Témoignages

L’histoire de Joy Coulson… Ne jamais cesser de se battre!

L’histoire de Joy Coulson… Ne jamais cesser de se battre!

Je n’oublierai jamais le moment où l’infirmière est venue me chercher et m’a demandé de revenir dans le bureau du médecin. Mon mari Geoff venait de subir sa première coloscopie de routine. Mon cœur s’est serré : j’étais déjà passée par là avec mon père, et je savais que les nouvelles ne seraient pas bonnes. Tout ce dont je me souviens, c’est d’avoir entendu les mots « stade III » et d’avoir observé le visage de Geoff. Comment était-ce possible? Nous n’avions vu aucun signe chez mon mari, par ailleurs encore jeune (52 ans) et en santé.

Une fois le choc initial passé, j’ai voulu savoir tout ce que je devais faire pour aider mon mari à traverser cette épreuve. Notre parcours avec la maladie a alors débuté, et nous nous sommes préparés aux 12 cycles de chimiothérapie qui nous attendaient. Nous avions la chance d’habiter juste à côté du centre Wellspring d’Oakville où, avons-nous appris, une dame du nom Filomena Servidio-Italiano, de Cancer colorectal Canada, animait tous les mois un groupe d’information et de soutien. Je remercie le ciel d’avoir mis ce groupe sur notre chemin. Filomena était — et est toujours — formidable. Pour la première fois, nous avions l’impression que, peut-être, tout allait bien se passer. Ses connaissances et son réseau de contacts nous apparaissaient inépuisables. Honnêtement, je ne crois pas qu’elle dorme!!!

Lorsqu’on nous a annoncé qu’il n’y avait, après ces 12 cycles de chimiothérapie, plus de signes de la maladie chez Geoff, nous étions absolument ravis. Pourtant, moins de 2 ans plus tard, celle-ci est revenue en force. Stade IV — côlon, foie, poumons et os. Je me souviens d’avoir, en pleurs, appelé Filomena, qui m’a alors dit qu’il fallait laisser de côté les pleurs et qu’ensemble, nous nous battrions. Peu de temps après, j’ai appris qu’elle avait réussi à nous faire voir l’un des meilleurs médecins de Sunnybrook, de façon à ce que nous soyons en mesure de connaître les options qui s’offraient à nous. À nouveau, nous avons commencé des traitements de chimiothérapie. Malheureusement, Geoff a commencé à faire de la fièvre après son 2e cycle, a dû être hospitalisé et est décédé des suites d’une septicémie 2 mois plus tard.

Encore aujourd’hui, je repense à cette période et me demande si nous aurions pu en faire plus. Posez cette question à Filomena, qui mène un combat acharné contre le cancer du côlon, et elle vous répondra que oui, il est possible de faire plus!!! Sa mission — qui est maintenant aussi la mienne — consiste à sensibiliser les gens au fait qu’il est primordial de subir un test de dépistage beaucoup plus tôt. Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir trois filles qui devront passer par un dépistage et de connaître Filomena. Sa

Notre histoire : les Halladay

Notre histoire : les Halladay

Ne serait-il pas merveilleux que « notre histoire » en soit une toute simple, qui parlerait de notre mariage, de nos enfants, de notre vie ensemble et de notre famille? Mais voilà, « notre histoire » parle également de cancer, plus précisément du cancer colorectal contre lequel mon mari lutte depuis 3 ans.

 

Ryan a reçu son diagnostic de cancer colorectal de stade 3 en mars 2015. Il avait alors 39 ans et était, sinon, en excellente santé. En septembre 2015, il subissait un traitement visant à réduire, puis à retirer chirurgicalement sa tumeur. À ce traitement est venue s’ajouter une chimiothérapie, pour confirmer que le cancer n’était bel et bien plus là. En janvier 2017, lors d’un examen de routine, on découvrait que le cancer s’était déplacé dans son foie. En février de cette même année, on lui retirait le tiers de son foie. En juin 2017, on nous annonçait que sa tomodensitométrie s’avérait normale. Et pourtant, en novembre, dans le cadre d’une visite à la salle d’urgence, nous apprenions qu’une autre tomodensitométrie avait révélé une masse récurrente (un cancer) à l’extérieur de son rectum. C’est ce qu’on appelle une « réapparition locale ».

 

Notre famille, notre incroyable famille tissée serrée, a eu à faire face à ce défi à quelques reprises déjà. Nous apprenons la nouvelle, nous la traitons, puis nous nous préparons pour le « combat de notre vie ». Celui-là allait s’avérer le plus difficile de tous : nous savions que lorsque le cancer réapparaît, ce n’est jamais une bonne chose. Nous avons donc attendu 10 jours, 10 très longues et pénibles journées, avant de rencontrer le chirurgien, qui s’est assis face à nous et nous a affirmé qu’il ne pouvait « rien » faire, et qu’il verrait à nous diriger vers quelqu’un qui, peut-être, pourrait nous aider.

 

Quel moment horrible! Je ne le souhaiterais à personne. Le jour suivant, mon mari et moi nous sommes réveillés, regardés dans les yeux et avons décidé « que cela ne s’arrêterait pas là ». Notre combat n’était pas terminé; il y avait sûrement une autre option, une autre personne en mesure de nous venir en aide.

 

Durant toute ma carrière, j’ai travaillé pour des organismes sans but lucratif. Pourtant, jusqu’à ce jour, je n’avais jamais pensé à rechercher l’organisation qui se consacre au cancer colorectal. J’aurais aimé la découvrir 3 ans plus tôt, parce qu’à partir du moment, de la journée où j’ai fait appel à Cancer colorectal Canada, notre vie a changé, notre combat a changé et nos chances de succès ont changé.

 

Une représentante de Cancer colorectal Canada a communiqué avec moi un samedi soir, tout de suite après avoir reçu mon courriel, et a discuté avec moi, pendant 40 minutes, des options qui s’offraient à nous. Elle m’a redonné espoir en l’avenir et, en quelques secondes à peine, j’ai su que j’avais quelqu’un qui se battrait pour moi. Nous avons été dirigés vers le Centre de cancérologie Odette du Centre des sciences de la santé Sunnybrook, un centre d’excellence. On nous a également parlé de la « clinique pour les jeunes adultes atteints d’un cancer colorectal », dirigée par le Dr Shady Ashamalla. Il s’agit d’une clinique spécialisée dans le traitement des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer colorectal avant l’âge de 50 ans. En moins d’une semaine, nous avions rendez-vous avec un chirurgien expert hautement qualifié. Ce dernier nous a affirmé croire être en mesure d’enlever la tumeur et de permettre à mon mari de retrouver la santé et une vie exempte de cancer. Une semaine plus tard, nous rencontrions les autres membres de l’équipe, soit le radio-oncologue et l’oncologue médical. Chacun de ces rendez-vous nous a rapprochés de notre but, et chacune de nos interactions avec le personnel de Sunnybrook et de Cancer colorectal Canada s’est révélée positive, encourageante et sécurisante.

 

Comme je l’ai mentionné plus tôt, à partir du moment où j’ai communiqué avec Cancer colorectal Canada, notre vie a changé. Nous avons repris le contrôle de notre destin, nous avons un plan et nous comptons sur une excellente équipe de soins. Notre combat a aussi changé : nous connaissons désormais mieux notre adversaire, et notre équipe de supporteurs s’est agrandie; une organisation entière et une clinique de cancérologie nous soutiennent dorénavant dans notre cheminement, ce qui augmente nos chances de succès. Avant ce contact avec Cancer colorectal Canada, nous avions dû nous asseoir avec nos filles et leur dire, pour la 3e fois, que leur père souffrait d’un cancer et que nous ignorions si quelque chose pouvait être fait. Grâce à l’appel et au soutien reçus de Cancer colorectal Canada, nous avons pu dire autre chose à nos filles! Oui, le cancer de leur père est réapparu, mais celui-ci bénéficie maintenant d’une équipe médicale qui a mis en place un plan de traitement et travaille sans relâche à ce qu’il ne démontre aucun signe de la maladie. Nous savons bien que rien n’est absolu, et que tout peut arriver, mais nous avons désormais l’espoir, les connaissances et les partenaires susceptibles de nous permettre d’entreprendre cette partie de notre voyage avec Cancer colorectal Canada, et cela change tout!

 

Notre histoire est porteuse d’espoir. Nous ne laisserons pas le cancer nous définir! Au contraire, notre détermination et notre volonté de faire tout en notre pouvoir pour aider mon mari Ryan seront ce qui nous définira en tant que famille. Merci Cancer colorectal Canada!

 

Avec toute notre reconnaissance,

 

Christina Halladay

Les récits de courage et d’espoir des survivants

Les récits de courage et d’espoir des survivants

barryBarry Stein – Fondateur et PDG de l’ACCC
Diagnostic de cancer colorectal métastatique de stade IV en 1995

« Avant mon diagnostic, je ne comprenais pas très bien, voire pas du tout le cancer, mais je savais que je devais me battre. J’étais prêt à faire tout mon possible pour améliorer ma situation, mais je n’avais aucune expérience et j’avais beaucoup de mal à comprendre l’information qu’on me donnait. Je me suis alors promis de faire autant de recherche que possible pour arriver à prendre des décisions éclairées quant à mon traitement.

« Ma détermination s’est avérée une première étape cruciale dans mon parcours comme patient et survivant. Je sais maintenant que le cancer colorectal peut être évité, traité et vaincu. C’est pourquoi, depuis 1995, je consacre ma vie à sensibiliser la population à cette maladie, à soutenir les patients et leur famille, et à travailler à l’échelle nationale pour mettre en œuvre des programmes de dépistage ainsi que favoriser un accès équitable et rapide à des traitements efficaces en vue d’améliorer la situation des patients. »

Il y a plus de 20 ans, Barry Stein cherchait à créer un meilleur environnement médical qui accorderait une plus grande place au dépistage et améliorerait l’accès aux traitements pour tous les Canadiens touchés par le cancer colorectal. C’est ce qui l’a amené à fonder l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC). Sa mission se divise en trois aspects : sensibilisation, défense des intérêts et éducation, les trois piliers nécessaires pour un avenir sans cancer.

Dans le cadre de ses programmes, l’ACCC a mis en place des groupes de soutien mensuels partout au Canada pour offrir aux patients, à leur famille et aux soignants un lieu pour se réunir, discuter de leur situation personnelle et s’entraider dans les moments difficiles, mais aussi partager leurs succès. Les animateurs dévoués des groupes de soutien de l’ACCC fournissent aux participants de l’information p

ertinente au sujet des plus récents traitements pouvant leur venir en aide. Les participants soulignent souvent à quel point chacune des rencontres leur apporte un sentiment de puissance et une meilleure compréhension. Voici quelques témoignages des personnes que l’ACCC a aidées au fil des années :

Elan Freedy
Diagnostic de cancer rectal de stade IIIB 

Elan se sentait en pleine forme avant son examen annuel, mais de microscopiques traces de sang ont été détectées suite à son examen de la prostate. Considérant son jeune âge, l’omnipraticien et le spécialiste lui ont dit de ne pas s’inquiéter, mais ont tout de même recommandé une coloscopie, par précaution.

« Le jour du diagnostic m’apparaît encore comme un rêve. Je me souviens m’être dit que ce n’était pas possible.

« J’ai eu la chance de pouvoir compter sur l’amour et le soutien de ma famille et de ma femme, qui ont pris soin de moi à tous les stades du traitement. Je suis également reconnaissant d’avoir rencontré des gens fantastiques qui sont devenus des amis, qui m’ont accompagné dans mon parcours et ont enrichi ma vie. Je crois que toute personne qui traverse cette épreuve en ressort plus forte et avec une vision plus positive qu’auparavant. »

Frank Formusa
Diagnostic de cancer du côlon de stade IV

C’est à 66 ans que Frank Formusa a reçu son diagnostic de cancer.

À l’automne 2012, son oncologue laisse entendre à Frank qu’il serait un bon candidat pour une perfusion intra-artérielle hépatique – une procédure non disponible au Canada à l’époque. Frank écrit alors à de nombreux organismes provinciaux et fédéraux pour faire approuver cette procédure au Canada. C’est ainsi qu’il rencontre Barry Stein, qui lui fait part de son parcours personnel lié au cancer du côlon et lui présente Filomena Servidio-Italiano – animatrice d’un des groupes de soutien de l’ACCC.

« Personne ne devrait avoir à traverser cette épreuve seul. Les réunions de l’ACCC sont un endroit sécuritaire qui permet aux patients et à leur famille de se sentir écoutés et appréciés. Après chacune des rencontres, nous nous sommes sentis mieux informés et plus positifs.

« Merci l’ACCC, et merci Filomena! Je suis tellement reconnaissant de notre rencontre et de savoir que vous êtes là pour nous et tous ceux qui vivent

une épreuve semblable. »

 

jamie-1-245x300Jamie Mead
Diagnostic de cancer du côlon de stade IV deux semaines avant son 28e anniversaire

C’est après s’être rendue dans une clinique sans rendez-vous pour discuter de ses problèmes de reflux gastriques que Jamie a reçu son diagnostic.

« Mon chirurgien m’a avoué qu’il ne pensait jamais me revoir après notre première rencontre. Mais ma détermination, mon attitude positive et ma volonté de vivre m’ont permis de démentir tout le monde. Je sais que ma lutte contre le cancer du côlon n’est pas terminée. Je lutterai contre cette maladie pour le reste de ma vie, mais ça ira. Je ne suis pas reconnaissante envers le cancer – ce serait de la folie… Mais je suis reconnaissante envers ce qu’il m’a apporté. J’apprécie beaucoup plus ce qui m’entoure maintenant. Je suis devenue une toute nouvelle personne. »

 

 

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Linda Wilkins
Diagnostic de cancer colorectal de stade IV en août 2005

Après sa chirurgie visant à retirer la tumeur principale et 75 % de son côlon, puis une série de traitement de chimiothérapie, Linda fait la connaissa

nce de l’ACCC et de ses groupes de soutien.

« Mon histoire date de plus de 7 ans maintenant et je suis toujours sans aucune trace de la maladie. Suis-je une exception? Peut-être. Par contre, j’ai appris la leçon la plus importante, qui est d’être son propre militant. J’essaie de transmettre ce message à tous ceux qui voudront bien l’entendre. Je dois ma vie à l’ACCC et à leur groupe de soutien CCRAN. »


UntitledMarie Taurasi

Diagnostic de cancer rectal de stade III en janvier 2015

Lorsque Marie a reçu son diagnostic, elle avait très peu de symptômes. Mais après une coloscopie, son monde a basculé, entraînant évidemment celui de son mari et de leurs deux enfants (13 et 17 ans).

« Tout au long de ce périple, l’ACCC m’a éduquée sur la maladie et m’a offert du soutien et des conseils. J’ai beaucoup appris grâce à eux. Mais plus important encore, j’ai appris que cette maladie n’affecte pas seulement les personnes plus âgées! Elle est présente chez les hommes et les femmes de tout âge. Le cancer colorectal ne discrimine pas.

« L’ACCC est présente pour des gens comme vous et moi, pour des personnes qui ont désespérément besoin de soutien, d’orientation et surtout d’éducation. Leur but ultime est d’aider les gens touchés à traverser les hauts et les bas de cette terrible maladie.

« Je suis si heureuse d’avoir inclus l’ACCC dans mon parcours. Avec leur aide, je suis sans trace de cancer aujourd’hui! Ils m’ont redonné ma vie auprès de mes enfants et de mon mari. Merci à l’ACCC pour tout le soutien et les conseils. Vous êtes de vrais anges! »

 

197-150x150Werner Muehlemann
Diagnostic de cancer colorectal de stade IV à 28 ans

Quand Werner est allé voir son médecin au sujet des problèmes qu’il éprouvait, le médecin lui a dit de ne pas s’inquiéter puisqu’il était jeune et en forme. Après quelques tests, il reçoit toutefois un diagnostic de cancer colorectal.

« À cet instant, j’ai vu ma vie défiler devant mes yeux – ma carrière, mon rêve de me marier et de fonder une famille se sont envolés en fumée.

« L’ACCC m’a aidé à trouver toute l’information nécessaire pour comprendre les traitements que j’allais recevoir dans les mois suivants et ultimement, vaincre le cancer colorectal. L’ACCC a également aidé les membres de ma famille à trouver toute l’information dont ils avaient besoin pour m’appuyer durant ce long combat.

« Mon rêve maintenant, c’est que les tests de dépistage du cancer colorectal deviennent aussi intégrés à la routine qu’un simple rendez-vous chez le dentiste. »

L’histoire d’un survivant : Un patient questionne et exige du changement. Vous pouvez faire la même chose aussi !

L’histoire d’un survivant : Un patient questionne et exige du changement. Vous pouvez faire la même chose aussi !

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Mon nom est Joan Green. J’ai 62 ans, je suis mariée et mère de 3 enfants. En 2013, j’ai été diagnostiqué avec un cancer colorectal de stade IV. Ma maladie s’est propagée vers le foie et les poumons, ce qui exigea la chimiothérapie et la thérapie ciblée avec Avastin. Pendant une bonne période de temps, je répondais très bien à cette combinaison de traitement. Ma qualité de vie a effectivement été bonne et j’ai réussi à mener une vie relativement normale. La majorité des tumeurs ont diminué et je suis reconnaissante d’être en vie, en partie grâce au soutien que j’ai reçu de l’Association canadienne du cancer colorectal. J’apprécie énormément leurs réunions mensuelles qui sont très utiles et éducatives pour tous.

 

Mon oncologue m’a récemment informé que mes enzymes hépatiques souffraient beaucoup en raison de la toxicité causée par la chimiothérapie. L’oncologue recommande donc de changer la chimiothérapie. En changeant ma chimiothérapie, je ne serai plus admissible à recevoir Avastin, le traitement qui a réellement fait une différence dans la gestion de ma maladie. Le plan provincial où je vis ne finance pas la thérapie Avastin dans la prochaine ligne de traitement. Je trouve cela très décevant pour moi et ma famille qui doivent compter entièrement sur la couverture universelle en matière de santé. Je crois sincèrement que l’Avastin est le médicament qui contrôle la progression de mon cancer. Je suis incertaine comment procéder. Je sais que d’autres pays financent Avastin dans plusieurs lignes de traitement. Pourquoi pas au Canada ?

 

 

Devenir bénévole pour l’ACCC peut nous aider à sauver des vies !

Devenir bénévole pour l’ACCC peut nous aider à sauver des vies !

benevolatLes personnes directement affectées par le cancer colorectal sont généralement plus susceptibles de participer à la lutte contre cette maladie, mais tout le monde peut s’impliquer dans le combat quotidien de l’Association canadienne du cancer colorectal.

Que vous soyez un survivant du cancer ou un proche d’une personne atteinte, vos connaissances et votre expérience ont une valeur inestimable, et votre compassion et compréhension peuvent aider d’autres personnes à traverser cette épreuve. En devenant bénévole pour l’ACCC, vous pouvez transformer la maladie en une expérience positive, tant pour les autres que pour vous-même.

Pourquoi devenir bénévole

  • Bâtir des relations : Votre expérience peut aider d’autres personnes à surmonter cette dure épreuve.
  • Donner de l’espoir aux patients ou aidants et les inspirer dans leur lutte contre le cancer.
  • Élargir votre réseau de soutien : Il s’agit d’un excellent moyen de faire face à votre propre expérience de cancer et d’échanger avec d’autres personnes.
  • Votre participation peut sauver des vies.

Comment participer

Peu importe le temps ou les aptitudes que vous avez à offrir, il existe de nombreux moyens de s’impliquer. Les occasions de bénévolat incluent : participer à des événements-bénéfice, promouvoir de saines habitudes de vie, sensibiliser la population sur l’importance de la prévention, soutenir un patient et sa famille, ou encore, accomplir des tâches administratives à notre bureau de Montréal.

 

Groupes de soutien en cas de cancer

Les groupes de soutien aux personnes atteintes du cancer colorectal et à leur famille sont animés par des bénévoles formés. Nos programmes fournissent des renseignements indispensables sur la maladie et sa prise en charge, en plus d’offrir un soutien émotionnel et pratique aux patients et à leur famille pour les aider à surmonter cette épreuve.

Sensibilisation et éducation

Pour favoriser le dépistage précoce et améliorer le taux de survie, il est essentiel de faire connaître les symptômes et les mesures de prévention, particulièrement lorsqu’on constate la croissance du nombre de diagnostics chez les personnes de moins de 50 ans. Nous avons toujours besoin de gens pour soutenir les activités de sensibilisation sur le cancer colorectal et donner de l’information au sujet de la prévention et du dépistage. Que ce soit dans le cadre d’une activité organisée par l’ACCC (kiosques ou Tournée du côlon géant), en créant votre propre événement ou en faisant de la promotion sur les réseaux sociaux, il est facile de participer, et toutes les initiatives sont les bienvenues.

Financement

Comme pour bon nombre d’organismes à but non lucratif, les services et programmes que nous offrons aux patients et à leur famille dépendent largement des dons et de l’argent amassés lors des activités-bénéfice. L’ACCC organise des événements toute l’année, et vous pouvez choisir d’y assister ou, comme beaucoup d’autres l’ont fait par le passé, de créer un événement dans votre communauté. L’ACCC vous fournira du matériel promotionnel et éducatif au besoin. Voici quelques exemples d’activités organisées par des bénévoles : tournois de golf ou de baseball, dîners ou soupers-bénéfice, concerts, défilés de mode, soirées cinéma, exposition d’art et encans.

Témoignage

13413841_10154115661646422_686387621_n« Des membres de ma famille ont été touchés par le cancer colorectal, et c’est pourquoi j’ai voulu participer aux activités de sensibilisation de l’ACCC comme bénévole, ce que je fais depuis plusieurs années. Moi et mon copain, tout aussi impliqué et dévoué, avons participé à une foule d’événements organisés par l’Association pour augmenter la sensibilisation au sujet de cette maladie, parmi les plus évitables lorsqu’elle est décelée à temps. C’est l’une des expériences les plus enrichissantes que nous avons vécue, et nous espérons avoir eu un impact et pouvoir continuer de sensibiliser les gens. Le dépistage précoce peut vous sauver la vie alors allez-y, faites examiner vos fesses! » Tam et Max

Pour obtenir plus de renseignements sur le bénévolat, veuillez communiquer avec Frank Pitman au frankp@colorectal-cancer.ca .

Des conseils qui peuvent vous sauver la vie: L’histoire de mon frère Bobby

Des conseils qui peuvent vous sauver la vie: L’histoire de mon frère Bobby

butt picVoici l’histoire de mon frère Bobby. En 2010, au mois d’octobre, il a été diagnostiqué avec un cancer du côlon de stade I. En février 2011, il a subi une chirurgie pour enlever la tumeur. Cependant, après quelques mois, le cancer est revenu. Il a débuté la radiothérapie et la chimiothérapie. À ce moment, le cancer s’était répandu dans son foie et ses poumons.

En août 2012, mon frère est décédé à l’âge de 47 ans. C’était une de mes pires craintes et elle est devenue réalité. Il était le meilleur frère au monde. Mon frère était en santé et très sportif. Nous n’aurions jamais cru qu’il était atteint de cette maladie. Il savait que quelque chose n’allait pas lorsqu’il a découvert du sang dans ses selles. Je vous encourage à passer une colonoscopie si vous voyez ou ressentez quelque chose d’étrange. Ça pourrait sauver votre vie.

Une source d’inspiration pour tous ceux qui luttent toujours leur bataille avec le cancer colorectal

Une source d’inspiration pour tous ceux qui luttent toujours leur bataille avec le cancer colorectal

mvJe vous écris un témoignage de mon histoire même si je suis encore présentement en traitement.

Je m’appelle Mélanie Vaillancourt, j’ai 35 ans et je suis maman d’une petite fille de 7 ans .

En août 2015 j’ai eu une douleur très vive au ventre ( comme une crampe ) qui ne passait pas et j’ai alors consulté à l’urgence. Après avoir passé un scan , ils m’ont dit que j’avais une diverticulite. J’ai eu un antibiotique pour traiter cette infection. En réalité j’avais d’autre symptômes depuis plusieurs mois , sang dans les selles, diarrhée, anémie , maux de ventre.

En octobre 2015 j’ai dû passé une côlonoscopie suite à tout ces symptômes , c’est là que le diagnostic est tombé … Cancer du côlon stade III . J’ai eu une chirurgie 2 semaines plus tard et j’ai débuté la chimiothérapie pour 12 cycles en janvier 2016. Je suis présentement encore en traitement qui devrait prendre fin bientôt. Je suis positive pour l’avenir et je souhaite être là encore très longtemps pour ma fille .

Werner Muehlemann- Les récits de courage et d’espoir des survivants

Werner Muehlemann- Les récits de courage et d’espoir des survivants

« À l’âge de 28 ans, je suis allée voir mon médecin à propos d’un problème que j’avais. Il m’a dit que je n’avais pas à m’inquiéter, car j’étais jeune et en santé. Après avoir passé quelques tests, j’ai été diagnostiqué avec un cancer colorectal. À ce moment-là, j’ai vu ma vie défiler devant mes yeux; ma carrière, mes rêves de me marier et de fonder une famille, anéantis.

L’ACCC m’a aidée à trouver l’information dont j’avais besoin pour comprendre les traitements que je devais suivre dans les mois à venir, pour vaincre le cancer. L’ACCC a aussi aidé ma famille à obtenir l’information dont ils avaient besoin pour me soutenir dans ce long périple. Aujourd’hui, 9 ans plus tard, j’ai trois enfants avec la même femme et j’ai survécu au cancer. Pour la première fois l’année dernière, j’ai été capable de compléter mon marathon. 12274673_992356240836363_721201744491000489_n

Mon rêve pour le futur est qu’il soit aussi normal de passer un test de dépistage du cancer colorectal qu’une simple visite chez le dentiste. »

 

Partagez votre histoire

Dans l’esprit du mois de Young Survivors Week l’ACCC a compilé les récits de survivants du cancer colorectal afin de donner un peu d’espoir, de courage et d’inspirer le changement. Si vous souhaitez partager votre histoire, faites-nous parvenir votre récit à isabellan@colorectal-cancer.ca.

L’histoire survivant de notre fondateur – Barry Stein,  un homme remarquable!

L’histoire survivant de notre fondateur – Barry Stein, un homme remarquable!

barryMon nom est Barry Stein et ceci est mon histoire en tant que survivant du cancer. En 1995, j’ai été diagnostiqué avec un cancer métastatique du côlon de stade IV. Peu d’entre nous, survivants du cancer, pouvons oublier ce que nous avons ressenti lorsqu’on nous a annoncé le diagnostic de cancer. Je me souviens de l’effet que cela m’a fait, comme si c’était hier. J’ai été écrasé par la nouvelle. J’ai ressenti une poussée d’émotions et j’ai soudainement commencé à paniquer. J’ai commencé à transpirer. Je me suis senti bombardé d’informations, lancées plus rapidement que je ne pouvais les comprendre.

J’ai ressenti de la colère et je me suis apitoyé sur mon sort. Je me demandais pourquoi cela m’arrivait à moi et si j’allais avoir l’occasion de voir grandir ma jeune famille. J’ai essayé de digérer le fait que ma vie était soudainement menacée par une maladie qui m’a sournoisement envahi, sans symptôme. J’ai pensé que les médecins s’étaient surement trompés. Je me sentais absolument normal. Ils avaient certainement fait une erreur.

Je ne connaissais pratiquement rien sur le cancer, mais j’avais des idées préconçues – j’associais le mot cancer avec mort. Malgré tout, lorsque le médecin m’a dit que le cancer s’était propagé de mon côlon à mon foie et que j’avais trente pour cent de chance de survivre cinq ans, je ne pouvais pas l’accepter. Je savais que je devais me battre. Je voulais faire tout ce qui était possible pour améliorer ma situation, mais je n’avais aucune expérience en la matière et je comprenais très peu de choses des informations qui m’avaient été fournies. J’étais déterminé à faire toutes les recherches possibles afin d’être en mesure de prendre des décisions éclairées au sujet de mon traitement. Si j’avais été plus conscient de cette maladie, et que je me serais fait dépister pour le cancer du côlon à temps, j’aurais pu éviter des années de traitements, de chirurgies, ainsi que de la douleur et de la souffrance pour moi et ma famille. Heureusement, après beaucoup de travail ardu et de moments assez effrayants, les choses ont bien tourné. J’ai même vu mes trois enfants se marier à des individus exceptionnels et j’ai maintenant deux beaux petits-enfants.

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Ma détermination fut un premier pas très important dans mon expérience avec le cancer. Peu importe l’émotion que vous pouvez ressentir après un diagnostic de cancer, il est fort probable qu’éventuellement vous ferez face à la réalité de la situation et que vous déciderez de la façon dont vous allez livrer bataille. Je sais maintenant que le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable. C’est pourquoi j’y ai consacré ma vie depuis 1995 ; pour rendre les autres conscients de la maladie, pour soutenir les patients et leurs familles, et pour plaider en faveur de programmes de dépistage du cancer du côlon au Canada, ainsi qu’une égalité et un accès en temps opportun aux traitements efficaces pour améliorer les résultats des patients. Je suis le président de l’Association canadienne du cancer colorectal et nous sommes ici pour accroitre la sensibilisation au cancer colorectal en démontrant l’importance du dépistage.

Ce n’est pas obligé d’être une condamnation à la mort. Nous pouvons faire une différence ensemble. Soutenez-nous afin que nous puissions vous soutenir ! 

Martin – une histoire de courage

Martin – une histoire de courage

mMon conjoint souffre d’un cancer colo-rectale stade 4 métastasé au foie diagnostiqué en juin 2014. Il a subit une hépatectomie non-réussie. Il a fait 24 traitement de chimio auxquels, il a bien réagis. De non-opérable, la vapeur s’est inversée. Il a subis une hépatectomie avec succès, suivi de 28 traitements de radiothérapie et aujourd’hui, 4 mars 2016, il a subis une stomie pour enlever la tumeur primitive. L’équipe médicale de l’Hôtel-Dieu de Québec lui ont donné une chance exceptionnelle pour s’en sortir! Chaque personne atteinte de cancer fait ses propres statistiques. Contre toute attente, nous vivons une situation exceptionnelle. Nous disons à tous de s’accrocher! Notre parcours a été long mais s’il fallait le recommencer, nous le ferions!

Accrochez-vous! La vie est parfois surprenante et croyez-nous, il est possible devpasser de soins paliatifs à curatifs ! Mon conjoint en est la preuve vivante! Voici Martin tout juste avant son départ pour la salle d’opération!