Archive for May, 2010

Quand la maladie d’un proche change la vie

Quand la maladie d’un proche change la vie

De la gauche: Susan Wener, Jonathan Wener and Gerry Levy

Au début de la trentaine, Susan Wener apprend qu’elle souffre d’un cancer colorectal. Son mari, le prospère promoteur immobilier Jonathan I. Wener, demande à son médecin ce qu’il peut faire pour la sauver. ” Rien, lui répond celui-ci, mais vous pouvez aider à lutter contre cette maladie. ”

C’est ainsi qu’est né le Défi corporatif Canderel, au nom de la société dont M. Wener préside le conseil, et qui a versé depuis 1989 six millions de dollars pour les activités de recherche sur le cancer à parts égales entre le Goodman Cancer Centre de l’Université McGill et l’Institut du cancer de Montréal de l’Université de Montréal.

Cette année seulement, l’événement qui consiste à faire courir ou marcher des équipes d’employés commandités dans les rues du centre-ville de Montréal a permis d’amasser 300 000 $. ” C’est en plus une excellente activité de consolidation d’équipes “, précise M. Wener.

Cinq ans après avoir guéri de son cancer colorectal, avant d’atteindre 40 ans, Susan Wener a perdu un poumon, conséquence de son premier cancer. Aujourd’hui, à 55 ans, elle en est à sa 16e année de rémission et se porte à merveille, assure son mari.

Dans le cas de son deuxième cancer, Mme Wener a refusé la chimiothérapie. Elle a plutôt choisi d’expérimenter d’autres traitements. ” Il y a une énergie en nous que nous autres Occidentaux comprenons mal, explique M. Wener. Nous traitons la maladie, alors que les Asiatiques font de la prévention. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux. ”

M. Wener insiste sur le fait qu’il n’impose pas de conditions aux deux centres de recherche auxquels il fait ses dons, contrairement à beaucoup de donateurs. ” Les chercheurs sont bien mieux placés que moi pour déterminer la meilleure façon d’utiliser cet argent. C’est contreproductif de leur imposer des contraintes. ”

Déjà une troisième vie !

Organiser cet événement annuel, un des plus importants du genre au Canada, cela suffirait amplement pour aider la société, pour ” faire sa part ” comme on dit. Ce n’est pourtant qu’une activité charitable parmi bien d’autres pour M. Wener, 59 ans. ” Je passe 40 % de mon temps à essayer d’aider les autres “, affirme celui qui gère 6,5 millions de pi2 de superficie de bureau, dont 3 millions lui appartiennent en propre.

Canderel est en train de construire Aura, un immeuble de 75 étages à Toronto, qui sera le plus important complexe de copropriétés résidentielles du Canada. Le promoteur envisage aussi de construire un immeuble de bureaux au Square Phillips, à Montréal.

M. Wener, qui emploie 150 personnes, a déjà été président de l’Hôpital général juif de Montréal. Il siège maintenant à son conseil, comme sa femme, et à son comité exécutif. Il est aussi membre d’une foule de fondations, comme celle du Maire de Montréal, du Grand Montréal, de Centraide, etc. Il a fait la planification stratégique des immeubles de l’Université Concordia, dont il est vice-président du conseil, il s’est occupé à titre gracieux de l’achat de terrains pour cette université et pour l’Hôpital juif, il est engagé dans la Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal et dans le Festival des arts de Saint-Sauveur. Il encourage fortement ses employés à s’engager aussi.

S’il dit que la maladie de sa femme à un âge si jeune n’a pas changé sa façon de faire des affaires, elle a changé sa façon de vivre. ” Ça a ajouté de la valeur à chacune de mes journées et ça m’a rapproché de ma famille. J’ai l’impression d’en être à ma troisième vie, lance M. Wener. Quand on me demande si je songe à prendre ma retraite, je réponds que je l’ai prise il y a 30 ans. Depuis, je m’amuse “, dit-il, en riant.


Sources: lesaffaires.com

DIAGNOSTIC – Un documentaire-choc sur la médecine familiale au Québec (vidéo)

Cancer colorectal : Les légumes protègent… les non-fumeurs

Cancer colorectal : Les légumes protègent… les non-fumeurs

Selon une étude publiée cette semaine, consommer 6 portions de fruits et légumes par jour diminuerait la survenue d’un cancer colorectal chez les non-fumeurs, mais l’augmenterait chez les fumeurs.

600 g par jour : c’est la quantité quotidienne de fruits et légumes qu’il convient de manger pour diminuer de 20 à 25 % le risque de développer un cancer du côlon. Paradoxalement, ceci ne serait valable que chez les non-fumeurs. C’est ce que révèle une étude européenne dont les résultats ont été publiés mercredi dans l’American Journal of Clinical Nutrition.

Entre 1992 et 2000, les chercheurs ont interrogé plus de 450 000 personnes sur leurs habitudes alimentaires. Ils les ont ensuite suivis jusqu’en 2006 pour mesurer le nombre de cancers colorectaux développés et le taux de décès.

Résultats : ceux qui mangent le plus de fruits et de légumes (ou de légumes seuls) ont moins de cancers colorectaux que les autres, particulièrement de cancer du côlon. Au contraire, cette consommation augmentait le risque de cancer du côlon chez les fumeurs.

Les chercheurs ne sont, pour l’instant, pas en mesure d’expliquer la différence entre fumeurs et non fumeurs. Davantage de recherches seront donc nécessaires pour expliquer ces résultats.

Van Duijnhoven FJ . Fruit, vegetables, and colorectal cancer risk: the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition. Am J Clin Nutr. 2009 Apr 1.


Source: elmoudjahid.com

Escherichia Coli ? Un remède naturel inattendu pour le cancer colorectal

Escherichia Coli ? Un remède naturel inattendu pour le cancer colorectal

Le cancer colorectal est une des formes les plus répandues de cancers dans le monde. La maladie a la plus forte incidence dans bien des pays développés, affectant des milliers de personnes aux États-Unis chaque année. Bien que le cancer colorectal touche principalement les personnes ayant plus de 50 ans, certaines formes de la maladie peut aussi survenir chez les jeunes adultes et même des enfants. Le cancer colorectal est une maladie mortelle qui se produit dans des organismes génétiquement hérités et de facteurs environnementaux.

Selon les causes qui entraînent le développement de cancer du côlon, il existe deux types principaux de la maladie:

* Le cancer colorectal héréditaire et acquises (sporadique) du cancer colorectal. Le cancer colorectal génétiquement hérité survient généralement dû à la transmission d’une anomalies physiologiques du côlon d’une génération à l’autre. La cause sous-jacente du cancer colorectal héréditaire est la formation de polypes du côlon, des tissus qui peuvent devenir malignes. Le cancer colorectal génétiquement hérité peut se produire à tout âge.
* Le cancer colorectal sporadiques survient généralement comme une conséquence de l’alimentation inappropriée, mode de vie malsain, l’obésité et l’inactivité physique. Le cancer colorectal sporadique est caractérisé par la formation de tumeurs. Ce type de cancer colorectal est plus difficile à diagnostiquer et il touche principalement les personnes âgées. Contrairement au cancer colorectal héréditaire, le cancer colorectal peut être efficacement empêchée en temps voulu en améliorant son mode de vie et en ajustant ses habitudes alimentaires.

Indépendamment de ses causes réelles, le cancer colorectal nécessite généralement une intervention médicale. Si la maladie est décelée tôt, les traitements médicaux actuellement disponibles peuvent contrôler la progression de celui-ci et ainsi prolonger l’espérance de vie du patient. Cependant, actuellement il n’y a pas de traitement efficace pour le cancer colorectal et les médecins s’efforcent de trouver des formes plus fiables de traitement pour ce type de tumeur maligne.

Les médecins informent qu’une alimentation riche en calcium peut à la fois réduire les risques de cancer colorectal et ralentir sa progression. En présence de bactéries Escherichia coli actif, le calcium semble être un important inhibiteur du cancer colorectal. Des études récentes ont trouvé que la progression du cancer colorectal est ralentie par un type de bactérie qui peuple la tractus gastro-intestinal. Il semble que l’Escherichia coli, la bactérie responsable de la diarrhée, peut effectivement prévenir le cancer du côlon à la multiplication des cellules.

Les toxines produites par Escherichia coli dans le gros intestin déclenchent une libération de calcium, et permettent de ralentir la multiplication des taux de cellules cancéreuses. Les scientifiques tentent actuellement de réduire au minimum les effets secondaires associés à la bactérie Escherichia coli, afin d’introduire ce type d’organisme dans les futurs traitements du cancer colorectal. À présent, les scientifiques se concentrer sur la modification de ce type de bactéries pour qu’il puisse agir comme un agent actif et ainsi arrêter la division des cellules malignes.


Source: stomie.be

Le cancer colorectal et les maladies inflammatoires de l’intestin

Le cancer colorectal et les maladies inflammatoires de l’intestin

Le cancer colorectal occupe la troisième place parmi les cancers les plus répandus chez les Canadiens et frappe plus de 20 000 d’entre eux chaque année. Sur une échelle globale, l’Ontario compte le plus grand nombre de cas de cancer colorectal au monde. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut le guérir dans plus de 90 % des cas à condition de le découvrir à un stade précoce. Bref, le dépistage est essentiel à la survie.

Quel est le lien avec les maladies inflammatoires de l’intestin (MII)? Les personnes atteintes d’une MII courent plus de risques de développer un cancer colorectal, suivant le nombre d’années qu’elles vivent avec une MII.

Des études ont démontré que les probabilités qu’un individu développe un cancer colorectal après dix ans aux prises avec une MII sont de l’ordre de 2 %. Par la suite, le risque s’accroît pour atteindre jusqu’à 30 % après 30 ans. En d’autres mots, les risques augmentent avec l’âge.

Le risque accru de développer un cancer colorectal en vieillissant s’applique également à l’ensemble de la population générale. En fait, l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) recommande que tous les Canadiens (hommes et femmes) âgés de 50 ans et plus se soumettent à un test de dépistage du cancer colorectal. L’ACCC recommande également aux personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal de se soumettre au test de dépistage plus tôt.

Le test de dépistage régulier est essentiel pour détecter ce type de cancer à un stade précoce. Encore une fois, nous n’insisterons jamais assez sur le fait que dépisté tôt, le cancer colorectal répond très bien aux traitements.

Le dépistage est particulièrement important pour les personnes touchées par une MII, parce que les signes avant-coureurs d’un cancer sont semblables aux symptômes de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse. Tandis que le commun des mortels pourrait s’inquiéter de déceler du sang dans ses selles, de noter des troubles du transit, d’alterner entre diarrhées et constipation, d’éprouver une sensation persistante de ballonnement et des crampes, les individus atteints d’une MII ne s’alarmeront pas de ces symptômes.

Qu’entend-on par « dépistage régulier »? On recommande à toute personne dont le côlon est touché par la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse depuis plus de dix ans, de subir une coloscopie une ou deux fois par année. Les tests tels que le lavement baryté à double contraste, la recherche de sang occulte dans les selles et la sigmoïdoscopie à sonde souple ne sont pas aussi précis que les tests au cours desquels on pratique une biopsie.

Même en se soumettant régulièrement au test de dépistage du cancer colorectal, il peut s’avérer difficile de le détecter chez les patients atteints d’une MII. Malgré cela, il vaut mieux pour vous de profiter de l’occasion de subir le test de dépistage plutôt que de rester assis et d’espérer que tout aille bien. Menez une lutte bien informée!

Toute personne souffrant d’une MII doit essentiellement être en mesure de gérer les risques liés à sa maladie avec le soutien de son gastro-entérologue. Les individus aux prises avec la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse depuis plus de dix ans sont plus à risque de développer un cancer colorectal. Il n’en demeure pas moins, que vous devez parler des tests de dépistage avec votre médecin. Le message est clair : « Agissez; informez-vous et passez le test de dépistage. »


Source: Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin

Formation de mentorat auprès des personnes atteintes du cancer 2010

Formation de mentorat auprès des personnes atteintes du cancer 2010

Du 19 au 21 mai, l’Hôtel Marriott du Centre Eaton dans le centre-ville de Toronto a accueilli une trentaine de personnes provenant de toutes les régions du Canada, parmi eux plusieurs survivants, qui sont venus participer à une séance de formation de trois jours pour apprendre à fournir un soutien psychologique efficace en tant que membre du programme de mentorat auprès des personnes atteintes du cancer de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC).

En 2007, l’ACCC a mis sur pied un programme pancanadien de mentorat auprès des personnes atteintes de cette maladie. Par cette mesure, l’ACCC veut assurer à ces personnes le soutien qui leur est indispensable et l’information dont elles ont besoin. L’objectif du programme consiste à aider les personnes atteintes à composer avec le cancer et à retrouver le sentiment d’avoir une emprise sur leur vie et à prendre leur situation en main.

Le programme fait appel à des bénévoles dévoués vivant dans toutes les régions du Canada et appelés « mentors ». Ces derniers ont reçu une formation spéciale portant sur les traitements médicaux et chirurgicaux utilisés pour le cancer colorectal, l’adaptation psychosociale, la communication, le soutien affectif et les rouages du système de santé, entre autres. Les personnes atteintes qui communiquent avec l’ACCC pour obtenir du soutien sont dirigées vers le mentor de leur région, qu’elles peuvent joindre par courriel ou téléphone. Dans bien des cas, les mentors sont des gens qui ont eux-mêmes fait face au cancer. Tous sont sensibilisés aux différences culturelles, respectent les principes de confidentialité et apportent leur aide sans poser de jugement. La mise en œuvre du programme se fait sous la direction du Dr Linda Edgar, Ph. D., infirmière diplômée, chercheure et directrice des programmes de soutien à l’ACCC.

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet du programme de mentorat auprès des personnes atteintes, communiquez avec :

Association canadienne du cancer colorectal
5, Place Ville-Marie, Suite 1230
Montréal, QC H3B 2G2

Courriel : information@colorectal-cancer.ca
Tél. : 514.875.7745; ligne sans frais : 1-877-50COLON (26566)
Téléc. : 514.875.7746

Organisation mondiale de la santé : Le cancer

Organisation mondiale de la santé : Le cancer

* Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde à l’origine de 7,4 millions de décès en 2004, soit 13% de la mortalité mondiale.
* Les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du colon et du sein sont chaque année les plus meurtriers.
* Les cancers les plus fréquents ne sont pas les mêmes chez l’homme et chez la femme.
* Environ 30% des décès par cancer pourraient être évités.
* Le tabagisme est le facteur de risque cancéreux le plus important.
* Le cancer survient à la suite de la modification d’une seule cellule. Cette modification peut être provoquée par des agents extérieurs ou des facteurs génétiques héréditaires.
* On estime que d’ici 2030, le nombre de décès par cancer devrait poursuivre sa progression et atteindre 12 millions de personnes.

Pour en savoir plus, consulter la page sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé.

24h: “5000 cas de cancer de plus que prévu au Québec?”

24h: “5000 cas de cancer de plus que prévu au Québec?”

Le Dr Pierre Audet-Lapointe.

50 000 québécois recevraient un diagnostic de cancer en 2010 contrairement aux 45 000 estimés par la Société canadienne du cancer mercredi, un écart de 10%.

Ces chiffres révisés ont été présentés jeudi par Coalition priorité cancer, alléguant que comme le Québec ne dispose actuellement pas d’un registre national des cancers, certaines données cliniques n’ont pas été prises en compte dans les chiffres présentées mercredi et ne sont donc pas représentatifs de la réalité de la Belle Province.

Présent pour l’occasion, le porte-parole de la coalition, le Dr Pierre Audet-Lapointe a d’ailleurs noté que le Québec faisait piètre figure en ce qui a trait à l’état de situation du cancer, et se trouve même « au dernier rang des provinces canadiennes et parmi les pires des nations industrialisées ».


Source: 24hmontreal.canoe.ca

Le cancer : première cause de décès au Canada

Le cancer : première cause de décès au Canada

La Société canadienne du cancer publie ses Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 et accorde une attention particulière aux soins et au soutien offerts aux patients en fin de vie

Les nouvelles statistiques canadiennes sur le cancer publiées ce matin par la Société canadienne du cancer (SCC) confirment que le cancer est désormais la première cause de mortalité au pays – et non plus seulement au Québec- et que la maladie continue de progresser partout au pays.

En 2005 (données disponibles les plus récentes), 230 132 personnes sont décédées au pays — 29 % des décès étaient imputables au cancer contre 28 % pour les maladies de l’appareil circulatoire. En raison du vieillissement et de l’augmentation de notre population, la SCC estime que le nombre de décès dus au cancer va accroître dans les prochaines années.

Faits saillants : Statistiques canadiennes sur le cancer 2010

o En 2010, au Québec, il y aura 45 200 nouveaux cas de cancer (173 800 au Canada) et 20 300 décès attribuables à cette maladie (76 200 au Canada).
o Chaque jour, environ 124 personnes recevront un diagnostic de cancer et 56 personnes mourront de cette maladie au Québec (environ 475 nouveaux cas et 209 décès au Canada).
o En général, les taux d’incidence et de mortalité sont plus élevés au Québec et dans les provinces de l’Atlantique. C’est en Colombie-Britannique qu’ils sont les plus bas.
o Le cancer du poumon, le cancer du côlon et du rectum, le cancer de la prostate et le cancer du sein représenteront plus de la moitié des nouveaux cas diagnostiqués (soit 54,4 %).
o Au Québec, près du tiers des décès par cancer – soit 32,5 % » – sont imputables uniquement au cancer du poumon (27 % pour tout le pays).
o C’est au Québec que l’on va enregistrer le taux de mortalité au pays le plus élevé chez les femmes en lien avec le cancer du poumon (30 % contre 26 % pour tout le Canada).
o Chez les femmes, la hausse des taux d’incidence et de mortalité imputables au cancer du poumon se poursuit – en fait, ces taux ont plus que triplé depuis 1975. Résultat : au Québec, le cancer du poumon tuera cette année deux fois plus de femmes que le cancer du sein fera de victimes (2900 cas contre 1400).
o Chez les hommes, le taux d’incidence du cancer du poumon et le taux de mortalité attribuable à ce dernier continuent également d’être les plus élevés au Québec.
o On diagnostique davantage de cancers chez les hommes que chez les femmes, mais l’écart entre les deux sexes s’est rétréci ces dernières années (51,7 % des cas surviennent chez les hommes, contre 48,3 % chez les femmes).
o Le risque d’être atteint d’un cancer augmente avec l’âge (88 % des nouveaux cas de cancers qui seront diagnostiqués en 2010 le seront parmi les personnes âgées de 50 ans et plus).

Thématique spéciale : le cancer et les soins de fin de vie

Selon le volet spécial du livret des Statistiques canadiennes sur le cancer 2010, la nature et la qualité des soins et des services qui vont permettre à un patient atteint d’un cancer de mourir dans la dignité dans le milieu de son choix dépendent de l’endroit où cette personne habite au Canada.

Pour la SCC, il importe que lorsque l’équipe de soins d’un patient détermine qu’un cancer est incurable, on puisse envisager des soins de fin de vie dans le continuum des soins et des services pour :

o le soulagement des symptômes physiques, comme la douleur, les nausées et l’essoufflement;
o la prise en compte des besoins émotionnels, tels que l’anxiété et la dépression;
o la prise en considération des besoins spirituels;
o le soutien des aidants.

Le rapport spécial du livret des Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 démontre certains faits troublants en matière de soins de fin de vie au pays :

o Les services permettant à une personne de mourir chez elle lorsqu’elle le souhaite sont inadéquats.
o Cela s’explique notamment par le fait que les personnes qui vont mourir n’ont pas accès à des services communautaires dans certaines régions du Canada — environ 85 % des Canadiens ayant besoin de soins palliatifs à domicile n’ont pas accès à ces services spécialisés.
o Il existe des services de soins palliatifs, mais ils sont souvent inutilisés.
o Les patients et leur famille ignorent parfois l’existence de tels services.
o Parce qu’il est souvent difficile de prévoir la mort, les professionnels de la santé peuvent être incapables de déterminer le moment où une personne atteinte d’un cancer devrait commencer à recevoir des soins à visée palliative plutôt que thérapeutique. La prestation tardive de soins palliatifs peut ainsi faire en sorte qu’un patient ne bénéficiera pas de soins axés directement sur les besoins d’une personne qui va s’éteindre.
o Les familles s’occupant de personnes mourantes portent un lourd fardeau psychologique et financier.
o Une récente étude pancanadienne révèle que le coût lié à la décision d’une famille d’accompagner à la maison un proche en phase terminale est d’environ 5000 $.

La SCC convient qu’il est difficile d’évoquer la mort qui va emporter des personnes atteintes d’un cancer, mais qu’il faut absolument continuer de débattre de la question. « Nous devons parler des personnes atteintes d’un cancer qui succomberont de cette maladie dans le but de voir à assurer une qualité de vie et une dignité jusqu’à leur mort », explique le Dr Gilles Pineau, conseiller scientifique, SCC – Division du Québec.

Soins de fin de vie au Québec:

o La population du Québec est vieillissante. De plus en plus de gens atteints de cancer auront donc besoin de soins de fin de vie dans l’avenir.
o Parmi les adultes âgés de 20 ans et plus, 264 389 décès dus à toutes sortes de causes sont survenus au Québec entre 1997 et 2001. Au total, 180 436 de ces décès ont été classés comme attribuables à une maladie chronique susceptible de bénéficier de soins palliatifs de fin de vie (environ 45 % de ces décès étaient liés au cancer).
o Au Québec, les principaux lieux de décès incluent le domicile, les maisons dédiées aux soins palliatifs, les établissements de soins de longue durée et les hôpitaux (établissements de soins généraux ou spécialisés).

Décès à domicile

o Au Québec, 9,7 % des personnes atteintes d’un cancer et pouvant bénéficier de soins palliatifs sont décédées à domicile. Pourtant, s’ils avaient le choix, jusqu’à 80 % des patients atteints de cancer préfèreraient mourir à la maison.
o Les membres de la famille ou les amis sont souvent appelés à devenir les principaux aidants. Même, si ceux-ci sont secondés dans leur tâche par une équipe de soins, cette tâche est souvent une source de stress et d’inquiétude, notamment quand le patient requiert des soins spécialisés et un encadrement à temps plein. Pour la SCC, il est important dans ces situations d’assurer le transfert vers des maisons dédiées aux soins de fin de vie plutôt que vers les hôpitaux ou les urgences.
o Le pourcentage de décès à domicile est plus faible au Québec qu’il ne l’est ailleurs notamment au Royaume-Uni, en Australie ou aux États-Unis. Au Royaume-Uni, en 1999, on rapporte que 25 % des décès liés au cancer surviennent à domicile. En Australie du Sud, 14 % des décès sont survenus à domicile au cours des années 1981 à 1990 parmi les personnes atteintes de cancer. Aux États-Unis, on rapporte qu’en 1997, 24,9 % des Américains de 65 ans et plus atteints de maladies chroniques décédaient à leur domicile.

Décès dans des maisons dédiées

o Au Québec, 4,6 % des décès liés au cancer de personnes pouvant bénéficier de soins palliatifs sont survenus dans des maisons dédiées (centres qui se consacrent aux soins de fin de vie pour des clientèles bien ciblées telles que les personnes atteintes de cancer).

Décès en établissement de soins de longue durée

o Entre 1997 et 2001, 18,6 % des décès de personnes pouvant bénéficier de soins palliatifs ont eu lieu dans des établissements de soins de longue durée. Dans ce cas-ci, l’âge est un facteur déterminant : plus de 30 % des personnes âgées de plus de 80 ans qui étaient susceptibles de bénéficier de soins palliatifs de fin de vie terminent leur vie en établissement de soins de longue durée.

Décès en établissement de soins généraux ou spécialisés (hôpitaux)

o Le pourcentage de décès survenu dans des lits de soins de courte durée (excluant les décès survenus dans les services de soins palliatifs) est de 49,6% chez les patients atteints d’un cancer.
o Les urgences sont très fréquentées en fin de vie au Québec; 42,3 % des personnes décédées d’un cancer ont eu au moins un contact avec l’urgence dans les deux dernières semaines de vie et 3,7 % des décès y sont survenus. Les urgences sont la porte d’entrée pour 78,7 % des hospitalisations menant au décès, et ce, pour toutes maladies confondues (85,4 % pour les personnes de 80 ans et plus).
o Dans leur dernier mois de vie, 12 % des personnes atteintes d’un cancer ont été hospitalisées deux fois ou plus et 35,6% ont séjourné plus de 14 jours à l’hôpital. Ces chiffres indiquent tous le besoin d’améliorer la coordination et la continuité des soins en fin de vie.
o Les derniers jours de vie nécessitent des soins très exigeants et parfois les personnes ressources à domicile sont dans l’incapacité de dispenser les soins appropriés. Plusieurs personnes considèrent que lorsqu’un patient doit être transporté en établissement de soins généraux ou spécialisés afin d’assurer une dispensation de soins palliatifs adéquat pour un séjour de quelques heures ou quelques jours avant son décès, l’objectif de privilégier le maintien de cette personne dans son milieu de vie naturel a été atteint. Toutefois, 41,8 % des cas ont une durée d’hospitalisation supérieure à deux jours — d’où la nécessité d’offrir davantage de services à domicile et d’accroître le nombre de maisons dédiées.

« Permettre à un patient de mourir avec dignité est primordial, a mentionné le Dr Bernard Lapointe, chef de la Division des soins palliatifs de l’Hôpital général juif et directeur de Soins palliatifs McGill. Soulager la douleur, accompagner la vie jusqu’au dernier souffle, soutenir les familles et les proches, et ce, au-delà du décès pendant la période de deuil, nécessite un large consensus social et une mise en place des conditions nécessaires permettant l’accès aux soins et aux services palliatifs pour tous les Québécois et Québécoises qui en ont besoin, peu importe leur lieu de résidence. »

Les services de soins de fin de vie au Québec

o Il existe 23 maisons de soins palliatifs en activité au Québec (une dizaine d’autres sont en projet).
o On compte 14 hôpitaux et centres hospitaliers avec une unité de soins palliatifs. Cette liste n’est pas exhaustive, puisque qu’elle comprend principalement les centres hospitaliers universitaires (ou affiliés) et n’inclut pas les hôpitaux régionaux. Il faut aussi noter que les hôpitaux sans service de soins palliatifs réservent un certain nombre de lits dans les diverses unités pour les personnes ayant besoin de ce type de soins.
o Ce ne sont pas tous les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) qui offrent des soins palliatifs (n’ayant pas le personnel/l’équipement nécessaires). Le bottin du Réseau des soins palliatifs en répertorie cinq au Québec.
o Environ 60 organismes offrent des soins palliatifs à domicile (accompagnement affectif, soins médicaux ou les deux).
o Ressources pour aidants naturels : au moins 215 ressources pour aidants naturels qui offrent soit du répit, soit du soutien affectif, ou les deux. Ces services sont offerts selon la disponibilité des bénévoles de ces centres.

Recommandations de la SCC en matière de soins de fin de vie et en faveur des aidants

o L’analyse des ressources québécoises en matière de soins de fin de vie démontre que les citoyens n’ont pas tous accès à des soins palliatifs au moment où ils en ont besoin et à l’endroit de leur choix. Chaque centre de santé et des services sociaux a son budget qu’il gère selon ses priorités (il en existe 95 au Québec). Les soins offerts divergent donc d’une région à l’autre du Québec. La SCC appuie le ministre de la Santé et des Services sociaux, Dr Yves Bolduc, qui a annoncé récemment son intention de développer un réseau de maisons dédiées aux soins de fin de vie sur tout le territoire québécois.
o Un survol de plusieurs études sur la rentabilité des soins de fin de vie révèle que les maisons dédiées offrent des services interdisciplinaires de fin de vie (soins, soutien, etc.) à moindre coût que ceux dispensés dans les centres hospitaliers de courte durée. Pour la SCC, on doit consentir les efforts nécessaires à la mise en place d’un réseau de soins palliatifs qui assurera l’accès aux soins médicaux pour les patients en fin de vie ainsi que le soutien et l’accompagnement psychosocial autant pour les patients que pour leurs proches.
o L’importance du soutien psycho-social est primordial pour les aidants et reste à développer, mais la SCC continue aussi de faire pression auprès du gouvernement fédéral pour la mise en place d’une stratégie nationale en faveur des aidants de sorte que les proches au chevet d’un être cher en fin de vie soient mieux soutenus financièrement.

« Le Québec s’est doté au début des années 2000 d’une excellente politique en soins palliatifs de fin de vie. Toutefois, l’accès aux soins palliatifs qui permettent le soulagement des symptômes et l’accompagnement de la souffrance vécue en fin de vie demeure toujours très limité sur l’ensemble du territoire québécois », a ajouté Dr Lapointe.

« Le gouvernement québécois doit mettre en place l’accès aux ressources spécialisées nécessaires afin de rassurer la population et les malades que le moment venu, ils auront accès à des soins palliatifs de fin de vie de qualité. Il faut éviter que la majorité des personnes atteintes d’un cancer avancé finissent leur vie en douleur, dans un état de détresse et dans la solitude », a conclu pour sa part Mme Suzanne Dubois, directrice générale de la Société canadienne du cancer, Division du Québec.

Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 est préparé, imprimé et distribué grâce à la collaboration de la SCC, de l’Agence de la santé publique du Canada, de Statistique Canada, des registres du cancer provinciaux et territoriaux, de même que de chercheurs du milieu universitaire et des agences du cancer provinciales et territoriales.


Source: cancer.ca

Sites d’intérêt pour le cancer colorectal

Canada

Association canadienne du cancer colorectal
Cette association propose une foule de services aux personnes atteintes et à leur famille. Par exemple, il est possible d’être jumelé avec un bénévole qui peut aider à trouver l’information et les services voulus.
www.colorectal-cancer.ca

Société canadienne du cancer
En plus d’encourager la recherche et la prévention du cancer, cet organisme bénévole apporte du soutien affectif et matériel aux personnes atteintes de cancer depuis sa création, en 1938. Chaque province compte son bureau local. Leur service d’information téléphonique, destiné aux gens atteints de cancer, à leurs proches, au grand public ainsi qu’aux professionnels de la santé, est bilingue et gratuit. La référence pour trouver réponse à ses questions sur le cancer.
www.cancer.ca

Fondation québécoise du cancer
Créée en 1979 par des médecins qui voulaient redonner de l’importance à la dimension humaine de la maladie, cette fondation offre plusieurs services aux personnes atteintes d’un cancer. Les services offerts varient selon les régions. Par exemple, de l’hébergement à faible prix pour les personnes atteintes et leurs proches, de la massothérapie, des soins d’esthétique ou du Qi Gong.
www.fqc.qc.ca

Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

France

Association pour la Prévention, le traitement et l’Étude des Polyposes Familiales
Pour en savoir plus sur les polyposes familiales.
http://aptepf.free.fr

Association HNPPC :
Pour en savoir plus sur le cancer colorectal héréditaire sans polypose.
http://hnpcc.france.free.fr

Guerir.fr
Créé par le Dr David Servan-Schreiber, psychiatre et auteur, ce site Internet met l’accent sur l’importance d’adopter de bonnes habitudes de vie pour prévenir le cancer. Il se veut un lieu d’information et d’échanges sur des approches non conventionnelles pour lutter contre le cancer ou le prévenir.
www.guerir.fr

La ligue contre le cancer
Pour de l’information et des services aux personnes atteintes de cancer.
www.ligue-cancer.asso.fr

Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer
www.fnclcc.fr

États-Unis

Le CancerNet et L’Office of Cancer Complementary and Alternative Medicine
Ces sites (en anglais) du National Cancer Institute (États-Unis) contiennent de nombreuses pages sur les traitements alternatifs.
www.cancer.gov
www3.cancer.gov

International

Le Centre international de recherche sur le cancer
Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) (L’International Agency for Research on Cancer (IARC)) est membre de l’Organisation mondiale de la Santé.
www.iarc.fr