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Notre histoire : les Halladay

Notre histoire : les Halladay

Ne serait-il pas merveilleux que « notre histoire » en soit une toute simple, qui parlerait de notre mariage, de nos enfants, de notre vie ensemble et de notre famille? Mais voilà, « notre histoire » parle également de cancer, plus précisément du cancer colorectal contre lequel mon mari lutte depuis 3 ans.

 

Ryan a reçu son diagnostic de cancer colorectal de stade 3 en mars 2015. Il avait alors 39 ans et était, sinon, en excellente santé. En septembre 2015, il subissait un traitement visant à réduire, puis à retirer chirurgicalement sa tumeur. À ce traitement est venue s’ajouter une chimiothérapie, pour confirmer que le cancer n’était bel et bien plus là. En janvier 2017, lors d’un examen de routine, on découvrait que le cancer s’était déplacé dans son foie. En février de cette même année, on lui retirait le tiers de son foie. En juin 2017, on nous annonçait que sa tomodensitométrie s’avérait normale. Et pourtant, en novembre, dans le cadre d’une visite à la salle d’urgence, nous apprenions qu’une autre tomodensitométrie avait révélé une masse récurrente (un cancer) à l’extérieur de son rectum. C’est ce qu’on appelle une « réapparition locale ».

 

Notre famille, notre incroyable famille tissée serrée, a eu à faire face à ce défi à quelques reprises déjà. Nous apprenons la nouvelle, nous la traitons, puis nous nous préparons pour le « combat de notre vie ». Celui-là allait s’avérer le plus difficile de tous : nous savions que lorsque le cancer réapparaît, ce n’est jamais une bonne chose. Nous avons donc attendu 10 jours, 10 très longues et pénibles journées, avant de rencontrer le chirurgien, qui s’est assis face à nous et nous a affirmé qu’il ne pouvait « rien » faire, et qu’il verrait à nous diriger vers quelqu’un qui, peut-être, pourrait nous aider.

 

Quel moment horrible! Je ne le souhaiterais à personne. Le jour suivant, mon mari et moi nous sommes réveillés, regardés dans les yeux et avons décidé « que cela ne s’arrêterait pas là ». Notre combat n’était pas terminé; il y avait sûrement une autre option, une autre personne en mesure de nous venir en aide.

 

Durant toute ma carrière, j’ai travaillé pour des organismes sans but lucratif. Pourtant, jusqu’à ce jour, je n’avais jamais pensé à rechercher l’organisation qui se consacre au cancer colorectal. J’aurais aimé la découvrir 3 ans plus tôt, parce qu’à partir du moment, de la journée où j’ai fait appel à Cancer colorectal Canada, notre vie a changé, notre combat a changé et nos chances de succès ont changé.

 

Une représentante de Cancer colorectal Canada a communiqué avec moi un samedi soir, tout de suite après avoir reçu mon courriel, et a discuté avec moi, pendant 40 minutes, des options qui s’offraient à nous. Elle m’a redonné espoir en l’avenir et, en quelques secondes à peine, j’ai su que j’avais quelqu’un qui se battrait pour moi. Nous avons été dirigés vers le Centre de cancérologie Odette du Centre des sciences de la santé Sunnybrook, un centre d’excellence. On nous a également parlé de la « clinique pour les jeunes adultes atteints d’un cancer colorectal », dirigée par le Dr Shady Ashamalla. Il s’agit d’une clinique spécialisée dans le traitement des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer colorectal avant l’âge de 50 ans. En moins d’une semaine, nous avions rendez-vous avec un chirurgien expert hautement qualifié. Ce dernier nous a affirmé croire être en mesure d’enlever la tumeur et de permettre à mon mari de retrouver la santé et une vie exempte de cancer. Une semaine plus tard, nous rencontrions les autres membres de l’équipe, soit le radio-oncologue et l’oncologue médical. Chacun de ces rendez-vous nous a rapprochés de notre but, et chacune de nos interactions avec le personnel de Sunnybrook et de Cancer colorectal Canada s’est révélée positive, encourageante et sécurisante.

 

Comme je l’ai mentionné plus tôt, à partir du moment où j’ai communiqué avec Cancer colorectal Canada, notre vie a changé. Nous avons repris le contrôle de notre destin, nous avons un plan et nous comptons sur une excellente équipe de soins. Notre combat a aussi changé : nous connaissons désormais mieux notre adversaire, et notre équipe de supporteurs s’est agrandie; une organisation entière et une clinique de cancérologie nous soutiennent dorénavant dans notre cheminement, ce qui augmente nos chances de succès. Avant ce contact avec Cancer colorectal Canada, nous avions dû nous asseoir avec nos filles et leur dire, pour la 3e fois, que leur père souffrait d’un cancer et que nous ignorions si quelque chose pouvait être fait. Grâce à l’appel et au soutien reçus de Cancer colorectal Canada, nous avons pu dire autre chose à nos filles! Oui, le cancer de leur père est réapparu, mais celui-ci bénéficie maintenant d’une équipe médicale qui a mis en place un plan de traitement et travaille sans relâche à ce qu’il ne démontre aucun signe de la maladie. Nous savons bien que rien n’est absolu, et que tout peut arriver, mais nous avons désormais l’espoir, les connaissances et les partenaires susceptibles de nous permettre d’entreprendre cette partie de notre voyage avec Cancer colorectal Canada, et cela change tout!

 

Notre histoire est porteuse d’espoir. Nous ne laisserons pas le cancer nous définir! Au contraire, notre détermination et notre volonté de faire tout en notre pouvoir pour aider mon mari Ryan seront ce qui nous définira en tant que famille. Merci Cancer colorectal Canada!

 

Avec toute notre reconnaissance,

 

Christina Halladay

Jamais Trop Jeune

Jamais Trop Jeune

NTY Coalition_final logoLe cancer colorectal ne fait plus de distinction entre les groupes d’âge. Ces dernières années, les mesures de surveillance et de dépistage accrues ont permis de réduire l’incidence du cancer colorectal et le taux de mortalité chez les Canadiens de 50 ans et plus. Toutefois, on observe maintenant le phénomène inverse chez la population moins âgée.

Au cours des dernières années, les médecins canadiens ont observé une augmentation rapide des cas de cancer colorectal chez les personnes de moins de 50 ans. Cette progression est d’autant plus inquiétante qu’elle reste inexpliquée.

Une étude a également conclu que les jeunes patients atteints du cancer colorectal reçoivent généralement leur diagnostic à un stade avancé, ce qui rend la maladie difficile à traiter et augmente le nombre de décès. Ces statistiques alarmantes démontrent qu’il y a encore beaucoup de travail à faire en matière de prévention et de traitement du cancer colorectal au Canada, particulièrement auprès des jeunes adultes.

Au cours de la dernière année, l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) s’est unie à la coalition Jamais trop jeune (Never Too Young), un organisme qui s’engage à lutter contre le cancer colorectal chez les jeunes grâce à des mesures concrètes, à l’éducation et à la recherche. La coalition regroupe des professionnels de la santé, des organismes de défense des intérêts des patients, des survivants du cancer et des soignants qui cherchent à sensibiliser le public à ce problème grandissant et à réduire le nombre de cas de cancer colorectal avancé chez les jeunes.

En collaboration avec Jamais Trop Jeune, l’ACCC fournit aux jeunes Canadiens atteints du cancer colorectal un appui et de l’information essentiels.

Les jeunes patients reconnaissent moins les signes et symptômes du cancer colorectal, ce qui peut retarder leur consultation avec un médecin. Les symptômes du cancer colorectal peuvent varier : sang dans les selles, inconfort abdominal, constipation et bien plus.

Selon la Société canadienne du cancer, les hommes seraient plus à risque que les femmes, mais il existe de nombreux autres facteurs : consommation d’aliments transformés ou de viande rouge, faible consommation de fibres alimentaires, inactivité physique, obésité, consommation d’alcool, tabagisme, diabète et facteurs génétiques.

Les jeunes patients devraient notamment tenir compte de ce qui suit lorsqu’ils consultent un médecin à propos des risques et des symptômes liés au cancer colorectal :

Hérédité

Environ 10 % de la population a un parent au premier degré atteint d’un cancer du côlon ou du rectum. Si un membre de votre famille a reçu un diagnostic de cancer colorectal, il est recommandé de commencer les tests de dépistage dès l’âge de 25 ans.

Syndrome de Lynch

Les changements que subissent certains gènes peuvent augmenter les risques de cancer du côlon.

Le syndrome de Lynch est le plus commun des cancers du côlon héréditaires; il représente environ 2 % de tous les cas de cancers du côlon. Il implique une mutation des gènes qui servent à corriger les erreurs d’ADN. Le syndrome de Lynch, qu’on appelle également cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC), est une affection héréditaire causée par une mutation génétique qui entraîne chez les jeunes des risques accrus de développer un cancer colorectal, mais aussi un cancer de l’endomètre ou d’autres types de cancers agressifs. Pour prévenir le cancer colorectal, les personnes atteintes du syndrome de Lynch devraient subir une coloscopie tous les ans ou les deux ans, et ce, dès l’âge de 20 ans. Ils parviendront ainsi à réduire de 77 % les risques de développer un cancer colorectal.

Référence

http://www.ctvnews.ca/health/rapid-increase-in-colorectal-cancers-among-young-canadians-study-finds-1.2919527 (en anglais seulement)

Des conseils qui peuvent vous sauver la vie: L’histoire de mon frère Bobby

Des conseils qui peuvent vous sauver la vie: L’histoire de mon frère Bobby

butt picVoici l’histoire de mon frère Bobby. En 2010, au mois d’octobre, il a été diagnostiqué avec un cancer du côlon de stade I. En février 2011, il a subi une chirurgie pour enlever la tumeur. Cependant, après quelques mois, le cancer est revenu. Il a débuté la radiothérapie et la chimiothérapie. À ce moment, le cancer s’était répandu dans son foie et ses poumons.

En août 2012, mon frère est décédé à l’âge de 47 ans. C’était une de mes pires craintes et elle est devenue réalité. Il était le meilleur frère au monde. Mon frère était en santé et très sportif. Nous n’aurions jamais cru qu’il était atteint de cette maladie. Il savait que quelque chose n’allait pas lorsqu’il a découvert du sang dans ses selles. Je vous encourage à passer une colonoscopie si vous voyez ou ressentez quelque chose d’étrange. Ça pourrait sauver votre vie.

L’apparition du cancer colorectal à un jeune âge

L’apparition du cancer colorectal à un jeune âge

Les fesses en danger sont de toutes formes , tailles et âges

Les fesses en danger sont de toutes formes , tailles et âges !

À propos du cancer colorectal

Le cancer colorectal débute par une tumeur maligne qui provient des cellules du côlon ou du rectum.  Chaque année, au Canada, un homme sur 14 et une femme sur 16 sont diagnostiqués avec le cancer colorectal. En 2015, environ 25,100 Canadiens ont été diagnostiqués avec le CCR. C’est le deuxième cancer le plus meurtrier, même si cette maladie est traitable et guérissable dans plus de 90% des cas si elle est détectée tôt. Le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable !

Le cancer colorectal touche plus fréquemment les personnes ayant plus de 50 ans. De plus, quatre-vingt-dix pour cent (90%) des patients touchés sont âgés de plus de 55 ans. Cependant, dix pour cent (10%) des nouveaux patients atteints de cancer du côlon ont moins de 50 ans. Les personnes touchées par certains facteurs de risque, tels que des antécédents familiaux de polypes, de cancer colorectal ou d’altérations génétiques, ont un risque accru de développer un cancer du côlon plus jeune. Seize pour cent (16%) des patients âgés de 40 ans et moins ont été identifiés comme étant prédisposés à des facteurs de risque et vingt-trois pour cent (23%) ont des antécédents familiaux de la maladie.

 

Table 1: Le nombre de nouveaux diagnostics de cancer colorectal par groupe d’âge, en 2015, au Canada

 

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À propos de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC)

L’ACCC est dédiée à la sensibilisation et à l’éducation du cancer colorectal, au soutien des patients et leurs familles, et à plaider en leur nom. L’ACCC sensibilise la population et fournit des informations importantes et utiles aux patients atteints de cancer colorectal, peu importe leur âge. En collaboration avec la coalition Never Too Young (N2Y), nous apportons un soutien et des renseignements aux jeunes patients du Canada qui ont connu l’apparition de cette maladie à un jeune âge.

 

À propos de N2Y

La coalition Never Too Young s’allie afin de prendre des mesures sur l’apparition du cancer colorectal à un jeune âge. C’est au travers leur démarche, l’éducation et la recherche qu’il y parvienne. Cette coalition inclut des professionnels médicaux, des organisations de défense pour les patients, des survivants du cancer et des personnes soignantes. Ils travaillent tous ensemble afin d’éduquer la population sur cette problématique qui prend de plus en plus d’ampleur. Ils veulent réduire le nombre de cas de cancer colorectal diagnostiqués tardivement chez les jeunes adultes.

Étant la principale organisation nationale de défense des patients touchés par le cancer colorectal au Canada, nous nous engageons à réunir les joueurs clés parmi les professionnels de la santé afin d’augmenter les taux de dépistage et faire la promotion d’un accès équitable et en temps opportun aux traitements les plus efficaces. Cette initiative a pour but d’améliorer les résultats des patients.

 

Les symptômes du CCR

  • Sang dans les selles ;
  • Selles plus étroites que la normale ;
  • Diarrhée ou constipation prolongée ;
  • Sentiment que l’intestin ne se vide pas complètement ;
  • Douleur ou inconfort abdominal ;
  • Perte d’appétit, perte de poids inexpliquée ;
  • Fatigue constante, anémie ;
  • Nausées et vomissements.

 

Les facteurs de risque

Les antécédents familiaux de cancer du côlon ou de polypes

Environ 10% de la population a un membre de la famille de premier degré avec le cancer du côlon ou du rectum.

Les membres de la famille de premier et deuxième degré (enfants, frères, sœurs, petits-enfants, nièces et neveux) d’une personne ayant des antécédents de cancer du côlon sont plus susceptibles de développer un CCR, surtout si un parent a eu le cancer à un jeune âge. Si plusieurs membres de la famille immédiate ont des antécédents de cancer du côlon, le risque est plus accru. Ainsi, la U.S. Preventative Services Task Force (USPSTF) et le Groupe d’étude canadien dur les soins de santé préventifs (GECSSP) recommandent le dépistage à partir de 40 ans ou dix ans plus tôt que le plus jeune âge de cas de diagnostic de cancer colorectal relevé. Cette recommandation concerne les personnes à risque élevé.

 

Les altérations génétiques

Des changements dans certains gènes augmentent le risque de cancer du côlon.

Le cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC ou le syndrome de Lynch) est le type de cancer le plus commun parmi tous les cancers du côlon héréditaires, ce qui représente environ 2% de tous les cas de cancer du côlon. Il est causé par des changements dans un gène relié au HNPCC. Si cette modification génétique n’est pas surveillée de près, la plupart des individus affectés développeront un cancer du côlon. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 42-45 ans, avec 35-40% des cas diagnostiqués avant l’âge de 40 ans. Les lignes directrices générales concernant le dépistage recommandent une coloscopie tous les 1-2 ans pour les individus entre 20 et 25 ans ou 5 ans plus tôt que le plus jeune âge du diagnostic dans la famille. Il est important d’opter pour l’option qui fait en sorte que le dépistage est effectué le plus tôt possible.

La polypose adénomateuse familiale (PAF) est une maladie héréditaire beaucoup plus rare dans laquelle des centaines de polypes se forment dans le côlon et le rectum. Elle est causée par un changement dans le gène spécifique APC. Sauf si la PAF est traitée, elle mène généralement à un cancer du côlon d’ici l’âge de 40 ans. La PAF représente moins de 1% de tous les cas de cancer du côlon.

Les membres de famille des personnes touchées par le HNPCC ou la PAF peuvent avoir recours à des tests génétiques pour vérifier des modifications génétiques spécifiques. Pour ceux ayant des modifications au niveau de leurs gènes, les professionnels de la santé peuvent suggérer des façons d’essayer de réduire le risque de cancer du côlon ou des méthodes pour améliorer la détection de cette maladie. Pour les adultes atteints de la PAF, le médecin peut recommander l’extraction d’une partie ou de l’ensemble du côlon et du rectum.

 

La colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn

Une personne atteinte par une inflammation du côlon, comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn, pendant plusieurs années a un risque accru de développer un cancer du côlon. Ces patients doivent donc être examinés régulièrement.

 

Les autres facteurs

D’autres facteurs qui contribuent à l’apparition du cancer du côlon à un jeune âge n’ont pas été définitivement identifiés, mais il est connu que l’obésité et le diabète augmentent la prévalence de cette maladie. Les facteurs qui peuvent augmenter votre risque de cancer du côlon comprennent :

 

  • Un risque deux fois plus grand de développer un cancer colorectal plus tard si vous étiez en surpoids ou obèse pendant l’adolescence ;
  • Une diète riche en viande rouge ou transformée et faible en fibres, légumes et fruits ;
  • La sédentarité : 12-14% des cas de cancer colorectal pourraient être attribués à l’inactivité physique ;
  • La consommation de tabac ;
  • Une consommation élevée en alcool ;
  • Les origines ethniques et la race.

 

Les données et les statistiques

  • L’incidence du cancer du côlon et la mortalité sont à la hausse chez les jeunes et à la baisse chez les personnes de 50 ans et plus ;
  • Environ 30% des cas de cancer colorectal à un jeune âge sont dus aux antécédents familiaux et aux prédispositions génétiques ;
  • L’apparition du cancer du rectum à un jeune âge a doublé comparé à l’apparition du cancer du côlon chez les jeunes ;
  • Environ 72% des cas de cancer colorectal chez les jeunes sont au niveau du côlon et environ 28% dans le rectum ;
  • Les jeunes adultes étaient plus susceptibles que les adultes plus âgés d’avoir un diagnostic de cancer à un stade avancé ;
  • Les taux de cancer colorectal ont augmenté chez tous les groupes d’âge plus jeunes, avec une plus forte hausse pour les 15-29 ans, suivi par les 30-39 ans et finalement chez les 40-49 ans ;
  • Cette augmentation est plus rapide chez les hommes que les femmes ;
  • Le diabète a été associé avec une augmentation du risque de cancer du côlon pouvant atteindre 38%, et 20% pour le cancer du rectum.

 

La prévention

Les recherches scientifiques démontrent qu’une diète riche en gras est un facteur de risque du cancer du côlon. Certaines études ont même suggéré qu’une alimentation riche en fibres et un mode de vie comprenant de l’exercice physique modéré sont bénéfiques dans la prévention de la maladie. Soyez informé des symptômes possibles et des lignes directrices concernant le dépistage. Ces informations sont des joueurs clés dans la prévention de la maladie.

Après avoir discuté avec vos proches et recueilli les antécédents de santé de votre famille, parlez à votre professionnel de la santé sur les façons d’améliorer votre alimentation et vos modes de vie afin de prévenir le cancer du côlon. De plus, n’hésitez pas à planifier avec lui un test de dépistage à titre préventif. Un mode de vie sain et un poids corporel santé sont importants pour la prévention de tous les cancers.

 

Le dépistage

  • Pour les hommes et les femmes à risque moyen, le dépistage devrait être fait au moins tous les deux ans à partir de cinquante ans, soit par RSOS (recherche de sang occulte dans les selles) ou par TIF (test immunochimique fécal). Des résultats positifs doivent être survis avec une coloscopie.
  • Le dépistage permet de prévenir le cancer colorectal, car les polypes trouvés dans le côlon (précurseurs du cancer) peuvent être retirés pendant une coloscopie. De plus, s’il y a présence de cancer colorectal, subir un dépistage à la fréquence recommandée accroit les probabilités d’un diagnostic à un stade précoce. Ainsi, il est plus susceptible d’être traitable et guérissable.

Table 2: Les lignes directrices sur le dépistage du cancer colorectal au Canada

 

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La génétique

Des tests génétiques ont été mis au point pour regarder l’activité d’une panoplie de gènes dans les tumeurs cancéreuses du côlon. Ces tests peuvent être utilisés pour aider à prédire les patients ayant un risque élevé que le cancer se propage.

 

Le syndrome de Lynch
(voir aussi la section intitulée Les altérations génétiques)

Le syndrome de Lynch est caractérisé par une mutation du gène responsable de réparer les erreurs de l’ADN. Également connu comme le cancer héréditaire sans polypose (HNPCC), le syndrome de Lynch est une maladie héréditaire causée par une mutation génétique. Les individus touchés par cette maladie ont un risque plus élevé que la normale de développer un cancer colorectal, un cancer de l’endomètre et plusieurs autres cancers agressifs, souvent à un jeune âge. Pour prévenir le cancer colorectal, les personnes atteintes du syndrome de Lynch devraient subir une coloscopie tous les 1-2 ans dès la vingtaine. Ainsi, le risque de développer un cancer colorectal sera réduit de 77%.

Les personnes atteintes du syndrome de Lynch ont une mutation au niveau du gène MMR, signifiant que leur corps a de la difficulté à corriger les erreurs au niveau de l’ADN. Par conséquent, une personne avec le syndrome de Lynch est plus susceptible de développer certains types de cancer. Ce dérèglement génétique augmente le risque de cancer colorectal de 80 pour cent et celui de l’endomètre de 60 pour cent. Le syndrome de Lynch peut aussi conduire à d’autres cancers, comme celui de l’intestin grêle et de l’estomac. Cette maladie représente 2-4% de tous les cas de cancer colorectal.

 

Les traitements et les effets

  1. Les techniques chirurgicales les plus récentes

Les chirurgiens continuent d’améliorer leurs techniques chirurgicales pour traiter le cancer colorectal. Ils ont maintenant une meilleure compréhension de ce qui est nécessaire afin d’assurer le succès d’une telle procédure.

La chirurgie par laparoscopie consiste à effectuer plusieurs petites incisions dans l’abdomen au lieu d’une seule grande incision. Elle devient de plus en plus utilisée pour certains types de cancers du côlon. Cette approche permet généralement aux patients de récupérer plus vite après l’opération et avec moins de douleur. La chirurgie par laparoscopie est également à l’étude pour le traitement de certains cancers du rectum. Davantage de recherches sont nécessaires afin de vérifier si cette méthode est aussi efficace que la chirurgie standard.

La chirurgie robotique est lorsqu’un chirurgien, assis à un panneau de contrôle, utilise avec précision des bras robotiques afin d’effectuer la chirurgie. Cette technique chirurgicale est encore sous étude.

  1. La chimiothérapie

Différentes approches sont testées dans des essais cliniques, y compris :

  • Les cinq chimiothérapies les plus utilisées : 5-fluorouracil (Adrucil, 5-FU), capécitabine (Xeloda), oxaliplatine (Eloxatine) et irinotecan (Camptosar).
  • La combinaison de médicaments connus pour leur activité contre le cancer colorectal, comme l’irinotécan et l’oxaliplatine, afin d’améliorer l’efficacité du traitement.
  • La combinaison de la chimiothérapie avec la radiothérapie, la thérapie ciblée et/ou l’immunothérapie.
  1. La thérapie ciblée

Il y a déjà plusieurs thérapies ciblées utilisées pour traiter le cancer colorectal, y compris le bevacizumab (Avastin), cetuximab (Erbitux) et panitumumab (Vectibix). Les médecins continuent d’étudier la meilleure façon de rendre ces médicaments les plus efficaces possibles.

Les thérapies ciblées sont actuellement en pratique pour traiter les cancers de stade avancé. Des études récentes tentent de déterminer si leurs utilisations avec la chimiothérapie, dans le cas de cancers de stade précoce, pourraient servir de traitement adjuvant afin de réduire le risque de récidive.

  1. L’immunothérapie

Les chercheurs étudient plusieurs vaccins afin d’identifier la meilleure façon de traiter le cancer colorectal et l’empêcher de refaire surface après les traitements. Contrairement aux vaccins qui préviennent les maladies infectieuses, ces vaccins seraient destinés à stimuler efficacement la réaction immunitaire du patient pour lutter contre le cancer colorectal.

Étant donné que les traitements du cancer peuvent endommager les cellules et les tissus sains, les effets secondaires sont fréquents. Ces derniers dépendent essentiellement de la nature et de l’étendue du traitement. Même si plusieurs effets demeurent les mêmes, peu importe l’âge, il existe des défis uniques que les jeunes adultes de moins de 50 ans peuvent rencontrer. Ceux-ci comprennent :

  • Les relations interpersonnelles avec la famille et les amis ;
  • L’impact sur les jeunes enfants ;
  • Les problèmes au niveau des rencontres amoureuses ;
  • L’infertilité ;
  • Les relations intimes ;
  • La carrière et le milieu professionnel ;
  • Les problèmes financiers ;
  • Les problèmes psychologiques.

 

Réferences

1. Ahnen et al. (2014). The Increasing Incidence of Young-Onset Colorectal Cancer: A Call to Action. Mayo Clinic.
2. McKay et al. (2014). Does young age influence the prognosis of colorectal cancer: a population-based analysis. World of Surgical Oncology.
3. Patel, P. & De, P. (2016). Trends in colorectal cancer incidence and related lifestyle risk factors in 15-49-year-olds in Canada, 1969-2010. Cancer Epidemiology.
4. Stigliano et al. (2014). Early-Onset Colorectal Cancer: A Sporadic or Inherited Disease? World Journal of Gastroenterology.
5. Alive And Kickn. (2015). http://aliveandkickn.org/
6. Canadian Cancer Society. (2016). http://www.cancer.ca/en/?region=on
7. Colon Cancer Alliance. (2016). http://www.ccalliance.org/
8. Colon Cancer Coalition. (2016). http://coloncancercoalition.org/
9. Colorectal Cancer Association of Canada. (2016). http://www.colorectal-cancer.ca/en/
10. Fight Colorectal Cancer. (2016). http://fightcolorectalcancer.org/
11. Present and Future Directions in Research. (2013). Michael’s Mission. http://www.michaelsmission.org/
12. Stop Colon Cancer Now. (2014). http://stopcoloncancernow.com/
13. What you need to know about your colon. (2013). Colon Cancer Challenge Foundation.http://www.coloncancerchallenge.org/

 

DES ÉTUDES RÉCENTES DÉMONTRENT QUE LE CANCER COLORECTAL NE DISCRIMINE PAS POUR L’ÂGE VOUS N’ÊTES JAMAIS TROP JEUNE POUR ÊTRE BIEN INFORMÉ ET PRÉPARÉ

DES ÉTUDES RÉCENTES DÉMONTRENT QUE LE CANCER COLORECTAL NE DISCRIMINE PAS POUR L’ÂGE VOUS N’ÊTES JAMAIS TROP JEUNE POUR ÊTRE BIEN INFORMÉ ET PRÉPARÉ

butt picPartout à travers le Canada, les rapports démontrent que les médecins observent une nouvelle tendance, ne pouvant pas être ignorée, ni expliquée, chez le cancer colorectal. L’observation d’une augmentation rapide du nombre de patients diagnostiqués en bas de 50 ans est intrigante.

 

Une nouvelle étude, menée par des médecins de l’Université de Toronto, a examiné les données du Registre canadien du cancer de 1997 à 2010. L’analyse a permis de constater que l’incidence du cancer colorectal a augmenté de :

  • 0,8 pour cent par année chez les individus dans la quarantaine ;
  • 2,4 pour cent par année chez les individus dans la trentaine ;
  • 6,7 pour cent par année chez les individus ayant entre 15 et 29 ans.

 

Heureusement, au cours des dernières années, des campagnes de sensibilisation et de défense-action pour accroître l’accessibilité aux tests de dépistage du cancer colorectal ont été responsable de la baisse des taux de cette maladie chez les personnes ayant plus de 50 ans.

 

Cette année, l’ACCC est fière d’unir ses forces avec la coalition Never Too Young (N2Y), une division de la Colon Cancer Alliance. Tout comme le nôtre, leur mandat est de sensibiliser la population au sujet de cette maladie, du dépistage préventif et de donner des renseignements indispensables aux jeunes Canadiens. Le partage des signes et des symptômes de la maladie et des façons d’éviter une erreur de diagnostic, qui se produit fréquemment en raison de l’âge, est parmi leurs priorités immédiates.

 

Bien qu’il soit évident que plus de recherches sont nécessaires afin de déterminer la cause de cette hausse chez les jeunes adultes, nous encourageons les médecins et les patients à être plus vigilants et consciencieux. Les signes et les symptômes du cancer colorectal peuvent souvent être confondus avec d’autres maladies moins graves. Il devient plus difficile de traiter un diagnostic tardif, celui-ci étant clé à la survie.

 

Les facteurs de risque du cancer du côlon 

Le fait que l’incidence augmente seulement parmi les jeunes suggère que des modes de vie particuliers à cette population sont en jeu, mais aucune preuve permet de concrétiser cette observation. Veuillez porter attention aux changements dans votre corps et n’hésitez pas à parler avec votre médecin si vous êtes touchés par un de ces facteurs de risque. Prenez en charge votre santé !

 

  • Des antécédents familiaux de cancer du côlon ou de polypes : Un membre de la famille de premier et deuxième degré d’une personne ayant des antécédents de cancer du côlon et de polypes est plus susceptible de développer cette maladie, surtout si le parent a eu le cancer à un jeune âge ;
  • Les modifications génétiques : Les changements dans certains gènes augmentent le risque de cancer du côlon. Les individus ayant le cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC ou le syndrome de Lynch) et la polypose adénomateuse familiale (PAF) devraient passer un test de dépistage avant 50 ans ;
  • La colite ulcéreuse et la maladie de Crohn ;
  • Les Afro-Américains devraient passer un test de dépistage à partir de 45 ans ou plus tôt si d’autres facteurs de risque ou symptômes sont présents ;
  • Les modes de vie, comme manger des viandes transformées et rouges, le manque de fibres alimentaires et d’exercice physique, l’obésité, l’alcool, le tabagisme, le diabète et la génétique.

En savoir plus sur les facteurs de risque du cancer du côlon

 

La semaine du 5 au 11 juin marquera la deuxième édition de “Young Survivors Week (Semaine des jeunes survivants)”. Ainsi, les patients, les survivants et les personnes aidantes se réunissent pour créer un buzz autour de l’apparition du cancer colorectal à un jeune âge. Joignez-vous à nous, en partenariat avec N2Y, et partagez le mot via les réseaux sociaux ! Affichez des histoires ou des informations afin d’aider les autres à comprendre que cette maladie peut toucher n’importe qui.

 

 

La Pharmacie Jean Coutu de St-Bruno rend hommage au mois de la sensibilisation du cancer colorectal

Pendant tout le mois de mars, cette pharmacie très achalandée de la rive sud de Montréal a promu la sensibilisation au cancer colorectal à tous leurs clients et employés à l’aide d’une belle visibilité et de brochures éducatives sur la maladie. Le 18 mars, un kiosque d’information a été mis en place à l’entrée du magasin et les clients ont été accueillis par les membres du personnel très compétents ainsi qu’un représentant de l’ACCC, qui a discuté de la prévention et du dépistage. Un tirage a aussi eu lieu et trois livres culinaires intitulés « Prévenir le Cancer », écrit par Richard Béliveau, ont été présentés comme prix.

Les employés étaient très enthousiastes dans la préparation de cette journée spéciale, qui a été organisée en l’honneur de l’un de leurs collègues. Ce dernier suit un traitement pour le cancer colorectal. Ils ont montré leurs talents culinaires en préparant des plats spéciaux et ils les ont servis à la cafétéria des employés. C’était un énorme buffet ! Les employés ont donné généreusement pour le privilège de manger un repas délicieux.

Un total de 1 305,00$ ont été recueilli grâce à toutes les activités. Le montant a été présenté au représentant de l’ACCC, Frank Pitman.

Merci à tous les employés exceptionnels et les clients qui ont contribué à rendre cet événement très spécial.

 

Marie Taurasi – Témoignage d’une patiente

Marie Taurasi – Témoignage d’une patiente

UntitledMon nom est Marie Taurasi et j’ai 44 ans. En janvier 2015, j’ai été diagnostiqué avec un cancer du rectum de stade III.

Mon histoire a débuté en novembre 2014. J’avais très peu de symptômes, mais j’ai quand même demandé à mon médecin de faire un bilan de santé complet. Mon monde s’est écroulé lorsque j’ai obtenu les résultats de ma coloscopie. J’ai été diagnostiqué avec un cancer du rectum de stade III. Tout ce dont j’avais en tête était mon mari et mes deux enfants, âgés de 13 et 17 ans. Que ressentaient-ils ? Qu’est-ce qui m’arriverait ? Ma fille de 13 ans m’a regardée avec ses yeux remplis de larmes et m’a demandée : « Maman, vas-tu mourir ?». Mon cœur est devenu lourd ; tout ce dont j’avais bâti semblait s’effondrer devant moi. Ceci ne pouvait pas m’arriver… Le cancer ?

Heureusement, un ami m’a introduite à mon « ange », Filomena Servidio-Italiano de l’ACCC. Je l’ai immédiatement téléphonée. Au moment où je lui ai parlée, je savais que j’étais entre bonnes mains. Elle m’a rassurée et m’a éduquée au sujet du cancer colorectal, une maladie dont je connaissais très peu. J’avais entendu parler du cancer colorectal, mais je n’avais jamais compris ce que c’était réellement. Elle a remédié à cela très rapidement. Filomena m’a référée à un excellent centre de cancérologie et aux meilleurs oncologues.

En mars 2015, une fois que mon traitement a été mis en place, j’ai débuté de la radiothérapie et chimiothérapie. En juillet, j’ai subi une intervention chirurgicale pour enlever ma tumeur. Six semaines plus tard, j’ai fait quelques séances supplémentaires de chimiothérapie.

Filomena a été présente pour moi dès le commencement. Elle m’a offerte des conseils et du soutien, jour et nuit. Sans elle, je ne serais pas où je suis aujourd’hui ! Je suis très reconnaissante à mon mari et mes deux enfants pour tout leur soutien. La présence de ma famille et mes amis a été remarquable. Ils m’ont tous aidée pendant cette période difficile.

Tout au long de ce périple, l’ACCC m’a éduquée sur la maladie et m’a offerte du soutien et des conseils. J’ai beaucoup appris grâce à eux. Mais plus important encore, j’ai appris que cette maladie n’affecte pas seulement les personnes plus âgées. Elle est présente chez les hommes et les femmes de tout âge. Le cancer colorectal ne discrimine pas.

Il est primordial de s’éduquer et d’être proactif. Les modes de vie sains, comprenant les bonnes habitudes alimentaires et l’exercice, sont essentiels pour prévenir le cancer colorectal, sans oublier le dépistage. Saviez-vous que même si vous avez déjà été atteint du cancer du côlon, l’adoption de saines habitudes de vie peuvent prévenir les récidives de la maladie ?

L’ACCC est disponible pour des gens comme vous et moi. Plus spécifiquement, l’ACCC est là pour des personnes qui ont désespérément besoin de soutien, d’orientation et surtout d’éducation. Leur but ultime est d’aider les gens concernés à passer au travers les hauts et les bas de cette terrible maladie. L’ACCC fournit aux patients et aux personnes soignantes des informations précieuses et des rencontres mensuelles avec des groupes de soutien. Ceux-ci permettent aux participants de raconter leurs histoires et recevoir les informations les plus récentes sur les nouvelles thérapies.

Je suis si heureuse d’avoir inclus l’ACCC dans mon parcours. Avec leur aide, je suis sans trace de cancer aujourd’hui ! Ils m’ont redonnée ma vie auprès de mes enfants et mon mari. Merci à l’ACCC et tout le soutien et les conseils donnés. Vous êtes vraiment des anges !

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« Ils ont fait une énorme différence dans ma vie… Ils me l’ont redonnée ! »

Maintenant, c’est à mon tour de redonner à l’ACCC en organisant un Gala qui servira de levée de fonds. L’événement aura lieu le samedi, 4 juin 2016, au Le Parc Banquet Hall à Thornhill. Joignez-vous à moi pour rendre hommage à l’ACCC ! Veuillez communiquer avec moi à taurasimarie@gmail.com pour de plus amples renseignements sur l’événement.

Linda Wilkins – Témoignage d’une patiente de stade IV

Linda Wilkins – Témoignage d’une patiente de stade IV

IMG_0289Mon nom est Linda Wilkins et j’ai 70 ans. J’ai réussi à me rendre à cet âge en grande partie grâce à l’aide que j’ai reçu de l’ACCC et son groupe de soutien CCRAN, dirigé par Filomena Servidio-Italiano.

J’ai été diagnostiqué avec un cancer colorectal de stade IV en août 2005. J’ai subi ma première opération pendant le mois de novembre afin d’éliminer les tumeurs primaires qui envahissaient 75 pourcent de mon côlon. Par la suite, un cycle complet de chimiothérapie m’attendait.

Ensuite, en mars 2006, j’ai eu une seconde opération pour retirer une métastase dans mon poumon droit. Et par la suite, encore plus de chimiothérapie.

Par après, on a découvert que j’avais une tumeur inopérable sur le côté droit de ma poitrine. Même après un cycle de radiothérapie et plus de chimiothérapie, mon oncologue m’a annoncé que la prochaine étape était les soins palliatifs.

Lorsqu’on m’a dévoilé cette nouvelle, je n’étais pas au courant de l’ACCC, ni de leur récent groupe de soutien CCRAN. Je m’étais obligée à accepter le pronostic du médecin. Heureusement, à sa clinique, j’ai entendu un homme parler à propos du groupe CCRAN et de son traitement personnel. Je lui ai posé quelques questions et il m’a suggéré de venir à la prochaine rencontre, qui était le dimanche suivant.

Lors des réunions mensuelles du groupe CCRAN, chacun parle de ses situations pour ensuite échanger sur les différentes façons de s’entraider face à cette maladie. Filomena nous présente une panoplie de nouvelles recherches et beaucoup d’informations à chaque réunion. Elle nous explique en détails les mises à jour et les dernières découvertes. Nous sortons de ses réunions avec encore plus de connaissances à chaque fois.

C’est à ce moment que ma vie a pris un nouveau tournant. J’ai tellement appris que je n’ai jamais regardé derrière. J’ai reçu le traitement par Avastin à Buffalo. Grâce à Filomena et sa référence à un chirurgien thoracique, j’ai été capable d’obtenir la fameuse opération inopérable à l’Hôpital général de Toronto.

Mon histoire date de plus de 7 ans maintenant et je suis toujours sans aucune trace de la maladie. Suis-je une exception? Peut-être. Par contre, j’ai appris la leçon la plus importante, qui est d’être son propre militant. Essayez de transmettre ce message à tous ceux qui écouteront.

Je dois ma vie à l’ACCC et leur groupe de soutien CCRAN.

 

Sincèrement,
Linda Wilkins

 

Le Côlon géant arrive au Pen Centre à St. Catharines en Ontario

Le Côlon géant arrive au Pen Centre à St. Catharines en Ontario

 

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Les magasineurs et magasineuses auront plus que des magasins à parcourir au Pen Centre, vendredi et samedi, les 4 et 5 mars.

Ils auront aussi la possibilité de se promener dans le Côlon géant, ce qui leur permettra d’en apprendre davantage sur le cancer colorectal et plusieurs autres maladies du côlon.

Le programme de dépistage du cancer colorectal du Système de Santé de Niagara (SSN), en partenariat avec le Centre de cancérologie Juravinski de Hamilton, vous apporte la Tournée du Côlon géant au centre commercial de St. Catharines. Cette activité est dans le cadre du mois de la sensibilisation au cancer colorectal.

Le Côlon géant de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) est une reproduction gonflable du côlon humain de 40 pieds de long par 8 pieds de haut.

Le SSN a établi un partenariat avec la Tournée du Côlon géant, qui est une exposition éducative visant à sensibiliser les Canadiens face à cette maladie évitable, traitable et guérissable.

Une équipe d’infirmières et de spécialistes du Système de Santé de Niagara seront sur place afin d’offrir des informations sur le dépistage, un processus simple qui permet d’identifier le risque de développer un cancer.

La marionnette de l’ACCC, Dr Preventino, accueillera tous les visiteurs et les guidera à travers le Côlon géant. En passant par des hémorroïdes géants à des polypes de grande taille, tout sera présenté à grande échelle.

En explorant le Côlon géant, le Dr Preventino, affiché sur des écrans interactifs, fournira aux visiteurs des conseils sur les modes de vie sains et des explications sur les diverses maladies du côlon.

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Détails de la Tournée du Côlon géant :

Où? Pen Centre, St. Catharines

Quand?  Vendredi, le 4 mars de 10h à 21h, et samedi, le 5 mars de 9h à 18h.

Pourquoi? Pour sensibiliser la population au cancer colorectal et démontrer l’importance du dépistage régulier. Pour de plus amples renseignements concernant le programme de dépistage du Système de Santé de Niagara, veuillez cliquer ici

Dix craintes liées à la coloscopie

Dix craintes liées à la coloscopie

À ce jour, nous savons que le meilleur moyen de prévenir le cancer colorectal demeure le dépistage. Or, plusieurs personnes hésitent à se faire dépister en raison de l’inconfort que produit la seule mention de la coloscopie. Bien que la coloscopie ne soit pas la seule méthode de dépistage du cancer colorectal, elle demeure la plus efficace, car elle permet un examen approfondi du côlon. L’American Cancer Society publiait en octobre 2006 une liste des 10 craintes les plus répandues par rapport à la coloscopie. Six ans plus tard, il semblerait que ces craintes soient toujours l’un des facteurs qui repoussent les gens à se faire dépister.

Qu’est-ce que la colonoscopie?

La colonoscopie ou coloscopie est une procédure qui consiste à insérer une sonde appelée coloscope qui est une sorte de petite caméra permettant d’explorer l’intérieur du côlon de façon très complète. La sonde permet d’explorer en profondeur l’intérieur du corps, du rectum jusqu’à l’intestin grêle. Cet examen demeure le plus complet pour le dépistage du cancer colorectal.

La colonoscopie en image

 

Voici un dossier complet pour que vous n’ayez plus à craindre la colonoscopie !

  1. J’ai peur de la douleur

Un sédatif est donné au patient afin de minimiser l’inconfort de l’intervention. Le test est d’une durée moyenne de 30 min, à moins que la découverte et le retrait d’un polype ne nécessitent une prolongation. La sédation devrait vous aider à vous détendre. Certaines personnes réagissent mieux que d’autres au stress et à la douleur. Si la peur de la douleur vous empêche de passer votre examen, discutez-en avec votre médecin qui pourra ajuster la procédure en conséquence.

  1. Je suis gênée à l’idée de savoir que quelqu’un regardera par là…

La gêne est sans doute l’un des éléments très embêtants lorsque l’on doit se soumettre à un tel examen. Dites-vous que, lors de l’examen, vous n’aurez pas conscience que votre médecin regarde par là! Le personnel médical est conscient de la gêne engendrée par ce type d’intervention et a l’habitude d’agir de façon très professionnelle. La sédation vous permettra d’être plus détendu et la procédure aura lieu dans une salle privée à l’abri des regards. Dites-vous que votre médecin a tout de même choisi sa profession et qu’il en a vu bien d’autres…

  1. Je ne sais pas si je serai capable de suivre la procédure préparatoire

La préparation à une colonoscopie est sans doute la partie causant le plus de désagréments aux patients. Parce que votre côlon doit être complètement vide et propre, votre médecin vous prescrira des laxatifs sous forme de liquide, de pilule ou les deux. Il est important que le côlon soit complètement vidé afin que votre médecin puisse bien voir l’intérieur de celui-ci. On vous demandera aussi d’être à jeun quelques heures avant l’intervention. Il est possible qu’on vous demande de ne boire que des liquides clairs, car les jus avec colorant rouge, bleu ou mauve peuvent demeurer à l’intérieur du côlon et être pris pour du sang lors de l’examen. La préparation est désagréable, mais il existe différentes façons de procéder. N’hésitez pas à poser des questions à votre médecin pour trouver la procédure qui vous conviendra.

  1. J’ai peur de devoir m’absenter trop longtemps du travail

Vous devrez peut-être prendre une journée de congé avant la colonoscopie, car vous devrez passer beaucoup de temps à la toilette. Selon les traitements prescrits, certaines personnes ont des résultats plus inconvénients que d’autre. N’oubliez pas de demander l’avis de votre médecin. Vous ne pourrez pas retourner au travail après la colonoscopie, car vous serez encore trop endormie. Il est aussi préférable que quelqu’un vienne vous chercher après la procédure, car vous serez dans l’incapacité de conduire. Par contre, la plupart des gens sont en mesure de reprendre leurs activités quotidiennes rapidement.

  1. J’ai peur que ce soit trop dispendieux

Si vous bénéficiez de l’assurance maladie de votre province, la colonoscopie est gratuite et accessible pour tous.

  1. J’ai peur de devoir attendre trop longtemps avant d’avoir un rendez-vous

Le cancer colorectal est la 2e cause de mortalité par cancer au Canada, et le dépistage précoce est la meilleure façon de lutter contre cette maladie. Il existe des programmes de dépistage accessible à tous à travers le pays. Pour connaître la procédure à suivre afin de passer un test de dépistage partout au Canada, consultez le lien suivant : www.cancerview.ca/portal/server.pt/community/C_lonversation/492/O_subir un test de d_pistage/4729

Si vous n’avez pas de médecin de famille et que vous avez du sang dans vos selles, des douleurs abdominales importantes ou tout autre symptôme vous laissant perplexe, n’hésitez pas à vous rendre à l’urgence. Si vous avez du sang dans vos selles, n’attendez pas!

  1. Je ne peux pas me permettre de rester au lit plusieurs jours

Une fois les effets de la sédation dissipés, vous pourrez retourner à vos occupations très rapidement. Si votre médecin doit vous retirer un polype, il vous recommandera peut-être de limiter vos activités et de vous reposer davantage. D’ordre général, malgré l’envie de vous reposer, vous n’aurez pas à rester au lit.

  1. J’ai peur des inconforts après l’intervention

Le corps humain est une machine extraordinaire qui s’adapte très rapidement. Vous pourriez avoir des gaz, ressentir des crampes causées par ceux-ci ou avoir des saignements, mais tous ces inconforts devraient s’estomper en quelques heures ou du moins, dès que vous recommencerez à manger.

  1. J’ai peur que l’examen révèle de mauvaises surprises

Plusieurs personnes évitent la colonoscopie, car ils préfèrent ne pas savoir. Pourtant, nous savons que le cancer colorectal est un cancer guérissable dans 90 % des cas lorsqu’il est dépisté de façon précoce. La découverte d’un polype n’est pas dramatique en soi. Les polypes ne sont pas tous cancéreux et ceux-ci lorsqu’ils sont détectés à temps sont nettement plus faciles à éliminer que lorsque le cancer s’est rependu. Le cancer colorectal est une maladie qui se développe lentement et souvent sans symptômes, d’où l’importance de se faire dépister. Il vaut mieux se faire enlever un polype pendant qu’il est encore jeune plutôt que de le laisser croître lentement et sournoisement à l’intérieur de vous.

  1. J’ai peur que mon médecin manque quelque chose

Il est important en tant que patient de poser des questions à votre médecin. La colonoscopie est effectuée par un spécialiste qui a l’habitude de ce type de procédure. Si vous êtes mal à l’aise avec votre médecin et que vous avez des doutes, n’hésitez pas à demander un deuxième avis médical. C’est de votre santé dont il est question et vous avez tout à fait le droit de trouver des réponses claires à vos questions.

 

Pour savoir où et comment passer un test de dépistage partout au Canada :

www.cancerview.ca/portal/server.pt/community/C_lonversation/492/O_subir un test de d_pistage/4729

Pour plus d’informations sur les tests de dépistages, les personnes ciblées et toutes autres questions en lien avec le dépistage :

www.cancerview.ca/portal/server.pt/community/colonversation/492/pourquoi_subir_un_test_de_dépistage_/4727

Pour en savoir davantage sur les symptômes du cancer colorectal :

www.colorectal-cancer.ca/fr/les-faits-detour/symptomes/

Pour communiquer avec l’ACCC :

1-877-50-COLON

www.colorectal-cancer.ca/fr/