÉE TOUT EN BLEU !

LA JOURNÉE TOUT EN BLEU !

Aujourd’hui c’est LA JOURNÉE TOUT EN BLEU ! Ensemble, montrons notre soutien aux personnes touchées par le cancer colorectal. Partagez vos photos en utilisant #JournéeToutenBleu#MoisSensibilisationCancerColorectal

 

 

Mars est le Mois de la sensibilisation au cancer colorectal et durant cette période Cancer colorectal Canada organise la Journée tout en bleu. C’est une excellente opportunité pour participer à une activité amusante qui vise à sensibiliser sur le deuxième cancer le plus répandu au Canada. Le vendredi 2 mars, nous encourageons les familles, les entreprises et les organisations à porter du bleu pour montrer leur soutien aux personnes touchées par le cancer colorectal, mais aussi pour partager des informations importantes sur comment un style de vie sain et un dépistage efficace peuvent sauver des vies.

Pourquoi allez Tout en bleu?

La Journée tout en bleu est une bonne occasion pour mobiliser les gens dans une activité qui permet de sensibiliser sur la prévention du cancer colorectal, de célébrer les survivants et de se souvenir de proches qui nous ont quittés trop tôt. L’organisation d’une collecte de fonds dans votre communauté est également un bon moyen de tisser des liens entre amis et voisins tout en soutenant la mission de Cancer colorectal Canada. Il s’agit de l’organisme sans but lucratif canadien qui se consacre à sensibiliser et à éduquer la population sur le cancer colorectal, à soutenir les patients et leurs familles ainsi qu’à défendre les intérêts des personnes touchées par cette maladie.

Conseils pour un Tout en bleu réussi

• Demandez à votre famille et vos amis de montrer leur soutien en portant du bleu
• Organisez un concours pour les tenues bleues les plus créatives
• Distribuez du matériel de sensibilisation au cancer colorectal
• Décorez votre maison et lieu de travail avec des accents de bleus
• Partager sur les réseaux sociaux la raison pour laquelle vous avez la cause à coeur

5 étapes pour amasser des fonds

1. Visitez dressinblueday.ca
2. Créez votre équipe
3. Fixez-vous un objectif
4. Commencez la collecte de fonds
5. Portez du bleu

Pour plus d’information, visitez dressinblueday.ca ou contactez Frank Pitman : frankp@colorectalcancercanada.com (514) 875-7745 ext. 2529

<iframe src=”https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com

CCC témoignage – Gemma

CCC témoignage – Gemma

« Mon nom est Gemma, Canadienne d’origine philippine. J’ai un cancer colorectal au stage 3b et je n’avais aucun symptôme avant d’être diagnostiquée. J’ai 55 ans. Je suis une mère de famille monoparentale de trois enfants et j’ai un petit-fils. Je suis la première personne de ma famille à avoir le cancer. Le combat contre le cancer n’est jamais le même d’une personne à l’autre, notre corps réagissant différemment à la chimiothérapie et aux autres médicaments. Pour ma part, j’ai souffert d’effets secondaires très rares aux dires de mon oncologiste. Mais je continue à combattre ma maladie. J’ai foi en Dieu, j’ai confiance en mes médecins et leur équipe médicale. Et j’ai gardé confiance en moi, ce qui fait que je peux partager mon histoire avec vous aujourd’hui.

Je crois fermement qu’une attitude positive est une arme très puissante pour combattre la maladie, ce qui m’a amenée à faire du bénévolat. Je participe à la collecte de fonds de Cancer colorectal Canada. De plus, je participe au programme Wendy Bear Patient Assistance, établi à la mémoire de Wendy Stiller afin d’aider financièrement les personnes souffrant d’un cancer colorectal. J’ai appelé ma campagne « Gemma aime le bleu ». http://bit.ly/2zI9o2O

À ce jour, j’ai collecté 3445 $ et je poursuis mes efforts. Je fais du bénévolat depuis un an afin de conscientiser les gens face à ce cancer et convaincre de plus en plus de personnes à appuyer ce programme. Le plus valorisant est que j’ai l’occasion de rencontrer des personnes souffrant aussi du cancer colorectal avec qui je me suis liée d’amitié. Nous nous confortons mutuellement. Je crois que je suis un bel exemple, que je peux inspirer les autres.

Je suis déterminée et j’encourage ceux qui comme moi souffrent d’un cancer colorectal à demeurer forts, et si c’est possible, de soutenir la cause de Cancer colorectal Canada. Nous pouvons faire une différence, pour nous et les autres. Soutenons les efforts de l’initiative Fesses en danger. »

Le nouveau Guide alimentaire canadien s’éloigne de la consommation de viande : nous vous encourageons à prendre part au mouvement lors de la Semaine sans viande (du 18 au 24 septembre)

Le nouveau Guide alimentaire canadien s’éloigne de la consommation de viande : nous vous encourageons à prendre part au mouvement lors de la Semaine sans viande (du 18 au 24 septembre)

Au cours des deux dernières décennies, les Canadiens ont adopté un régime alimentaire comprenant davantage de fruits et de légumes, de produits céréaliers ainsi que de noix et de légumineuses.

Il n’est donc pas surprenant de constater que Santé Canada s’engage dans la voie empruntée par de plus en plus de Canadiens en publiant la version préliminaire de son nouveau Guide alimentaire canadien, la première révision de la politique nutritionnelle du pays en dix ans. Un changement attendu depuis longtemps de l’avis des spécialistes de la santé qui, pour la plupart, voient cette proposition comme un pas dans la bonne direction.

Voici les principaux éléments mis de l’avant dans cette version préliminaire :

  • Importance d’ajouter des aliments entiers dans son régime alimentaire, particulièrement des aliments d’origine végétale (p. ex., des légumineuses) comme principale source de protéines;
  • Consommation régulière de légumes, de fruits, de grains entiers et d’aliments riches en protéines, surtout d’origine végétale;
  • Remplacement des aliments d’origine animale, rendu possible en conseillant à la population de consommer des aliments contenant des lipides insaturés plutôt que des lipides saturés.

Même si les données statistiques des trois dernières décennies montrent une diminution constante de la consommation de viande chez les Canadiens, certains amoureux de celle-ci demeurent sceptiques à l’idée de passer à autre chose, et ce, en dépit du fait que l’Organisation mondiale de la Santé considère désormais la viande rouge (dont le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre) comme « probablement cancérigène pour les humains ».

L’OMS a par ailleurs découvert un lien encore plus étroit entre la viande transformée, par exemple le salami et la saucisse à hot-dog, et le cancer de l’intestin.

Des études menées par le Fonds mondial de recherche contre le cancer indiquent que le risque de cancer de l’intestin augmente de 17 % par 100 grammes de viande rouge consommée chaque jour, et que ce risque est accru de 18 % par 50 grammes de viande transformée consommée chaque jour.

  • ¼ de hamburger cuit = 80 g
  • Steak de 8 onces = 170 g
  • Spaghetti avec sauce bolognaise = 100 g
  • 1 grosse saucisse = 40 g de viande transformée
  • 3 tranches de jambon = 70 g de viande transformée

Apprenez comment vous pouvez réduire votre risque de cancer de l’intestin.

 

Au sujet de la Semaine sans viande

La Semaine sans viande (du 18 au 24 septembre 2017) se veut l’occasion de mettre au défi les personnes qui y participent, en leur demandant de délaisser la consommation de viande pendant sept jours et d’amasser des fonds pour une bonne cause.

Délaisser la consommation de viande pendant une semaine fournit une excellente occasion de réfléchir à la quantité de viande que l’on consomme personnellement, et aux conséquences associées au fait d’en manger trop.

Tous sont invités à prendre part au défi de la Semaine sans viande et à réaliser à quel point il peut être facile d’apporter de petits changements susceptibles de faire une grande différence.

Relevez le défi avec votre famille, vos amis et vos collègues, et renoncez à la viande pendant sept jours.

Inscrivez-vous à la Semaine sans viande et amassez des fonds pour une bonne cause!

Vous ne pouvez pas participer, mais souhaitez tout de même contribuer au changement? Faites un don dès aujourd’hui.

Si vous avez déjà abandonné la consommation de viande, sachez qu’il existe une multitude d’autres moyens de prendre part à la Semaine sans viande.

La Semaine sans viande : Vivez bien. Mangez bien. Soyez bien.

  • Ayez un mode de vie physiquement actif.
  • Adoptez un régime alimentaire sain, qui met l’accent sur les aliments d’origine végétale.
  • Maintenez un poids santé.

Suivez-vous notre programme « Foods That Fight Cancer » ?

Une fois que vous avez terminé la semaine sans viande, c’est un excellent programme de soutien continu qui peut vous aider à mieux manger et vivre en meilleure santé.

En savoir plus sur notre site ou page facebook !

À propos « Foods That Fight Cancer »

 

Qui sommes nous?

Nous sommes croyants de nourriture.

Nous voulons permettre aux Canadiens de se prendre en charge et changer leur santé !

Donc bienvenue compagnons passionnés! Sur ce site vous pourrez trouver des informations sur différents aliments, choisir vos recettes favorites, inviter vos amis et famille, et reprendre le contrôle de votre cuisine et votre santé !

 

Références :

http://www.statcan.gc.ca/pub/21-020-x/2009001/part-partie1-fra.htm

https://www.cantechletter.com/2017/07/look-meat-eaters-canadas-new-food-guide-will-turn-vegetarian/

L’épigénétique et l’identification des biomarqueurs du cancer colorectal

L’épigénétique et l’identification des biomarqueurs du cancer colorectal

Au Canada, le dépistage du cancer colorectal peut être effectué au moyen des tests RSOS et TIRSOS (http://www.colorectal-cancer.ca/fr/depistage/depistage-actuel/). Toutefois, puisque l’exactitude diagnostique de ces tests est sous-optimale, les chercheurs étudient présentement d’autres options non effractives visant à dépister le cancer colorectal en temps opportun. Les scientifiques ont déterminé que pour de nombreux cas de cancer à un stade précoce, incluant le cancer colorectal, les modifications épigénétiques sont beaucoup plus fréquentes que les mutations génétiques. C’est pourquoi on étudie actuellement la méthylation de l’ADN, les ARN non codants et les modifications des histones afin d’identifier les marqueurs potentiels qui permettront de poser un diagnostic ou un pronostic dans un contexte de cancer colorectal.

Les biomarqueurs de la méthylation de l’ADN

La communauté scientifique se penche actuellement sur les marqueurs présents dans le sang, les selles, la salive et l’urine. Plus particulièrement, la méthylation de l’ADN fait l’objet de nombreuses recherches, et certains groupes ont présenté une sensibilité de 90 à 95 %, avec une spécificité allant de 85 à 94 % pour certains des biomarqueurs du cancer colorectal. Certains gènes ont été identifiés comme étant des marqueurs prometteurs : c’est le cas notamment de l’isoforme de la pyruvate kinase de type M2 (PKM2) spécifique aux tumeurs, des inhibiteurs de l’activité des métalloprotéases matricielles (TIMP-1), de la vimentine (VIM) et de la septine 9 (SEPT9). La méthylation de l’ADN est également étudiée pour ses biomarqueurs pronostiques et ses marqueurs de prédiction de la réponse au traitement. En particulier, les cancers présentant un phénotype méthylateur CIMP sont fortement associés à un pronostic général défavorable, mais semblent bien réagir à la chimiothérapie adjuvante à base de 5-fluorouracile. Le facteur de transcription AP2 epsilon (TFAP2E) semble également prédire une réaction à la chimiothérapie à base de 5-fluorouracile.

Les biomarqueurs des modifications des histones

Les biomarqueurs diagnostiques et pronostiques des modifications des histones ont été beaucoup moins étudiés pour le moment, notamment en raison des limites techniques qu’imposent les analyses employées pour la caractérisation de la structure de la chromatine. Certaines études ont démontré que l’acétylation de la lysine 56 de l’histone H3 et la bi- ou tri-méthylation des lysines 9 et 27 de l’histone H3 seraient potentiellement des marqueurs pronostiques du cancer colorectal. Pour le moment, ces résultats ne sont que préliminaires et seront sans doute explorés plus en profondeur grâce aux nouveaux outils bioinformatiques et à l’optimisation des technologies de séquençage de nouvelle génération.

Les biomarqueurs des ARN non codants

En revanche, les ARN non codants, et en particulier les microARN, ont suscité un grand intérêt dans la communauté scientifique. Les biomarqueurs du sang et des selles ont été étudiés, et de nombreux candidats, notamment miR-21, miR-92a, miR17-3p ou miR-106a apparaissent comme des marqueurs diagnostiques potentiels. MiR-21 a également été associée à un faible taux de survie des patients, et de nombreux autres microARN ont été proposés comme marqueurs pronostiques. Au fil de l’avancement de la recherche, les scientifiques espèrent concevoir un panel de biomarqueurs qui permettra de détecter fidèlement les stades les plus précoces du cancer colorectal et d’établir un pronostic précis.

L’épigénétique nous a offert de nouveaux outils pour mieux comprendre les causes complexes du cancer colorectal. Alors que la communauté scientifique continue d’élucider les mécanismes en jeu, on découvre des biomarqueurs épigénétiques qui permettront de diagnostiquer le cancer colorectal, de le classifier et d’établir un pronostic juste. Des recherches poussées portant sur ces biomarqueurs nous permettront sans doute de mettre au point des analyses hautement performantes pour mieux prévenir le cancer colorectal et assurer une meilleure prise en charge des patients.

http://www.genengnews.com/gen-news-highlights/pan-cancer-epigenetic-signature-readable-in-circulating-tumor-dna/81252334

Références :

  • Mitchell, S.M., Ho, T., Brown, G.S., Baker, R.T., Thomas, M.L., McEvoy, A., Xu, Z.-Z., Ross, J.P., Lockett, T.J., Young, G.P., LaPointe, L.C., Pedersen, S.K., Molloy, P.L. Evaluation of Methylation Biomarkers for Detection of Circulating Tumor DNA and Application to Colorectal Cancer, 2016, « Genes (Basel) », vol 7. doi:10.3390/genes7120125
  • Okugawa, Y., Grady, W.M., Goel, A. Epigenetic Alterations in Colorectal Cancer: Emerging Biomarkers, 2015, « Gastroenterology », vol. 149, p. 1204–1225.e12. doi:10.1053/j.gastro.2015.07.011
  • Rozalski, R., Gackowski, D., Siomek-Gorecka, A., Banaszkiewicz, Z., Olinski, R. Urinary Measurement of Epigenetic DNA Modifications: A Non-Invasive Assessment of the Whole-Body Epigenetic Status in Healthy Subjects and Colorectal Cancer Patients, 2016, « ChemistryOpen », vol 5, p. 550–553, doi:10.1002/open.201600103.
  • Sameer, A.S., Nissar, S. Epigenetics in diagnosis of colorectal cancer, 2016, « Mol Biol Res Commun », vol. 5, p. 49–57.
  • Sazanov, A.A., Kiselyova, E.V., Zakharenko, A.A., Romanov, M.N., Zaraysky, M.I. Plasma and saliva miR-21 expression in colorectal cancer patients, 2016, « J. Appl. Genet. ». doi:10.1007/s13353-016-0379-9

 

 

Comprendre la relation entre l’épigénétique et le cancer colorectal

Comprendre la relation entre l’épigénétique et le cancer colorectal

 

Vaiopoulos, A.G., Athanasoula, K.C., Papavassiliou, A.G., 2014. Epigenetic modifications in colorectal cancer: Molecular insights and therapeutic challenges. Biochimica et Biophysica Acta (BBA) – Molecular Basis of Disease 1842, 971–980. doi:10.1016/j.bbadis.2014.02.006

Si nous nous représentions le génome comme les mots d’un livre, l’épigénétique serait les signes de ponctuation et les accents qui indiquent comment lire chaque phrase. La régulation épigénétique réfère aux mécanismes héréditaires et réversibles qui modulent l’expression génétique sans altérer la séquence d’ADN sous-jacente. Parmi les mécanismes épigénétiques, on retrouve la méthylation de l’ADN, les ARN non codants, les remodeleurs de la chromatine et les modifications post-traductionnelles des histones, qui jouent un rôle clé dans le fonctionnement normal des cellules. Dans un contexte de cancer, les altérations génétiques et épigénétiques sont reliées entre elles et peuvent contribuer à activer les oncogènes ou à inactiver les gènes suppresseurs de tumeurs. Depuis le début des années 2000, en ce qui concerne le cancer colorectal, l’étude des mécanismes épigénétiques qui modulent la pathogenèse est au cœur des travaux de la communauté scientifique. De nombreuses aberrations potentielles ont été relevées, mais ces mécanismes, tout comme les mutations génétiques, ne peuvent expliquer à eux seuls le développement du cancer colorectal.

La méthylation de l’ADN et le cancer colorectal

La méthylation de l’ADN désigne l’addition d’un groupement méthyle sur un nucléotide, généralement sur une cytosine dans un contexte CG. Lorsque présente dans un îlot CpG, on dénote une forte corrélation avec la répression de l’expression du gène voisin. Des recherches ont permis de constater une hypométhylation génomique globale, particulièrement dans les cas d’instabilité chromosomique (CIN) associée au cancer colorectal, ainsi qu’une hyperméthylation locale des régions promotrices de gènes spécifiques, comme les gènes APC, cadhérine-1 (CDH1), facteur de transcription RUNX3, mutL homolog 1 (MLH1), 6-O-méthylguanine-ADN méthyltransférase (MGMT), inhibiteur de kinase cycline-dépendante 2A (CDKN2A) et RASSF1A.

La modification des histones et le cancer colorectal

Les modifications post-traductionnelles des histones sont un autre mécanisme épigénétique. Elles consistent en l’ajout d’un groupement méthyle, acétyle, ubiquitine ou phosphate aux protéines qui composent les nucléosomes. Ces modifications régulent le niveau de compactage de l’ADN dans le noyau et recrutent diverses protéines impliquées dans l’activation ou l’inactivation de l’expression génétique. Dans les cas du cancer colorectal, de nombreux gènes d’encodage des protéines responsables de la modification des histones sont déréglés, ce qui influence le paysage épigénomique de la cellule. Par exemple, l’histone-déacétylase 2 (HDAC2) est régulée à la hausse dès les premières étapes du cancer colorectal. On a également décelé une régulation à la hausse de HDAC1-3, 5 et 7 dans le contexte du cancer colorectal. La dérégulation de la déméthylase-1 spécifique de la lysine (LSD1), qui interagit avec le gène suppresseur de tumeurs p53, semble également favoriser la prolifération, l’invasion et le potentiel métastatique des cellules liées au cancer colorectal.

Les ARN non codants et le cancer colorectal

Les ARN non codants sont un autre type de mécanisme épigénétique qui peut moduler l’expression génétique dans le contexte du cancer colorectal. Ils comprennent les microARN et les longs ARN non codants. Par exemple, la famille des microARN 200 est reconnue pour son implication dans l’invasion et la migration des cellules cancéreuses; l’ARN antisens intergénique de HOX (HOTAIR) a été associé au cancer colorectal avancé et à une croissance du potentiel métastatique des cellules cancéreuses.

À l’heure actuelle, l’épigénétique est encore un champ de recherche relativement jeune. En cherchant à élucider les causes du cancer colorectal, les scientifiques découvrent de nouveaux mécanismes qui pourraient entrer en jeu. Mieux comprendre le contexte épigénétique lié au cancer colorectal pourra éventuellement ouvrir la porte à la création de traitements et à l’identification de nouveaux biomarqueurs, alors restez à l’affût!

Références :

  • Bardhan, K., Liu, K. Epigenetics and Colorectal Cancer Pathogenesis, 2013, « Cancers (Basel) », vol. 5, p. 676–713. doi:10.3390/cancers5020676
  • Sameer, A.S., Nissar, S. Epigenetics in diagnosis of colorectal cancer, 2016, « Mol Biol Res Commun », vol. 5, p. 49–57.
  • Sazanov, A.A., Kiselyova, E.V., Zakharenko, A.A., Romanov, M.N., Zaraysky, M.I. Plasma and saliva miR-21 expression in colorectal cancer patients, 2016, « J. Appl. Genet. ». doi:10.1007/s13353-016-0379-9
  • Vaiopoulos, A.G., Athanasoula, K.C., Papavassiliou, A.G. Epigenetic modifications in colorectal cancer: Molecular insights and therapeutic challenges, 2014, « Biochimica et Biophysica Acta (BBA) – Molecular Basis of Disease »,1842, p. 971–980. doi:10.1016/j.bbadis.2014.02.006

 

Les récits de courage et d’espoir des survivants

Les récits de courage et d’espoir des survivants

barryBarry Stein – Fondateur et PDG de l’ACCC
Diagnostic de cancer colorectal métastatique de stade IV en 1995

« Avant mon diagnostic, je ne comprenais pas très bien, voire pas du tout le cancer, mais je savais que je devais me battre. J’étais prêt à faire tout mon possible pour améliorer ma situation, mais je n’avais aucune expérience et j’avais beaucoup de mal à comprendre l’information qu’on me donnait. Je me suis alors promis de faire autant de recherche que possible pour arriver à prendre des décisions éclairées quant à mon traitement.

« Ma détermination s’est avérée une première étape cruciale dans mon parcours comme patient et survivant. Je sais maintenant que le cancer colorectal peut être évité, traité et vaincu. C’est pourquoi, depuis 1995, je consacre ma vie à sensibiliser la population à cette maladie, à soutenir les patients et leur famille, et à travailler à l’échelle nationale pour mettre en œuvre des programmes de dépistage ainsi que favoriser un accès équitable et rapide à des traitements efficaces en vue d’améliorer la situation des patients. »

Il y a plus de 20 ans, Barry Stein cherchait à créer un meilleur environnement médical qui accorderait une plus grande place au dépistage et améliorerait l’accès aux traitements pour tous les Canadiens touchés par le cancer colorectal. C’est ce qui l’a amené à fonder l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC). Sa mission se divise en trois aspects : sensibilisation, défense des intérêts et éducation, les trois piliers nécessaires pour un avenir sans cancer.

Dans le cadre de ses programmes, l’ACCC a mis en place des groupes de soutien mensuels partout au Canada pour offrir aux patients, à leur famille et aux soignants un lieu pour se réunir, discuter de leur situation personnelle et s’entraider dans les moments difficiles, mais aussi partager leurs succès. Les animateurs dévoués des groupes de soutien de l’ACCC fournissent aux participants de l’information p

ertinente au sujet des plus récents traitements pouvant leur venir en aide. Les participants soulignent souvent à quel point chacune des rencontres leur apporte un sentiment de puissance et une meilleure compréhension. Voici quelques témoignages des personnes que l’ACCC a aidées au fil des années :

Elan Freedy
Diagnostic de cancer rectal de stade IIIB 

Elan se sentait en pleine forme avant son examen annuel, mais de microscopiques traces de sang ont été détectées suite à son examen de la prostate. Considérant son jeune âge, l’omnipraticien et le spécialiste lui ont dit de ne pas s’inquiéter, mais ont tout de même recommandé une coloscopie, par précaution.

« Le jour du diagnostic m’apparaît encore comme un rêve. Je me souviens m’être dit que ce n’était pas possible.

« J’ai eu la chance de pouvoir compter sur l’amour et le soutien de ma famille et de ma femme, qui ont pris soin de moi à tous les stades du traitement. Je suis également reconnaissant d’avoir rencontré des gens fantastiques qui sont devenus des amis, qui m’ont accompagné dans mon parcours et ont enrichi ma vie. Je crois que toute personne qui traverse cette épreuve en ressort plus forte et avec une vision plus positive qu’auparavant. »

Frank Formusa
Diagnostic de cancer du côlon de stade IV

C’est à 66 ans que Frank Formusa a reçu son diagnostic de cancer.

À l’automne 2012, son oncologue laisse entendre à Frank qu’il serait un bon candidat pour une perfusion intra-artérielle hépatique – une procédure non disponible au Canada à l’époque. Frank écrit alors à de nombreux organismes provinciaux et fédéraux pour faire approuver cette procédure au Canada. C’est ainsi qu’il rencontre Barry Stein, qui lui fait part de son parcours personnel lié au cancer du côlon et lui présente Filomena Servidio-Italiano – animatrice d’un des groupes de soutien de l’ACCC.

« Personne ne devrait avoir à traverser cette épreuve seul. Les réunions de l’ACCC sont un endroit sécuritaire qui permet aux patients et à leur famille de se sentir écoutés et appréciés. Après chacune des rencontres, nous nous sommes sentis mieux informés et plus positifs.

« Merci l’ACCC, et merci Filomena! Je suis tellement reconnaissant de notre rencontre et de savoir que vous êtes là pour nous et tous ceux qui vivent

une épreuve semblable. »

 

jamie-1-245x300Jamie Mead
Diagnostic de cancer du côlon de stade IV deux semaines avant son 28e anniversaire

C’est après s’être rendue dans une clinique sans rendez-vous pour discuter de ses problèmes de reflux gastriques que Jamie a reçu son diagnostic.

« Mon chirurgien m’a avoué qu’il ne pensait jamais me revoir après notre première rencontre. Mais ma détermination, mon attitude positive et ma volonté de vivre m’ont permis de démentir tout le monde. Je sais que ma lutte contre le cancer du côlon n’est pas terminée. Je lutterai contre cette maladie pour le reste de ma vie, mais ça ira. Je ne suis pas reconnaissante envers le cancer – ce serait de la folie… Mais je suis reconnaissante envers ce qu’il m’a apporté. J’apprécie beaucoup plus ce qui m’entoure maintenant. Je suis devenue une toute nouvelle personne. »

 

 

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Linda Wilkins
Diagnostic de cancer colorectal de stade IV en août 2005

Après sa chirurgie visant à retirer la tumeur principale et 75 % de son côlon, puis une série de traitement de chimiothérapie, Linda fait la connaissa

nce de l’ACCC et de ses groupes de soutien.

« Mon histoire date de plus de 7 ans maintenant et je suis toujours sans aucune trace de la maladie. Suis-je une exception? Peut-être. Par contre, j’ai appris la leçon la plus importante, qui est d’être son propre militant. J’essaie de transmettre ce message à tous ceux qui voudront bien l’entendre. Je dois ma vie à l’ACCC et à leur groupe de soutien CCRAN. »


UntitledMarie Taurasi

Diagnostic de cancer rectal de stade III en janvier 2015

Lorsque Marie a reçu son diagnostic, elle avait très peu de symptômes. Mais après une coloscopie, son monde a basculé, entraînant évidemment celui de son mari et de leurs deux enfants (13 et 17 ans).

« Tout au long de ce périple, l’ACCC m’a éduquée sur la maladie et m’a offert du soutien et des conseils. J’ai beaucoup appris grâce à eux. Mais plus important encore, j’ai appris que cette maladie n’affecte pas seulement les personnes plus âgées! Elle est présente chez les hommes et les femmes de tout âge. Le cancer colorectal ne discrimine pas.

« L’ACCC est présente pour des gens comme vous et moi, pour des personnes qui ont désespérément besoin de soutien, d’orientation et surtout d’éducation. Leur but ultime est d’aider les gens touchés à traverser les hauts et les bas de cette terrible maladie.

« Je suis si heureuse d’avoir inclus l’ACCC dans mon parcours. Avec leur aide, je suis sans trace de cancer aujourd’hui! Ils m’ont redonné ma vie auprès de mes enfants et de mon mari. Merci à l’ACCC pour tout le soutien et les conseils. Vous êtes de vrais anges! »

 

197-150x150Werner Muehlemann
Diagnostic de cancer colorectal de stade IV à 28 ans

Quand Werner est allé voir son médecin au sujet des problèmes qu’il éprouvait, le médecin lui a dit de ne pas s’inquiéter puisqu’il était jeune et en forme. Après quelques tests, il reçoit toutefois un diagnostic de cancer colorectal.

« À cet instant, j’ai vu ma vie défiler devant mes yeux – ma carrière, mon rêve de me marier et de fonder une famille se sont envolés en fumée.

« L’ACCC m’a aidé à trouver toute l’information nécessaire pour comprendre les traitements que j’allais recevoir dans les mois suivants et ultimement, vaincre le cancer colorectal. L’ACCC a également aidé les membres de ma famille à trouver toute l’information dont ils avaient besoin pour m’appuyer durant ce long combat.

« Mon rêve maintenant, c’est que les tests de dépistage du cancer colorectal deviennent aussi intégrés à la routine qu’un simple rendez-vous chez le dentiste. »

Jamais Trop Jeune

Jamais Trop Jeune

NTY Coalition_final logoLe cancer colorectal ne fait plus de distinction entre les groupes d’âge. Ces dernières années, les mesures de surveillance et de dépistage accrues ont permis de réduire l’incidence du cancer colorectal et le taux de mortalité chez les Canadiens de 50 ans et plus. Toutefois, on observe maintenant le phénomène inverse chez la population moins âgée.

Au cours des dernières années, les médecins canadiens ont observé une augmentation rapide des cas de cancer colorectal chez les personnes de moins de 50 ans. Cette progression est d’autant plus inquiétante qu’elle reste inexpliquée.

Une étude a également conclu que les jeunes patients atteints du cancer colorectal reçoivent généralement leur diagnostic à un stade avancé, ce qui rend la maladie difficile à traiter et augmente le nombre de décès. Ces statistiques alarmantes démontrent qu’il y a encore beaucoup de travail à faire en matière de prévention et de traitement du cancer colorectal au Canada, particulièrement auprès des jeunes adultes.

Au cours de la dernière année, l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) s’est unie à la coalition Jamais trop jeune (Never Too Young), un organisme qui s’engage à lutter contre le cancer colorectal chez les jeunes grâce à des mesures concrètes, à l’éducation et à la recherche. La coalition regroupe des professionnels de la santé, des organismes de défense des intérêts des patients, des survivants du cancer et des soignants qui cherchent à sensibiliser le public à ce problème grandissant et à réduire le nombre de cas de cancer colorectal avancé chez les jeunes.

En collaboration avec Jamais Trop Jeune, l’ACCC fournit aux jeunes Canadiens atteints du cancer colorectal un appui et de l’information essentiels.

Les jeunes patients reconnaissent moins les signes et symptômes du cancer colorectal, ce qui peut retarder leur consultation avec un médecin. Les symptômes du cancer colorectal peuvent varier : sang dans les selles, inconfort abdominal, constipation et bien plus.

Selon la Société canadienne du cancer, les hommes seraient plus à risque que les femmes, mais il existe de nombreux autres facteurs : consommation d’aliments transformés ou de viande rouge, faible consommation de fibres alimentaires, inactivité physique, obésité, consommation d’alcool, tabagisme, diabète et facteurs génétiques.

Les jeunes patients devraient notamment tenir compte de ce qui suit lorsqu’ils consultent un médecin à propos des risques et des symptômes liés au cancer colorectal :

Hérédité

Environ 10 % de la population a un parent au premier degré atteint d’un cancer du côlon ou du rectum. Si un membre de votre famille a reçu un diagnostic de cancer colorectal, il est recommandé de commencer les tests de dépistage dès l’âge de 25 ans.

Syndrome de Lynch

Les changements que subissent certains gènes peuvent augmenter les risques de cancer du côlon.

Le syndrome de Lynch est le plus commun des cancers du côlon héréditaires; il représente environ 2 % de tous les cas de cancers du côlon. Il implique une mutation des gènes qui servent à corriger les erreurs d’ADN. Le syndrome de Lynch, qu’on appelle également cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC), est une affection héréditaire causée par une mutation génétique qui entraîne chez les jeunes des risques accrus de développer un cancer colorectal, mais aussi un cancer de l’endomètre ou d’autres types de cancers agressifs. Pour prévenir le cancer colorectal, les personnes atteintes du syndrome de Lynch devraient subir une coloscopie tous les ans ou les deux ans, et ce, dès l’âge de 20 ans. Ils parviendront ainsi à réduire de 77 % les risques de développer un cancer colorectal.

Référence

http://www.ctvnews.ca/health/rapid-increase-in-colorectal-cancers-among-young-canadians-study-finds-1.2919527 (en anglais seulement)

Nos supporters sont les piliers de l’ACCC

Nos supporters sont les piliers de l’ACCC

levee-de-fondsL’Association canadienne du cancer colorectal vise à sensibiliser les Canadiens au cancer colorectal, à lutter contre la maladie, à soutenir les patients et leur famille, ainsi qu’à défendre leurs intérêts. Comme la plupart des organismes à but non lucratif, nous comptons sur les dons et l’argent amassés dans le cadre de nos activités-bénéfices pour maintenir notre offre de services et de programmes. Par conséquent, nous menons plusieurs campagnes et événements chaque année afin d’honorer notre engagement, soit d’assurer un avenir meilleur dans la lutte contre le cancer colorectal.

Comme toujours, nous invitons nos supporters à montrer leur soutien en participant à nos événements ou campagnes, par exemple la Journée tout en bleu, les marathons Banque Scotia, notre gala annuel à Montréal, notre programme Aliments contre le cancer, Jamais Trop Jeune et le défi Décembarbe, pour ne nommer que ceux-là.

Nous avons également la chance inouïe de pouvoir compter sur de nombreux supporters partout au pays pour l’organisation de collectes de fonds en l’honneur d’un être cher touché par le cancer colorectal. Pour assurer le succès de ces événements, nous fournissons aux organisateurs du matériel de promotion et d’éducation et leur donnons accès à notre personnel et à des bénévoles sur place. De nombreux types d’événements peuvent être organisés, par exemple, un tournoi de golf ou de baseball, un dîner, souper ou concert-bénéfice, un défilé de mode, une soirée cinéma, une exposition d’art ou un encan.

Si vous avez envie de devenir bénévole ou d’organiser un événement dans votre communauté, n’hésitez pas à communiquer avec Frank Pitman à l’adresse frankp@colorectal-cancer.ca.

Activités-bénéfices à venir

Journée tout en bleu

Chaque année, le premier vendredi de mars est consacré à la Journée tout en bleu. Cet événement s’inscrit dans le cadre du Mois de la sensibilisation au cancer colorectal, et d’autres activités ont lieu tout le mois. En participant à cette journée, les écoles, les entreprises, les organismes communautaires et autres groupes nous aident à faire connaître la cause du cancer colorectal et à partager des renseignements préventifs essentiels.

Vous pouvez participer en organisant une journée denim ou un concours de costumes bleus au bureau ou à l’école, en planifiant un événement-bénéfice dans votre communauté, en partageant des renseignements sur les réseaux sociaux, et beaucoup plus! Pour participer à la Journée tout en bleu ou pour obtenir plus de renseignements, rendez-vous au  . Nous rêvons d’un monde sans cancer colorectal, et nous comptons sur vous pour nous aider à y arriver!