Saines habitudes de vie

Profiter de l’abondance de l’été pour adopter de saines habitudes alimentaires

Ce n’est plus un secret, adopter une hygiène de vie saine peut grandement contribuer à la prévention du cancer colorectal. En effet, nous savons qu’une alimentation riche en fruits et légumes, fibres, calcium et pauvre en gras, en sel et en sucre, peut réduire votre risque de développer un cancer colorectal. Bien que l’alimentation ne soit pas le seul facteur influant dans le développement de la maladie, il en est un que nous pouvons facilement contrôler.

 

Prenez votre santé en main!

Lorsqu’il est question d’adopter une alimentation saine, l’on rencontre souvent les deux obstacles suivants :

  1. Le manque de temps
  2. Le manque de connaissances en matière d’alimentation

 

Le manque de temps, vraiment?

Nous vivons dans une société de performance où le facteur temps est primordial dans la vie de tout un chacun. Le classique boulot, métro, dodo… garderie, devoirs, rénovation et cours de piano,  est le créneau de beaucoup d’entre nous. Avec ces heures interminables de déplacement, il semble parfois difficile de bien s’alimenter, surtout lorsque cela représente une dépense de temps et d’énergie.

Heureusement, l’été est court, mais productif au pays. Vous avez donc tout à gagner en profitant de la belle saison pour acquérir de nouvelles habitudes alimentaires et parfaire vos goûts. Voici donc, trois astuces simples qui vous aideront à adopter de saines habitudes alimentaires!

 

1.       Tâchez de toujours avoir les essentiels à portée de la main:

En ayant toujours des fruits et légumes faciles et rapides à consommer, comme des pommes, poires, bananes, oranges, carottes, poivrons, radis, etc. à portée de la main, vous éviterez les fringales de fin de journée qui vous donnent l’impression que le frigo est encore vide. Vous éviterez également de vous retrouver dans l’allée des calories vides (croustilles, bonbons, etc.) qu’il est nettement préférable d’éviter.

De plus, en achetant les fruits et légumes de saison, vous ajouterez variété, fraîcheur et nouveauté au menu. Pour les palais les plus difficiles, suivez ce vieux conseil de grand-mère et apprenez à goûter sept fois un aliment avant de le rayer de la liste…

 

2.       Confectionner son mini jardin :

Même s’il ne s’agit que d’un plant de tomates et de quelques poivrons, en vous concoctant un petit jardin, vous serez davantage porté à manger et à aimer les légumes. Il existe des plants simples et faciles d’entretien, comme les tomates cerise en pots suspendu, que l’on peut même installer sur le plus petit des balcons!

 

3.       Faites livrer vos légumes; de la ferme à la maison :

Depuis quelques années, nous retrouvons dans plusieurs villes canadiennes le service de livraison de panier bio. Ces paniers composés de fruits et légumes bios, proviennent directement de la ferme et vous sont livrés une fois par semaine, à la maison.

En général, les modalités d’inscription changent d’une compagnie à une autre. L’on peut s’informer auprès de sa municipalité pour en apprendre davantage sur ce service, car il est fort à parier que vous augmenterez grandement votre consommation de fruits et légumes frais si vous n’avez pas à vous déplacer jusqu’à l’épicerie pour en trouver.

 

Il n’y a plus d’excuses pour se refaire une santé, porfitez de l’été pour mieux manger!

Fraises et framboises: des baies anti-inflammatoires

Fraises et framboises: des baies anti-inflammatoires

Les fraises et les framboises sont des fruits délicieux qui contiennent de surcroît certaines molécules dotées de propriétés anticancéreuses. Des études récentes indiquent que la prévention du cancer colorectal par ces petits fruits pourrait faire appel à l’action anti-inflammatoire de ces molécules.

Un cancer lié au mode de vie

Le cancer du côlon représente la deuxième cause de mortalité par cancer au Canada, avec près de 10 000 décès causés par cette maladie chaque année. Il s’agit d’un cancer qui évolue la plupart du temps sans symptômes apparents, généralement à partir d’une lésion précancéreuse appelée polype adénomateux ou adénome. Bien que l’apparition d’un cancer colorectal est parfois favorisée par certains gènes défectueux, il est maintenant établi que la progression des adénomes en cancer est en très grande majorité fortement influencée par le mode de vie, en particulier les habitudes alimentaires: en pratique, on estime qu’environ 75 % des cancers du côlon sont directement reliés au mode d’alimentation typique des sociétés industrialisées (riche en viandes et en calories, mais pauvre en végétaux).
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Un bon exemple de l’influence néfaste de ce type d’alimentation est l’augmentation fulgurante de l’incidence du cancer colorectal au Japon : depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’adoption par les Japonais des habitudes alimentaires occidentales a multiplié par cinq la fréquence de ces cancers dans ce pays.

La modification de ce type d’alimentation représente donc un pré requis essentiel pour arriver à diminuer la mortalité associée au cancer du côlon.

Petits fruits contre l’inflammation chronique

Une des conséquences les plus graves de l’alimentation occidentale est la création d’un climat d’inflammation chronique à l’intérieur de l’organisme. Cette inflammation favorise la croissance des cellules cancéreuses, car elle perturbe l’équilibre qui règne à l’intérieur des tissus et permet ainsi à ces cellules d’acquérir de nouvelles mutations qui favorisent leur évolution en cancer mature. Ce lien entre l’inflammation chronique et le cancer est loin d’être un phénomène marginal : on estime qu’un cancer sur six (15 %) est une conséquence directe du processus d’inflammation. Des travaux récents de notre laboratoire indiquent que l’acide éllagique contenu dans des petits fruits comme les fraises et les framboises confère à ces baies des propriétés anti-inflammatoires et que cette activité pourrait contribuer à prévenir le développement de plusieurs types de cancer. Des travaux réalisés par une équipe de chercheurs indiens viennent de confirmer cette hypothèse. En utilisant un modèle animal, ces chercheurs ont observé que l’addition d’acide éllagique dans l’alimentation abolissait le développement de cancers colorectaux induits par le 1,2-dimethylhydrazine, une puissante substance cancérigène. L’analyse des tissus provenant des animaux traités indique que cet effet anticancéreux de l’acide éllagique est dû à son action inhibitrice envers la protéine NF-_B, un élément qui contrôle la production d’une vaste gamme de facteurs inflammatoires en particulier iNOS, COX-2, TNF-_ et IL- 6. La réduction d’iNOS et de COX-2 provoquée par l’acide éllagique est particulièrement intéressante, car ces deux facteurs sont reconnus pour jouer un rôle important dans la progression du cancer colorectal.

La saison des fraises et des framboises locales qui est à nos portes n’est donc pas seulement une excellente occasion de profiter au maximum du goût absolument exquis de ces petits fruits, mais également de leur incomparable impact positif sur la santé.

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Source: Journal de Montréal

Cancer colorectal : Les légumes protègent… les non-fumeurs

Cancer colorectal : Les légumes protègent… les non-fumeurs

Selon une étude publiée cette semaine, consommer 6 portions de fruits et légumes par jour diminuerait la survenue d’un cancer colorectal chez les non-fumeurs, mais l’augmenterait chez les fumeurs.

600 g par jour : c’est la quantité quotidienne de fruits et légumes qu’il convient de manger pour diminuer de 20 à 25 % le risque de développer un cancer du côlon. Paradoxalement, ceci ne serait valable que chez les non-fumeurs. C’est ce que révèle une étude européenne dont les résultats ont été publiés mercredi dans l’American Journal of Clinical Nutrition.

Entre 1992 et 2000, les chercheurs ont interrogé plus de 450 000 personnes sur leurs habitudes alimentaires. Ils les ont ensuite suivis jusqu’en 2006 pour mesurer le nombre de cancers colorectaux développés et le taux de décès.

Résultats : ceux qui mangent le plus de fruits et de légumes (ou de légumes seuls) ont moins de cancers colorectaux que les autres, particulièrement de cancer du côlon. Au contraire, cette consommation augmentait le risque de cancer du côlon chez les fumeurs.

Les chercheurs ne sont, pour l’instant, pas en mesure d’expliquer la différence entre fumeurs et non fumeurs. Davantage de recherches seront donc nécessaires pour expliquer ces résultats.

Van Duijnhoven FJ . Fruit, vegetables, and colorectal cancer risk: the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition. Am J Clin Nutr. 2009 Apr 1.


Source: elmoudjahid.com