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L’épigénétique et l’identification des biomarqueurs du cancer colorectal

L’épigénétique et l’identification des biomarqueurs du cancer colorectal

Au Canada, le dépistage du cancer colorectal peut être effectué au moyen des tests RSOS et TIRSOS (http://www.colorectal-cancer.ca/fr/depistage/depistage-actuel/). Toutefois, puisque l’exactitude diagnostique de ces tests est sous-optimale, les chercheurs étudient présentement d’autres options non effractives visant à dépister le cancer colorectal en temps opportun. Les scientifiques ont déterminé que pour de nombreux cas de cancer à un stade précoce, incluant le cancer colorectal, les modifications épigénétiques sont beaucoup plus fréquentes que les mutations génétiques. C’est pourquoi on étudie actuellement la méthylation de l’ADN, les ARN non codants et les modifications des histones afin d’identifier les marqueurs potentiels qui permettront de poser un diagnostic ou un pronostic dans un contexte de cancer colorectal.

Les biomarqueurs de la méthylation de l’ADN

La communauté scientifique se penche actuellement sur les marqueurs présents dans le sang, les selles, la salive et l’urine. Plus particulièrement, la méthylation de l’ADN fait l’objet de nombreuses recherches, et certains groupes ont présenté une sensibilité de 90 à 95 %, avec une spécificité allant de 85 à 94 % pour certains des biomarqueurs du cancer colorectal. Certains gènes ont été identifiés comme étant des marqueurs prometteurs : c’est le cas notamment de l’isoforme de la pyruvate kinase de type M2 (PKM2) spécifique aux tumeurs, des inhibiteurs de l’activité des métalloprotéases matricielles (TIMP-1), de la vimentine (VIM) et de la septine 9 (SEPT9). La méthylation de l’ADN est également étudiée pour ses biomarqueurs pronostiques et ses marqueurs de prédiction de la réponse au traitement. En particulier, les cancers présentant un phénotype méthylateur CIMP sont fortement associés à un pronostic général défavorable, mais semblent bien réagir à la chimiothérapie adjuvante à base de 5-fluorouracile. Le facteur de transcription AP2 epsilon (TFAP2E) semble également prédire une réaction à la chimiothérapie à base de 5-fluorouracile.

Les biomarqueurs des modifications des histones

Les biomarqueurs diagnostiques et pronostiques des modifications des histones ont été beaucoup moins étudiés pour le moment, notamment en raison des limites techniques qu’imposent les analyses employées pour la caractérisation de la structure de la chromatine. Certaines études ont démontré que l’acétylation de la lysine 56 de l’histone H3 et la bi- ou tri-méthylation des lysines 9 et 27 de l’histone H3 seraient potentiellement des marqueurs pronostiques du cancer colorectal. Pour le moment, ces résultats ne sont que préliminaires et seront sans doute explorés plus en profondeur grâce aux nouveaux outils bioinformatiques et à l’optimisation des technologies de séquençage de nouvelle génération.

Les biomarqueurs des ARN non codants

En revanche, les ARN non codants, et en particulier les microARN, ont suscité un grand intérêt dans la communauté scientifique. Les biomarqueurs du sang et des selles ont été étudiés, et de nombreux candidats, notamment miR-21, miR-92a, miR17-3p ou miR-106a apparaissent comme des marqueurs diagnostiques potentiels. MiR-21 a également été associée à un faible taux de survie des patients, et de nombreux autres microARN ont été proposés comme marqueurs pronostiques. Au fil de l’avancement de la recherche, les scientifiques espèrent concevoir un panel de biomarqueurs qui permettra de détecter fidèlement les stades les plus précoces du cancer colorectal et d’établir un pronostic précis.

L’épigénétique nous a offert de nouveaux outils pour mieux comprendre les causes complexes du cancer colorectal. Alors que la communauté scientifique continue d’élucider les mécanismes en jeu, on découvre des biomarqueurs épigénétiques qui permettront de diagnostiquer le cancer colorectal, de le classifier et d’établir un pronostic juste. Des recherches poussées portant sur ces biomarqueurs nous permettront sans doute de mettre au point des analyses hautement performantes pour mieux prévenir le cancer colorectal et assurer une meilleure prise en charge des patients.

http://www.genengnews.com/gen-news-highlights/pan-cancer-epigenetic-signature-readable-in-circulating-tumor-dna/81252334

Références :

  • Mitchell, S.M., Ho, T., Brown, G.S., Baker, R.T., Thomas, M.L., McEvoy, A., Xu, Z.-Z., Ross, J.P., Lockett, T.J., Young, G.P., LaPointe, L.C., Pedersen, S.K., Molloy, P.L. Evaluation of Methylation Biomarkers for Detection of Circulating Tumor DNA and Application to Colorectal Cancer, 2016, « Genes (Basel) », vol 7. doi:10.3390/genes7120125
  • Okugawa, Y., Grady, W.M., Goel, A. Epigenetic Alterations in Colorectal Cancer: Emerging Biomarkers, 2015, « Gastroenterology », vol. 149, p. 1204–1225.e12. doi:10.1053/j.gastro.2015.07.011
  • Rozalski, R., Gackowski, D., Siomek-Gorecka, A., Banaszkiewicz, Z., Olinski, R. Urinary Measurement of Epigenetic DNA Modifications: A Non-Invasive Assessment of the Whole-Body Epigenetic Status in Healthy Subjects and Colorectal Cancer Patients, 2016, « ChemistryOpen », vol 5, p. 550–553, doi:10.1002/open.201600103.
  • Sameer, A.S., Nissar, S. Epigenetics in diagnosis of colorectal cancer, 2016, « Mol Biol Res Commun », vol. 5, p. 49–57.
  • Sazanov, A.A., Kiselyova, E.V., Zakharenko, A.A., Romanov, M.N., Zaraysky, M.I. Plasma and saliva miR-21 expression in colorectal cancer patients, 2016, « J. Appl. Genet. ». doi:10.1007/s13353-016-0379-9

 

 

Mars est le Mois de la sensibilisation au cancer colorectal

Mars est le Mois de la sensibilisation au cancer colorectal

March Awareness_FB TW BANNER (1)Ce mois de mars, rejoignez les Canadiens partout au pays pour honorer toutes les personnes touchées par le cancer colorectal pendant le Mois de la sensibilisation du cancer colorectal. Environ 26 100 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer colorectal l’année dernière. Un homme sur douze et une femme sur quatorze sont susceptibles de développer un cancer colorectal au cours de leur vie.  Malgré le fait que le cancer colorectal peut être évité, traité et vaincu, il continue d’être la deuxième cause de décès liés au cancer au Canada. Il ne fait pas de discrimination contre le sexe ni l’âge. La prévalence de la maladie augmente chez les personnes de 50 ans et plus, mais les jeunes sont aussi touchés par le cancer colorectal, particulièrement ceux atteints du syndrome de Lynch.  Sensibilisation, éducation et prévention grâce à un dépistage opportun et des modes de vie sains sont essentiels à la survie. Par conséquent, les programmes de l’Association canadienne du cancer colorectal on ce but exact, en particulier auprès de la population plus jeune grâce à notre campagne Never Too Young (Jamais trop jeune).

butt picLe 3 mars, montrez votre soutien à l’ACCC et aux patients en organisant une Journée tout en bleu au travail. En portant du bleu et en amassant des fonds pour les programmes essentiels de l’ACCC, vous aidez à accroître la sensibilisation au sujet de cette maladie ainsi qu’à soutenir les patients et leur famille. Un moyen simple et amusant de nous aider à vous aider! Pour obtenir plus de renseignements ou inscrire votre lieu de travail, visitez le site de la Journée tout en bleu.

Ce mois-ci, nous célébrons aussi le succès de notre programme Aliments contre le cancer, sous la direction du Dr Richard Béliveau. L’objectif du programme est d’aider les Canadiens à faire les bons choix alimentaires qui aideront non seulement à prévenir le cancer, mais aussi à augmenter leurs chances de survie.

En offrant votre appui à l’ACCC, non seulement vous prenez une part active à la lutte contre le cancer, mais vous nous aidez aussi à mettre au point des programmes essentiels et à soutenir les patients canadiens qui luttent contre les difficultés liées à la maladie. « Les patients ont maintenant accès à plus d’options de traitement que jamais auparavant. Les nouvelles thérapies ont le potentiel de changer complètement notre manière de traiter cette maladie. Je suis plus optimiste que jamais à l’idée que nous pouvons prolonger les vies et, enfin, trouver une cure efficace », a déclaré Barry D. Stein, président de l’ACCC.   Nous avons besoin de vous pour partager notre message et sauver des vies! Nous vous invitons à donner généreusement, pour nous aider à vous aider! Ensemble, nous pouvons changer les choses! 

Visitez notre site Web ou suivez-nous sur nos réseaux  social pour une liste complète de nos prochains évènements durant le mois de la sensibilisation.

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Mois de sensibilisation au cancer colorectal : Le point de vue des ministres de la Santé en 2016

Mois de sensibilisation au cancer colorectal : Le point de vue des ministres de la Santé en 2016

Comme le mois de la sensibilisation au cancer colorectal tire à sa fin, nous aimerions refléter sur l’impact que notre campagne a eu sur la vie des Canadiens partout à travers le pays. Cette année, plus que jamais, la communauté internationale et nationale s’est réunie pour accroitre la sensibilisation au cancer colorectal. Nous remercions tous nos donateurs d’avoir partagé la nouvelle et nous espérons que vous continuerez à le faire, car il y a encore beaucoup de travail à accomplir en ce qui concerne la sensibilisation à cette maladie. Continuez à suivre nos réseaux sociaux et ceux de nos partenaires, tels que N2Y et Les Aliments contre le cancer. De plus, partagez notre contenu et même vos trouvailles intéressantes. Veuillez nous envoyer, en message privé, vos histoires portant sur le cancer colorectal, qu’elles soient les vôtres ou celles de survivants. Vous n’êtes pas seul, NOUS sommes tous ensemble dans cette lutte. Un jour, nous pourrons fièrement dire que NOUS AVONS VAINCU CETTE MALADIE ENSEMBLE.

 

INFOGRAPHIQUE Ministres de la sante 2016 FINAL

Rencontre avec François-Louis Tremblay

Rencontre avec François-Louis Tremblay

Un modèle à suivre

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que l’ACCC a reçu l’athlète olympique de patinage de vitesse courte piste à ses bureaux de Montréal, pour la remise d’un don de 1000,00$. C’est avec générosité que François-Louis Tremblay a choisi cette cause, en l’honneur de sa courageuse mère, survivante du cancer colorectal.

François-Louis Tremblay est un athlète accompli ayant participé aux Jeux olympiques d’hiver en 2002, 2006 et 2010. Il est reconnu comme étant l’athlète olympique canadien à avoir récolté 5 médailles olympiques dont 2 d’or.

Par contre, ce qui retient notre attention n’est pas le nombre de médailles gagnées, mais plutôt sont mode de vie actif qui en fait un modèle de santé pour les jeunes et les moins jeunes. Ayant accompagné sa mère dans son combat contre le cancer colorectal, François-Louis Tremblay est maintenant bien conscient des risques que représente la maladie et des moyens à prendre pour l’éviter. Notre rencontre avec l’athlète fut aussi l’occasion de discuter de l’importance d’un mode de vie sain et du dépistage précoce, ce qui pourrait lui éviter de développer la maladie à son tour.

Rappelons que le cancer colorectal est le seul cancer évitable grâce au dépistage précoce!

Merci et bonne chance à l’athlète pour les prochaines qualifications.

Avril: la sensibilisation se poursuit

Avril: la sensibilisation se poursuit

Après le mois national de la sensibilisation au cancer colorectal, avril marque le mois de la jonquille.

Nous venons à peine de terminer le mois de mars de la sensibilisation au cancer colorectal, que la Société canadienne du cancer lance le mois de la jonquille, pour sensibiliser au cancer en général.

Parlons-nous trop du cancer? Non si l’on considère les faits, c’est-à-dire que le cancer demeure à ce jour la première cause de mortalité au Québec et, selon l’Organisation mondiale de la santé, le cancer est l’une des principales causes de décès dans le monde et le nombre de cas augmente[1]. Le cancer colorectal quant à lui, demeure la 2e cause de mortalité par cancer au Canada.

C’est donc dire qu’il reste beaucoup à faire surtout quand on s’attarde aux causes et aux facteurs de risques.

Les faits

Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2008, les décès par cancer représentaient environ 13 % de la mortalité mondiale, les cancers du sein, du poumon, de l’estomac, du foie et du côlon étant les plus meurtriers. L’OMS estime qu’environ 30 % de tous les cancers sont attribuables à cinq principaux facteurs de risque comportementaux et alimentaires, considérés comme « modifiables ». Un indice élevé de masse corporelle, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme et la consommation d’alcool sont les cinq principaux facteurs de risque de développer un cancer.[2]

Le cancer colorectal a lui seul, a fait 608 000 victimes dans le monde en 2008.

L’OMS prévoit que le nombre de mortalités par cancer augmentera pour atteindre 13,1 millions de décès à l’échelle mondiale en 2030.[3]

Malgré tout y a-t-il de l’espoir?

Oui, il y a de l’espoir! Sachant que 30 % des cas de cancer auraient pu être évités grâce à un mode de vie équilibré et une saine alimentation, les efforts déployés pour la sensibilisation sont donc d’une importance capitale.

Bien sûr, certains individus ne sont pas à l’abri du cancer malgré une alimentation et des habitudes de vie exemplaires. Par contre, c’est en prenant conscience de l’impact de nos choix au quotidien que nous mettons toutes les chances de notre côté. Il est impératif de poursuivre la sensibilisation tant auprès des jeunes que des moins jeunes, en insistant sur la prévention par de saines habitudes de vie, mais aussi sur le dépistage précoce.

Le dépistage précoce : ce qui pourrait vous sauver la vie!

Pour plusieurs cancers, notamment le cancer colorectal, la meilleure arme connue à ce jour demeure le dépistage précoce de la maladie. En dépistant les cellules cancéreuses à un stade embryonnaire, les chances de survie sont considérablement accrues. Il faut donc poursuivre la lutte afin de briser les tabous qui entourent ce type de dépistage; tabous qui sont encore malheureusement à l’origine de beaucoup de négligence.

Les bonnes habitudes

Si souvent négligées, les bonnes habitudes de vie qui favorise la santé à long terme sont pourtant simples.

  1. Éviter l’embonpoint.
  2. Maximiser sa consommation de fruits et légumes.
  3. Réduire sa consommation hebdomadaire de viande rouge.
  4. Consommer de l’alcool avec modération.
  5. Ne pas fumer.
  6. Pratiquer l’activité physique quotidiennement.

En mémoire de tous ceux et celles touchés par le cancer, profitez du mois d’avril pour relever le défi et ajuster votre quotidien en adoptant de saines habitudes de vie et en intégrant les réflexes – comme le dépistage précoce – qui pourrait vous sauver la vie.



[1] http://www.who.int/features/qa/15/fr/index.html

[2] http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs297/fr/index.html

[3] http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs297/fr/index.html

Rencontre pancanadienne sur la réforme des politiques de remboursement des appareillages de stomie

Rencontre pancanadienne sur la réforme des politiques de remboursement des appareillages de stomie

Le 2 mars 2012

L’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) recevait la rencontre pancanadienne sur la politique de réforme du remboursement des appareillages de stomie à l’hôtel de l’aéroport le Mariott.

Des professionnels de la santé venant de partout au Canada étaient présents, mettant à contribution leur expertise et expérience à l’élaboration d’un document de consensus sur la réforme des politiques qui gouvernent le remboursement des appareillages de stomie au Canada. Des présentations ont eu lieu au courant de la journée donné par le Dr Jean-François Latulipe chirurgien colorectal, Joanne Hoeflok infirmière stomothérapeute, Dre. Mary Jane Esplen spécialiste psychosociale en oncologie, Dr Chris Longo économiste, ainsi que nos présidentes de rencontre Gwen Turnbull et Louise Forest-Lalande (toutes deux infirmières stomothérapeute) ce qui a permis de préparer le groupe, grâce à leur compréhension de la stomie au Canada.

Des questions, telles que l’impact psychosocial de vivre avec une stomie, le lien psychosocial entre l’amélioration de la qualité de vie et un remboursement optimal, le coût des soins de santé associés aux complications en lien avec le remboursement suboptimal des appareillages de stomie et le système de soin de santé complexe dans lequel s’insèrent les politiques de remboursement actuelles, ont été explorées. La rencontre fut un réel succès considérant que le groupe est arrivé à un consensus sur toutes les déclarations proposées.

Restez à l’écoute alors que l’ACCC s’efforce de faire publier le document de consensus dans l’une des revues de renom au Canada, ce qui sera ensuite utilisé à des fins de plaidoyer en s’adressant aux décideurs politiques provinciaux divers qui supervisent le remboursement des appareillages de stomie.

Les femmes plus exposées aux troubles gastro-intestinaux Le Point.fr

 

Les femmes plus exposées aux troubles gastro-intestinaux

Le Point.fr – Publié le 29/07/2011 à 18:11 – Modifié le 29/07/2011 à 18:12

Dans toute l’Europe, les statistiques révèlent une différence hommes-femmes et les spécialistes tirent la sonnette d’alarme.

 

Les femmes ressentent plus l’amer et le sucré que les hommes et leurs intestins sont plus sensibles. © WEISS/TPH/ / SIPA

Par Anne Jeanblanc

“Il est très inquiétant que près de 60 % de tous les patients de gastro-entérologie soient des femmes”, estime le professeur Nurdan Tözün, de l’Acibadem University School of Medicine en Turquie. Au nom de la Fédération européenne de gastro-entérologie, elle appelle à une meilleure éducation sanitaire, un meilleur accès aux soins médicaux, et à une prise de conscience du besoin de dépistage et de prévention chez les jeunes femmes. Selon elle, il est urgent que la santé gastro-intestinale des femmes devienne une priorité.

De nombreuses études montrent clairement que les femmes risquent plus de souffrir de divers troubles gastro-intestinaux que les hommes, notamment de calculs biliaires, du syndrome du côlon irritable, de dyspepsie, de maladie coeliaque, de constipation chronique et d’hépatite auto-immune. À l’opposé, les hommes sont plus sujets aux problèmes anaux, aux cancers du foie et aux maladies des voies biliaires. Bien que ces différences entre les sexes restent obscures, les chercheurs pensent que les hormones sexuelles, des prédispositions génétiques ainsi que des facteurs sociaux ou liés au style de vie y contribuent peu ou prou.

Différences physiques

Tout d’abord, les variations de risque s’expliquent en partie par des différences physiques. Les femmes sont plus sensibles à l’amer et au sucré que les hommes, et leurs intestins sont plus fragiles, ce qui les rend plus vulnérables aux substances irritantes et aux autres types de stimulation. Les estomacs féminins se vident plus lentement que ceux des hommes, ce qui peut expliquer en partie des taux plus élevés de symptômes de dyspepsie (nausées, ballonnements, sensations de pesanteur gastrique et gêne abdominale, par exemple). Le transit dans leur gros intestin est plus long, c’est pourquoi elles sont plus souvent constipées.

Selon Nurdan Tözün, des différences existent également dans le foie et le système biliaire, ce qui rend les femmes plus exposées à certaines affections. “Certains troubles du foie sont spécifiques, comme ceux qui apparaissent pendant la grossesse, et d’autres sont plus fréquents que chez les hommes, comme la cirrhose biliaire primitive et l’hépatite auto-immune”, ajoute-t-elle. “Les femmes sont aussi plus susceptibles de développer des maladies liées à l’alcoolisme, leur risque de cirrhose devenant important à partir de 20 grammes d’alcool par jour, contre 40 à 60 grammes pour les hommes.”

Moins de cancers

En revanche, les femmes risquent moins de souffrir d’un cancer colorectal que les hommes. La consommation d’hormones semble les protéger, les contraceptifs oraux réduisant le risque d’environ 20 % avant la ménopause, et les traitements hormonaux substitutifs de 40 % chez les personnes plus âgées. Mais cela ne justifie en rien le fait qu’elles bénéficient moins souvent que les hommes des examens de dépistage de ce type de tumeur.

Enfin, le professeur Tözün pense que le style de vie et des facteurs sociaux continuent à jouer un rôle dans le développement des troubles gastro-intestinaux chez les femmes. Des troubles de l’alimentation, l’inactivité physique, la consommation d’alcool et de tabac, ainsi qu’une tendance au surpoids et à l’obésité après 40 ans sont autant de facteurs qui peuvent contribuer au risque de maladies gastro-intestinales et hépatiques. Des domaines dans lesquels la spécialiste turque estime qu’il est indispensable d’agir.

Améliorer les soins offerts aux Québécois atteints de cancer colorectal

Améliorer les soins offerts aux Québécois atteints de cancer colorectal

Pour la première fois dans la métropole, nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue d’une conférence provinciale intitulée Améliorer les soins offerts aux Québécois atteints de cancer colorectal qui aura lieu le 23 mars 2011 à l’hôtel Hyatt Regency Montréal. L’objectif de cette conférence est d’établir un lien plus étroit entre les différents secteurs d’intervention au niveau du cancer colorectal afin de fournir aux patients des traitements efficaces en temps opportun. Vous pourrez entendre les principaux leaders d’opinions Québécois échanger sur cette question.

De plus, vous aurez la chance de parcourir notre Géant Côlon, une structure multimédia de 40 pieds de long, qui sera exposé sur la Grande Place du Complexe Desjardins dans le cadre du salon de la santé organisé par le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

Pour obtenir plus de renseignements sur les détails de la conférence et de son programme, veuillez consulter la page web www.cancer-colorectal.ca/conferencequebec

L’ACCC lance sa campagne du Mois national de la sensibilisation en affichant des arrière-trains dans tout le pays

L’ACCC lance sa campagne du Mois national de la sensibilisation en affichant des arrière-trains dans tout le pays

MONTRÉAL, le 1er mars /CNW/ – L’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) est prête à presque tout pour transmettre son message, à savoir que le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable. En tant que chef de file des campagnes audacieuses au Canada, elle récidive en organisant cette année encore, au mois de mars, une campagne publicitaire des plus novatrices dans les transports en commun de 17 villes canadienne à l’occasion du Mois national de la sensibilisation au cancer colorectal.

Intitulée Faitesvoirvosfesses, cette initiative vise des centaines d’autobus municipaux qui seront décorés de photos d’arrière-trains. Elle comporte aussi la diffusion de vidéos (http://bit.ly/gcXTqh) et de messages radiophoniques  ainsi qu’un site Web interactif (faitesvoirvosfesses.ca).

« La vérité “derrière” la campagne Faitesvoirvosfesses, c’est qu’elle vise à attirer l’attention, déclare Barry Stein, président de l’ACCC, et elle y réussit! En 2010, nous l’avons mise en œuvre dans 11 des plus grandes villes du pays, et l’accueil a été positif. Même les gens qui la désapprouvaient ont reçu le message que nous voulons faire passer – à savoir que le dépistage peut sauver des vies – et qu’ils n’auraient probablement pas capté autrement. La controverse soulevée par notre campagne a donc servi le but recherché : faire en sorte qu’on commence à parler du cancer colorectal. »

M. Stein sait de quoi il parle. Il a lui-même reçu un diagnostic de cancer colorectal avec métastases au foie et aux poumons en 1995, mais il n’a maintenant plus de signes de la maladie. « L’objectif est d’éviter au plus grand nombre de gens possible d’avoir à vivre ce que j’ai traversé (ou pire), et si cette campagne y contribue, elle en vaut la peine. Pouvez-vous imaginer combien de vies pourraient être sauvées si les 50-74 ans étaient plus nombreux à passer un test de dépistage? », ajoute M. Stein.

La campagne Faitesvoirvosfesses compte parmi les multiples initiatives de sensibilisation du public organisées par l’ACCC.

Toujours à l’avant-garde des méthodes de diffusion, l’ACCC a recours aux médias sociaux pour faire connaître les activités associées au Mois national de la sensibilisation et inviter les utilisateurs de l’Internet (habitués et novices) à participer aux discussions sur le cancer colorectal. À compter du 1er mars 2011, on pourra participer au « défi du jour » de l’ACCC (Challenge of the Day) sur le blogue de l’Association (colorectal-cancer.ca/blogfr) ou sur Twitter (@coloncanada), et courir la chance de gagner des prix en «répandant la bonne parole».

Depuis son lancement en 2009, la Tournée du côlon géant, une exposition itinérante pour toute la famille organisée par l’ACCC, s’est arrêtée un peu partout au Canada, de Moncton à Inuvik. Clou de cette initiative, le côlon géant est une structure multimédia de 40 pieds de long dont le public est invité à parcourir l’intérieur sous la direction du Dr Preventino. Cette charmante marionnette sert de guide virtuel et apparaît sur les nombreux écrans qui jalonnent le parcours, fournissant de l’information aux visiteurs. À ce jour, elle a charmé et informé des centaines de Canadiens.

Parmi les autres mesures de sensibilisation mises en œuvre par l’ACCC, mentionnons le concours international de messages d’intérêt public, ouvert aux personnes de tous âges et de tous horizons. Il s’agit de présenter un message vidéo, audio ou imprimé en vue de gagner l’un des prix offerts (4 500 $ au total). Les participants peuvent soumettre autant de messages qu’ils le veulent sur le site Web du concours (www.ccacpsa.com).

Au sujet du cancer colorectal

Le cancer colorectal (cancer du côlon ou du rectum) occupe le deuxième rang des causes de décès par cancer au Canada. Bien qu’il soit évitable et guérissable lorsqu’il  fait l’objet d’un diagnostic précoce, on estime que, l’an dernier seulement, il a été diagnostiqué chez 22 500 Canadiens et a fait environ 9 100 victimes dans notre pays.

Le cancer colorectal frappe les hommes et les femmes en nombre à peu près égal. Toujours selon les estimations, un homme sur 14 et une femme sur 16 auront le cancer colorectal au cours de leur vie, et un homme sur 28 ainsi qu’une femme sur 31 en mourront.

Le dépistage du cancer colorectal est devenu une priorité dans toutes les provinces canadiennes. Les gouvernements provinciaux ont soit mis en œuvre un programme de dépistage visant l’ensemble de sa population, soit commencé la planification pour ce faire. Dans toutes les régions du pays, l’ACCC forme des partenariats avec des organismes de lutte contre le cancer et des particuliers que la question intéresse afin de promouvoir la prévention primaire et le dépistage de cette maladie.

À propos de l’ACCC

L’Association canadienne du cancer colorectal est le principal organisme canadien sans but lucratif voué à la sensibilisation à cette maladie, au soutien des personnes qui en sont atteintes ainsi qu’à la promotion de son dépistage à l’échelle nationale et d’un accès égal en temps opportun à des traitements efficaces propres à améliorer le pronostic.

En consultant le site Web de l’ACCC (http://www.cancer-colorectal.ca/); vous trouverez de l’information à jour sur le cancer colorectal. Pour commander de la documentation écrite, appelez notre ligne sans frais, au 1.877.50.COLON (26566). Par ailleurs, les informations sur les activités de l’ACCC sont mises à jour constamment sur notre blogue (http://www.colorectal-cancer.ca/blogfr/). Et il existe aussi un site Web pour la campagne Faitesvoirvosfesses (http://faitesvoirvosfesses.ca/).

Dernière nouvelle au Québec- dépistage du cancer colorectal (enfin!)

Lutte contre le cancer – LE MINISTRE YVES BOLDUC ANNONCE LE DÉPLOIEMENT PROGRESSIF D’UN PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU CANCER COLORECTAL

QUÉBEC, le 23 nov. 2010 /CNW Telbec/ – Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc, a annoncé aujourd’hui qu’un programme québécois de dépistage du cancer colorectal sera déployé progressivement au sein de huit établissements de santé du Québec par l’entremise de projets de démonstration. « Ces projets de démonstration vont nous permettre de tester les modalités et mécanismes requis pour implanter un programme de dépistage du cancer colorectal conforme aux normes établies notamment sur le plan de la qualité et de l’accessibilité », a déclaré le docteur Bolduc.

Le ministre a insisté sur la notion d’étape, expliquant l’importance de procéder de façon méthodique et rigoureuse afin d’assurer la qualité et l’accessibilité du futur programme. À cet égard, il a précisé que l’expérience a démontré qu’il s’agit de la meilleure façon de procéder. La pertinence et la faisabilité d’un programme de dépistage du cancer colorectal ont préalablement été confirmées dans un avis produit par l’Institut national de santé publique du Québec à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Déploiement progressif

Sur le terrain, les projets de démonstration se dérouleront en deux phases. La faisabilité du programme de dépistage sera testée et les établissements devront répondre à la demande supplémentaire d’examens en coloscopie générée par le dépistage. Cela devra se faire sans bris de service tant pour les personnes à haut risque que pour celles qui présentent des symptômes et celles qui sont en suivi de cancer colorectal. De plus, les normes organisationnelles établies par le Ministère et les normes cliniques élaborées en partenariat avec le Collège des médecins devront être respectées.

Les sites choisis pour réaliser les projets de démonstration ont été retenus au terme d’un processus rigoureux de sélection. Il s’agit des établissements suivants :

  • le CSSS de Rivière-du-Loup;
  • l’équipe conjointe du Centre hospitalier affilié universitaire de Québec – Hôpital du Saint-Sacrement et du Centre hospitalier universitaire de Québec – Hôpital Saint-François d’Assise;
  • le CSSS d’Arthabaska-et-de-l’Érable;
  • l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont;
  • le CSSS du Sud-Ouest-Verdun;
  • le Centre universitaire de santé McGill;
  • le Centre hospitalier affilié universitaire – Hôtel-Dieu de Lévis;
  • le CSSS Pierre-Boucher.

Inscrit dans les Orientations prioritaires 2007-2012 du Programme québécois de lutte contre le cancer, le dépistage est un moyen très efficace pour détecter la présence de certains cancers en l’absence de tout symptôme, comme c’est généralement le cas au premier stade du cancer colorectal. Il devient alors possible d’agir de façon précoce pour contrôler l’évolution de ce cancer et même le guérir avant qu’il ne parvienne à un stade plus avancé.

« Notre gouvernement est fermement engagé dans la lutte contre le cancer. D’ailleurs, avec l’annonce d’aujourd’hui, nous franchissons une étape déterminante vers le déploiement progressif d’un programme québécois de dépistage du cancer colorectal, en mettant en place les conditions gagnantes pour assurer le succès du programme. J’ai la ferme conviction que cette démarche nous permettra de réduire, de façon significative la mortalité associée au cancer colorectal », a conclu le ministre.