Archive for March, 2012

Rencontre pancanadienne sur la réforme des politiques de remboursement des appareillages de stomie

Rencontre pancanadienne sur la réforme des politiques de remboursement des appareillages de stomie

Le 2 mars 2012

L’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) recevait la rencontre pancanadienne sur la politique de réforme du remboursement des appareillages de stomie à l’hôtel de l’aéroport le Mariott.

Des professionnels de la santé venant de partout au Canada étaient présents, mettant à contribution leur expertise et expérience à l’élaboration d’un document de consensus sur la réforme des politiques qui gouvernent le remboursement des appareillages de stomie au Canada. Des présentations ont eu lieu au courant de la journée donné par le Dr Jean-François Latulipe chirurgien colorectal, Joanne Hoeflok infirmière stomothérapeute, Dre. Mary Jane Esplen spécialiste psychosociale en oncologie, Dr Chris Longo économiste, ainsi que nos présidentes de rencontre Gwen Turnbull et Louise Forest-Lalande (toutes deux infirmières stomothérapeute) ce qui a permis de préparer le groupe, grâce à leur compréhension de la stomie au Canada.

Des questions, telles que l’impact psychosocial de vivre avec une stomie, le lien psychosocial entre l’amélioration de la qualité de vie et un remboursement optimal, le coût des soins de santé associés aux complications en lien avec le remboursement suboptimal des appareillages de stomie et le système de soin de santé complexe dans lequel s’insèrent les politiques de remboursement actuelles, ont été explorées. La rencontre fut un réel succès considérant que le groupe est arrivé à un consensus sur toutes les déclarations proposées.

Restez à l’écoute alors que l’ACCC s’efforce de faire publier le document de consensus dans l’une des revues de renom au Canada, ce qui sera ensuite utilisé à des fins de plaidoyer en s’adressant aux décideurs politiques provinciaux divers qui supervisent le remboursement des appareillages de stomie.

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Marie-Josée Lafrance

Marie-Josée Lafrance Conjointe de Martin Raymond

En juillet 2008, mon conjoint Martin, a été diagnostiqué avec le cancer du côlon. Il n’y avait pas beaucoup d’espoir, il n’avait que quelques semaines à vivre. Une connaissance m’a dit : « j’ai une histoire fantastique à te raconter, le monsieur s’appelle Barry Stein, il faut que tu le contactes. Il a eu le cancer à l’âge de 41 ans, comme Martin. » Alors je l’ai contacté. Je vais toujours me rappeler de cet appel, il m’a dit « écoute, il y a plein de choses à faire. Quand le médecin dit qu’il n’y a rien à faire, cogne à la porte de quelqu’un d’autre, jusqu’à ce qu’on te dise oui, je vais faire quelque chose. » À ce moment-là, nous avons su qu’il y avait peut-être de l’espoir, il y avait des choses à faire.

Nous avons eu 31 mois ensemble et tous les jours étaient importants parce que nous avons trois enfants. Chaque jour comptait, pour nous tous.

En finissant, ce que j’aimerais dire à Barry, c’est que je ne sais pas ce que nous aurions fait sans toi. Martin, les enfants et moi, nous te remercions du fond du cœur de toujours avoir été là pour nous, de toujours avoir été là.

Tu es un homme d’exception.

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Jim Connors

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Jim Connors

Nos remerciements à Patrick Connors – fils de Jim Connors – pour avoir partagé avec nous le récit de la bataille de son père contre le cancer colorectal.

 

L’histoire de Jim Connors

« Il fut un temps, où ce n’était qu’un mot. Un mot à faire frissonner, un mot irréel, oui, mais ce n’était toujours qu’un mot: Cancer. Cette époque n’est plus que la mémoire d’un souvenir naïf.

Il y a six ans, lorsque l’on a diagnostiqué un cancer colorectal a mon père, ce mot irréel a envahi notre famille. Il y a quatre ans, il a emporté mon père loin de ses amis et de sa famille bien aimée. Encore à faire frissonner, mais non plus irréel, le cancer représente maintenant quelque chose de différent pour moi. Il est trop familier, et porte sont lot d’associations à des souvenirs et des sentiments intenses. Douleur. Colère. Stress. Angoisse. Idéaux nostalgiques. Mais, avec ses associations intenses, les souvenirs et les sentiments, il y a du positif.

Avant tout, il y a le souvenir de la façon dont mon père a choisi d’aborder sa condition. Il était optimiste malgré de sombres perspectives, positif malgré la douleur, et il était immensément concerné par la façon dont sa maladie et ses chances de survie avaient des répercussions sur les vies de ceux et celles qui l’aimaient. Puis, il a choisi d’aider les autres qui avaient la même maladie. Il s’est impliqué dans l’ACCC en devenant militant. Il a insisté pour qu’il y ait davantage de sensibilisation au cancer colorectal, pour des programmes de dépistage précoce et pour le financement de médicaments efficaces. Mon père croyait et soutenait l’ACCC. À travers l’éducation, le soutien et la défense action, l’ACCC à aider plusieurs personnes comme mon père et de nombreuses familles comme la nôtre. Un peu de positif durant les terribles moments difficiles.

 

Je continu à soutenir l’ACCC après sa mort, parce que leur travaille me donne l’espoir de voir le jour où les gens en connaîtront beaucoup sur le mot cancer, mais d’une façon différente, d’une façon ou le cancer sera moins effrayant, moins douloureux et où les seules histoires seront celles des survivants.

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Becky (pink) de Champlain

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Becky (pink) de Champlain

Le récit de Becky (Pink) de Champlain

Le cancer colorectal est souvent silencieux et sournois, je peux en témoigner. À l’âge de seulement 30 ans et avec pratiquement aucun symptôme ou historique familial de cancer, j’ai été diagnostiqué avec un cancer colorectal de stade IV. J’ai une dette de gratitude envers mon médecin de famille qui, par accident (ou par intervention divine), a exigé un examen de laboratoire sur des tests sanguins routiniers de cancer colorectal qui semblaient suspicieux. Elle, ainsi que de nombreux spécialistes, a tenté de me rassurer en me disant qu’il était très rare de voir une telle maladie se développer à mon âge. Par contre, mon insistance à subir des tests plus poussés a été justifiée lorsqu’une tumeur au côlon a été détectée lors d’une colonoscopie.

 

Il s’en est suivi une série de tests et de rendez-vous chez le médecin. Malgré des métastases (tumeurs s’étend rependu à l’extérieur du côlon) détectées dans mon foie et au niveau des ganglions lymphatiques, mes médecins étaient persuadés que j’aurais de bonnes chances de surmonter la maladie avec la chirurgie et des traitements de chimiothérapie. C’est ainsi que tout a commencé. En février 2010, j’ai reçu une chirurgie afin d’enlever la moitié de mon côlon et le deux tiers de mon foie. Après six semaines de convalescence, j’ai commencé une période de chimiothérapie de six mois. Cela a été très éprouvant pour mon corps et un réel défi pour mon esprit. D’un point de vue positif, le temps passé sans travailler m’a permis de passer davantage de temps avec mon plus jeune fils (qui n’avait pas encore deux ans lorsque j’ai été diagnostiquée) et de profiter de moments de joie et de qualité à notre chalet familial.

 

Aujourd’hui, deux ans plus tard, malgré une rechute l’année dernière, lorsqu’une autre tumeur a été détectée dans mon foie, je me sens bien et le pronostique est positif. Ce ne sera pas avant plusieurs années que je saurai si je suis guérie du cancer et c’est pourquoi je continue de vivre au rythme d’une montagne russe de tests sanguins et de dépistage à la recherche d’un signe quelconque, d’un retour du cancer dans mon corps. Je souligne le soutien de mes chers amis, ma famille et mes collègues qui m’ont aidée durant les moments difficiles. Je me suis engagée à amasser des dons et à promouvoir la sensibilisation au cancer colorectal en encourageant le dépistage. J’ai bénéficié du soutien des programmes d’éducation offerts par l’Association canadienne du cancer colorectal après être devenus membre peu de temps suivant mon diagnostic. Je suis fière d’être impliquée pour une deuxième année avec le défi ski « Get up there! » qui apporte de généreux dons aux organismes et contribue au maintien des campagnes de sensibilisation.

 

La vie est remplie de défis, mais aucun n’est insurmontable. Je suis de nouveau impatiente d’atteindre le sommet du mont Wentworth, ma famille et mes amis à mes côtés.

 

 Si vous souhaitez partager votre histoire de courage et d’espoir, afin de nous aider à encourager quelqu’un dans sa bataille contre cette maladie, veuillez nous envoyer votre récit à l’adresse suivante kristah@colorectal-cancer.ca. 

Le défi « Get up There! »

Le défi « Get up There! »

À l’ascension du mont Wentworth pour la cause

Le défi « Get up There » est un mouvement public de sensibilisation et un événement de collecte de dons afin de promouvoir la sensibilisation au cancer colorectal en Nouvelle-Écosse. L’événement dont la mission était de sensibiliser à la prévention et de défaire les tabous associés au dépistage du cancer colorectal a eu lieu le 2 mars dernier.

Débutants au lever du soleil le matin du 2 mars 2012, les 80 participants ont passé une bonne partie de la journée à faire l’ascension du mont Wentworth, en ski, en raquette ou à pied. Après s’être réchauffés au refuge, buvant de l’eau et mangeant un goûter santé, ils ont dévalé la montagne à la marche, à la course ou à ski. Un après-ski avait lieu au Ducky’s à la fin de la journée. Encore une fois, l’événement fut couronné de succès, rapportant plus de 30 000 $. Le montant final sera bientôt dévoilé.

Plaisir et organisation étaient au rendez-vous pour une grande cause. Félicitation à Becky Pink, une grande ambassadrice de l’ACCC, ainsi qu’à tous les participants et organisateurs.

Pour plus d’information sur l’événement, veuillez consulter l’adresse suivante http://www.getupthere.ca.

La journée internationale des femmes

La journée internationale des femmes

 

Les femmes ne sont pas épargnées par le cancer colorectal

C’est aujourd’hui la journée internationale des femmes. Comme l’écrivait la dre Johanne Blais le 6 mars dernier sur son blogue santé de Radio Canada, pendant longtemps, nous avons cru que le cancer colorectal était plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.[1] Or, les statistiques démontrent que ce cancer sournois attaque de façon presque égale les hommes et les femmes.

En effet, ce cancer qui est trop souvent dépourvu de symptômes attaque environ une femme sur 16 et un homme sur 13 au courant de leur vie. L’on estime qu’en 2011, 9 700 femmes ont été atteintes d’un cancer colorectal et de ce nombre 3 900 ont succombé, alors qu’environ 12 500 hommes ont reçu un pareil diagnostique et de ce nombre 5 000 ont succombé.[2]

Ces statistiques alarmantes, font du cancer colorectal le tueur numéro 2 en matière de cancer au Canada, représentant 12% de tous les décès par cancer.[3]

C’est en Colombie-Britannique que l’on dénombre le taux le plus bas de cancer colorectal chez les deux sexes, alors que les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’île du Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse présentent les taux les plus élevés chez les deux sexes.[4]

Ces faits sur le cancer colorectal sont d’autant plus attristants lorsque l’on sait qu’il est évitable, traitable et guérissable dans 90% des cas lorsque dépisté tôt.

Ce que vous pouvez faire pour éviter le cancer colorectal

Une alimentation saine, majoritairement constituée de fruits et légumes, de grains entiers, de protéines maigre et faible en gras, en viande rouge et en alcool, peut vous aider à prévenir cette terrible maladie. La cigarette, le manque d’exercice et le surplus de poids sont également des facteurs de risque élevé de développer un cancer colorectal. À ce jour, le moyen le plus efficace de prévenir la maladie demeure le dépistage précoce. Imaginez qu’un simple test de dépistage du cancer colorectal pourrait vous sauver la vie!

Ainsi, en cette journée internationale des femmes, répandez le mot auprès de celles que vous aimez et encouragez la lutte contre le cancer colorectal; faites-vous dépister!



[1] http://blogues.radio-canada.ca/johanneblais/2012/03/06/cancer-colorectal/

[2] http://www.cancer.ca/Canada-wide/About%20cancer/Cancer%20statistics/Stats%20at%20a%20glance/Colorectal%20cancer.aspx?sc_lang=fr-CA

[3] Statistiques canadiennes sur le cancer 2011, agence de la santé public du Canada, p.15.

[4] Statistiques canadiennes sur le cancer 2011, agence de la santé public du Canada, p.15.



MARS EST LE MOIS DE LA SENSIBILISATION AU CANCER COLORECTAL

MARS EST LE MOIS DE LA SENSIBILISATION AU CANCER COLORECTAL

Enfin, le mois de la sensibilisation au cancer colorectal est arrivée et l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) est fière d’annoncer sa nouvelle campagne SAUVEZDESFESSES.CA servant à promouvoir le dépistage du cancer colorectal au Canada ainsi qu’à soutenir la mission de l’ACCC qui est de promouvoir la sensibilisation, l’éducation, le soutien et la défense action.

L’ACCC encourage l’Implantation de programmes de dépistage pour la population dans toutes les provinces. Nous avons ouvert la voie, à travers différentes campagnes dans plusieurs médias et grâce à notre campagne phare, l’exposition du Côlon géant qui a sillonné le pays, à encourager les individus à se faire dépister.

Une nouvelle recherche menée par le Memorial Sloan-Kettering Cancer Center aux États-Unis a démontré pour la première fois que retirer les polypes précancéreux pourrait réduire de moitié les chances de succomber à la maladie. “Ceci vient souligner la position de l’ACCC qui considère qu’un dépistage fréquent devrait être une priorité au Canada”, selon Berry D. Stein, président de l’ACCC. Afin de renforcer leur message, c’est-à-dire que le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable, l’ACCC lance un programme multimédia demandant au public, et ce plus que jamais, de soutenir l’ACCC en rependant le message qu’un dépistage fréquent peut sauver des vies.

L’ACCC lance également sa première journée annuelle tout en bleu afin d’attirer l’attention nationale sur le cancer colorectal et célébrer le courage de ceux et celles touchés par cette maladie. L’ACCC demande au public de participer en portant du bleu et en faisant un don à L’ACCC le 2 mars 2012, pour aider à promouvoir la sensibilisation au cancer colorectal.

« Cette année au Canada, plus de 22 200 hommes et femmes seront diagnostiqués avec la maladie et environ 8 900 en mourront », selon Barry Stein. « Il n’y pas de meilleurs temps qu’aujourd’hui pour faire tout ce que nous pouvons afin de prévenir la maladie ». Ainsi, voici 10 actions que vous pouvez faire pour vous aider à prévenir la maladie :

Frank Pitman et Michelle Sylvestre de l'ACCC fièrement vêtus de bleu à l'occasion de la journée "tout en bleu" du 2 mars.

 

1.   Consulter un médecin si vous avez des symptômes du cancer colorectal.

Généralement, le cancer colorectal ne vous donnera aucun symptôme. Par contre, dans les stades les plus avancés de la maladie, les symptômes peuvent inclure des selles plus étroites qu’à l’habitude ou du sang dans celles-ci, des crampes abdominales et une perte de poids inexpliqué.

2. Si vous avez plus de 50ans, passez un test de dépistage.

Plus de 90 % des gens diagnostiqués pour un cancer colorectal ont 50ans et plus et la moyenne d’âge pour recevoir un diagnostique est de 64ans. Les recherches démontrent qu’à partir de l’âge de 50ans, une personne sur quatre aura des polypes. La meilleure façon de prévenir le cancer colorectal est de se faire dépister pour la maladie, et ce régulièrement.

3. Manger sainement et de façon équilibrée

Les recherches ont démontré qu’une alimentation riche en fruits et légumes, en grains entiers, en protéine maigre et en gras insaturés était reliée a une diminution du risqué de développer un cancer colorectal. Inversement, une alimentation riche en viande rouge, en nourriture transformée et en gras saturé a été reliée à un risque accru de développer la maladie.

4. Maintenir un poids santé

L’excès de poids et l’obésité ont été clairement reliés à une augmentation du risque de développer un cancer colorectal. Il est donc essentiel de maintenir un poids santé au courant de sa vie afin d’aider à prévenir la maladie.

5. Maintenir un rythme de vie actif

Les études ont démontré que les personnes qui pratiquent une forme modérée et régulière d’exercice telle que la marche rapide, la danse et le patin, ont un risque plus faible de développer un cancer colorectal que les individus inactifs. L’exercice physique peut réduire jusqu’à 40 % les risques de développer la maladie. L’exercice tend aussi à réduire l’incidence d’autres facteurs de risques du cancer colorectal, comme l’obésité et le diabète.

6. Consulter un médecin si vous avez des antécédents de cancer colorectal dans la famille.

Les personnes porteuses de certaines mutations génétiques reliées au cancer colorectal sont le plus à risques de développer la maladie. Si une personne dans votre famille est porteuse du “FAP ou du HNPCC” consultez un médecin et demander à passer un test de dépistage du cancer colorectal.

7. Faites enquête sur votre histoire médicale familiale

Souvenez-vous d’aviser votre médecin à propos des membres de votre famille qui ont eu des polypes ou le cancer colorectal. Il est aussi important d’en discuter avec les membres de votre famille, ainsi ils seront conscients des risques et pourront être dépistés.

8. Discuter de votre historique médical personnel avec votre médecin.

Comme vous avez sans doute deviné, discuter de votre propre historique médical est extrêmement important lorsqu’il s’agit de la prévention du cancer. Ne supposez pas que le médecin saura tout de vous.

9. Éviter de fumer.

Cessez de fumer! Fumer est associé de façon significative à une incidence du cancer colorectal. Cela augmente vos risques pour deux raisons principales. Premièrement, l’inhalation et l’ingestion de la fumée du tabac envoient des produits carcinogènes dans le côlon. Deuxièmement, il semblerait que le tabac augmente la grosseur des polypes.

10. Réduire sa consommation d’alcool.

Réduisez votre consommation d’alcool. Il a été démontré que la consommation régulière excessive d’alcool augmente le risque de développer un cancer colorectal.