Archive for May, 2012

Sommaire des statistiques de cancer colorectal 2012

Sommaire des statistiques de cancer colorectal 2012

Tendance en matière de cancer colorectal

Le taux d’incidence du cancer colorectal entre 1983 et 2000 a été relativement stable chez les hommes et a légèrement diminué chez les femmes. Chez les deux sexes, le taux d’incidence a significativement diminué depuis 2000 (0,8 % par année).

Entre 2001 et 2007 chez les hommes et entre 1998 et 2007 chez les femmes, le taux de mortalité générale a significativement diminué. Les taux ont baissé en moyenne de 2 % par année depuis 2003 chez les hommes. Chez les deux sexes confondus, le cancer colorectal est le troisième cancer le plus répandu, soit à 13 %.

Les Taux de mortalité continus de diminuer chez les deux sexes à 2,6 % par année chez les hommes depuis 2003 et à 1,8 % par année chez les femmes depuis 1998. Le cancer colorectal a un impact significatif sur la mortalité chez les deux sexes confondus, avec 12 % de tous les décès attendus par cancer.

Le dépistage peut réduire le taux d’incidence et la mortalité liée au cancer colorectal (en détectant et en retirant les polypes précancéreux). Le dépistage est déjà en vigueur dans plusieurs provinces, ce qui pourrait être, partiellement la cause d’un déclin de la mortalité. Par contre, les taux de dépistage demeurent faibles. Toutes les provinces ont annoncé ou ont commencé à mettre en oeuvre des programmes de dépistage organisés.

 

Statistiques canadiennes étendues 2012

Cette année, l’on estime que 23 300 Canadiens (13 000 hommes et 10 300 femmes) recevront un diagnostic de cancer colorectal et 9 200 (5 000 hommes et 4 200 femmes) en mourront.

En moyenne, 448 Canadiens recevront un diagnostic de cancer colorectal chaque semaine et 176 en mourront chaque semaine.

Le plus haut taux d’incidence chez les hommes et les femmes se trouve à Terre-Neuve et Labrador. Chez les femmes, l’on retrouve aussi des taux élevés à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse. Le taux le plus bas pour les deux sexes se trouve en Colombie-Britannique.

Statistiques provinciales 2012 de cancer colorectal

Alberta

1930 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (1100 hommes et 830 femmes).

720 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (390 hommes et 330 femmes).

Colombie-Britannique

2850 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (1600 hommes et 1250 femmes).

1150 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (630 hommes et 520 femmes).

Manitoba

870 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (490 hommes et 380 femmes).

330 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (180 men and 150 women).

Nouveau Brunswick

590 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (340 hommes et 250 femmes).

210 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (110 men and 100 women).

Terre-Neuve

530 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (310 hommes et 220 femmes).

230 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (130 hommes et 100 femmes).

Nouvelle Écosse

860 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (470 hommes et 390 femmes).

360 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (200 hommes et 160 femmes).

Ontario

8700 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (4800 hommes et 3900 femmes).

3450 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (1900 hommes et 1550 femmes).

IPÉ

115 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (60 hommes et 55 femmes).

45 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (25 hommes et 30 femmes).

Québec

6200 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (3400 hommes et 2800 femmes).

2450 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (1300 hommes et 1150 femmes).

Saskatchewan

730 nouveaux cas de cancer colorectal estimés (420 hommes et 310 femmes).

280 nouveaux décès par cancer colorectal estimés (150 hommes et 130 femmes).

 

(Source:  Statistiques canadiennes sur le cancer 2012 — Société canadienne du cancer, Statistique Canada, Registres provinciaux et territoriaux du cancer, Agence de la santé publique du Canada.)

Paul Ceyssens complète le marathon de Vancouver

Paul Ceyssens complète le marathon de Vancouver

 

Le dimanche 6 mai, Paul Ceyssens a complété le marathon de Vancouver en mémoire de sa femme Laurel, en l’honneur de sa belle sœur Bronwyn et pour appuyer l’Association canadienne du cancer colorectal.

Ce 42,2 km était le premier marathon de Paul et il souhaite répéter l’expérience. Selon lui, « L’événement était très bien organisé, c’était une journée magnifique et courir le long du parc Stanley ( 30e au 40e km) était tout simplement extraordinaire. » Participer à cet événement était excitant, le marathon comptait 5 000 participants, le demi-marathon 10 000 et une foule du partisans étaient présents pour encourager les coureurs tout au long du parcours.

L’un des objectifs de la course était de soutenir l’ACCC. Selon Paul, « Plusieurs personnes ont fait des dons et ce fut aussi l’occasion de sensibiliser au travail de l’ACCC ». Paul a également contribué à la réalisation du rêve de Werner Muehlemann (voir texte ci-dessous) « que le dépistage du cancer colorectal devienne aussi normal qu’un examen de routine chez le dentiste » alors que nous savons que les traitements contre ce cancer sont très efficaces lorsqu’il est détecté tôt.

Le défi Kick Butt : le récit de Sid Chapnick

Le défi Kick Butt : le récit de Sid Chapnick

Mon nom est Sid Chapnick et je suis un survivant du cancer colorectal de stade 2. J’ai été diagnostiqué en 2007 et j’ai subi des traitements de chimiothérapie (xeloda) et de radiothérapie.

J’aimerais vous inviter à participer au 5e défi annuel de marche/course Kick Butt, pour le cancer colorectal et aussi partager combien je suis enthousiaste d’avoir été invité à raconter mon histoire personnelle. Mon histoire a commencé il y a 5 ans, lors de ma première rencontre avec le groupe de soutien Cancer Care au Manitoba. Après avoir mentionné que j’avais été jadis un coureur, avant le premier marathon du Manitoba en 1979 et que j’avais couru trois demi-marathons en 2006, le défi Kick Butt est né. J’avais mentionné que je n’avais jamais entendu parler d’une marche ou d’une course pour le cancer colorectal et que je souhaitais organiser une course afin d’aider à promouvoir la sensibilisation à cette maladie.

Ma première coprésidente, la regrettée Kait Arnot, était tout à fait le genre de femme à qui vous ne pouvez dire non! Dès que j’ai mis les pieds à cette première réunion au Cancer Care, elle me tendit une chemise d’informations de l’Association canadienne du cancer colorectal ainsi qu’une épinglette bleue à l’effigie du cancer colorectal. Et puis, prenant l’affaire en main, elle me téléphona le lendemain pour me dire qu’elle m’aiderait à organiser la course. Le succès de cette première course nous a surpris avec 200 participants et 25 000 $ amassés pour l’ACCC au Manitoba.

Don Hutton a été un autre fonceur qui a travaillé fort en tant que coprésident et commanditaire. Don a consacré sa bataille contre le cancer à plaider pour le financement du traitement par Avastin et à remplir son rôle de mentor bénévole pour l’ACCC. Avec lui comme coprésident, nous avons réuni plus de 300 participants et amassé un peu moins de 50 000 $.

Avant de poursuivre, je m’en voudrais de ne pas vous présenter notre porte-parole pour la course. Celle que nous souhaitons voir comme étant le visage du cancer colorectal, Lara-Lea Avery, son mari Dale et son fils Riley. Lara-Lea a été diagnostiqué lorsqu’elle avait 29 ans. Comme elle le dit, elle aimerait que le message entendu soit le suivant « Cette maladie peut frapper n’importe qui à n’importe quel âge ».

Bien sûr, je lis tout ce je peux me procurer concernant le cancer colorectal. Les recherches mentionnent que la vitamine D et une petite dose d’aspirine par jour peuvent aider à prévenir la réapparition du cancer colorectal, ainsi je prends ma dose quotidienne de vitamines. Une autre étude a démontré (lorsque je suivais mon régime de soupe le mois précédant ma chirurgie) que suivre un régime méditerranéen pouvait aider à prévenir la réapparition du cancer colorectal métastatique de stade III. J’ai donc suivi un régime pratiquement sans viande rouge depuis la publication de cette étude.

Faire du bénévolat en tant que mentor en cancer pour l’ACCC et essayer de promouvoir la sensibilisation au Manitoba à propos de cette terrible maladie occupe la plupart de mon temps. Je n’avais jamais pensé passer autant de temps à discuter de tout ce qui a trait aux intestins! J’en connais maintenant beaucoup sur la coloscopie, les hémorroïdes, les flatulences et la constipation. Ajouter à cela un nombre égal de conversations à propos du dépistage précoce du cancer colorectal, ce qui fait que chaque jour compte pour l’avenir.

Merci de m’offrir l’opportunité de partager mon histoire avec vous.

Sid

La série des courses Banque Scotia se poursuit!

La série des courses Banque Scotia se poursuit!

Si vous avez manqué le défi Banque Scotia qui avait lieu à Montréal le 20 avril dernier, il n’est pas nécessaire de remettre votre entrainement à l’année prochaine, puisque des courses auront lieu dans plusieurs grandes villes canadiennes jusqu’en octobre 2012.

Le défi Banque Scotia est un évènement de course à pied – 5km, demi-marathon, marathon – à caractère caritatif. Pour vous impliquer, il s’agit de former une équipe de marcheurs ou de coureurs et d’amasser des dons pour l’Association canadienne du cancer colorectal.

Choisissez la distance du 5km pour marcher ou courir à votre rythme ou le 21km pour un défi plus corsé. Peu importe la distance, vos efforts seront largement appréciés! Grâce à vos précieux dons, l’ACCC peut poursuivre son importante mission qui consiste à la sensibilisation, au soutien et à la planification d’activités de défense action pour le cancer colorectal.

Faites d’une pierre deux coups en faisant la promotion de l’importance de l’activité physique dans la prévention du cancer colorectal tout en amassant des dons pour la cause!

 

Prochains évènements :

Halifax Marathon Blue Nose : le 20 mai2012 — Halifax, N.-É.

Cliquez ici pour vous inscrire.

Marathon de Calgary : le 27 mai 2012 — Calgary, Alb.

Cliquez ici pour vous inscrire.

Vancouver demi-marathon et 5km : le 24 juin 2012 — Vancouver, C.-B.

Cliquez ici pour vous inscrire.

Toronto Marathon Waterfront demi-marathon et 5km : le 14 octobre 2012 — Toronto, Ont.

Cliquez ici pour vous inscrire.

Un poids santé pour un côlon en santé

Un poids santé pour un côlon en santé

Perdre du poids sans régime minceur

La perte de poids ne passe pas nécessairement pas l’adoption d’un régime drastique. Si plusieurs régimes minceurs font l’objet de critiques par les nutritionnistes et autres spécialistes de la santé et de l’alimentation, un léger changement dans vos habitudes alimentaires quant à lui, pourrait vous aider à perdre et à maintenir un poids santé.

L’importance d’un poids santé dans la prévention du cancer

Pourquoi est-il si important de garder un poids santé? Plusieurs études ont clairement démontré un lien entre un surplus de poids et cancer. L’une des hypothèses est que le fait d’avoir du poids en trop ou d’être obèse a un effet sur les taux d’hormones et les processus inflammatoires dans l’organisme; et peut favoriser l’apparition d’un cancer. Or, nous savons déjà que l’obésité est associée à un risque élevé d’adénomes colorectaux.[1]

Des aliments pour garder la ligne:

Les viandes blanches 

Poulet, dinde et autres volailles, sont des aliments riches en protéine et faibles en gras à condition de les préparer sans la peau. Les personnes soucieuses de la santé de leur côlon devraient prioriser ces aliments au menu plutôt que la viande rouge. En effet, il a été démontré qu’une importante consommation de viandes rouges contribuait au développement du cancer colorectal. De plus, le poulet se prête bien aux sandwichs, ce qui pourrait remplacer les charcuteries et rendre votre lunch savoureux et santé.

Le soya

Le soya est très intéressant pour ceux et celles qui souhaitent garder la ligne, car il est riche en protéine et presque exempt de gras. Bien connu sous la forme de tofu, il existe plusieurs produits à base de soya. Le soya se trouve sous forme de boisson, yogourt, fèves, imitation de viande hachée, tofu saveur feta, miso, croustille, etc.

Quelques suggestions de produits à base de soya :

http://www.lesfoodies.com/recettes/tofu+soyeux

http://www.unisoya.com/200%20pategrecque.html

http://yvesveggie.ca/fr/index.php/products/category/ground-round

http://www.conseilsnutrition.tv/f-4_le_soya

La pomme

Une pomme par jour vous évitera le médecin pour toujours! En effet, riche en vitamine C, la pomme est un aliment accessible, peu coûteux, riche en fibre, en antioxydant, etc. Ce fruit aide à régulariser le transit intestinal et à maintenir un poids santé. Une pomme d’environ 100g à l’heure de la fringale vous fournira en moyenne entre 70 et 80 calories. La pomme procure un effet coupe-faim, ce qui en fait une collation de choix.

La banane

La banane est un fruit facile à emporter pour la collation et présente de nombreux avantages. En effet, ce fruit riche en potassium peut contribuer à faire baisser la pression artérielle et sa composition riche en fibre régularise le transit intestinal. La banane pourrait également aider à combattre la diarrhée et les ulcères d’estomac. De plus, la banane aiderait à contrôler la glycémie, grâce à l’amidon résistant qu’elle contient, qui pourrait diminuer l’absorption des sucres. Selon certaines études, ce fruit favoriserait la bonne humeur grâce à sa haute concentration en sérotonine…

En savoir plus :

http://2doc.net/hrhfc

http://2doc.net/fzze2

Le saumon

Le saumon aiderait à lutter contre l’hypertension et le cholestérol grâce aux omégas 3 qu’il contient. Ce poisson riche et savoureux est une excellente source de protéine. Tout aussi rassasiant que la volaille, le saumon constitue un excellent choix santé et un bon substitue à la viande rouge.

Le yogourt grec

Le yogourt grec est de plus en plus populaire et avec raison. Ce type de yogourt est une excellente source de protéine avec près de deux fois plus de protéine que le yogourt ordinaire. Le yogourt grec 0% de matières grasses est un excellent choix pour refaire le plain après un exercice ou à l’heure de la collation, et sa faible teneur en gras n’altère en rien son goût et sa texture riche, ce qui le différencie des autres produits.

En savoir plus :

http://2doc.net/7xtlu

http://2doc.net/qbpi3

 

Pour en savoir plus sur les saines habitudes de vie à adopter dans la prévention du cancer colorectal: http://2doc.net/ibje6

Consultez l’article 6 aliments pour garder la ligne sur le site de passeport santé pour en savoir davantage!



[1] http://www.colorectal-cancer.ca/fr/mode-vie-sain/mode-vie-sain/

Récits de courage et d’espoir des survivants : Notre collègue Frank Pitman partage son histoire.

Récits de courage et d’espoir des survivants : Notre collègue Frank Pitman partage son histoire.

Frank à la ligne de départ du 5 km au défi Banque Scotia de Montréal, le 29 avril 2012

Frank à la ligne de départ du 5 km au défi Banque Scotia de Montréal, le 29 avril 2012

              En mai 1999, ma jeune sœur Elaine a été emmenée d’urgence à l’hôpital, se plaignant de douleurs abdominales. Plus tard dans la soirée, elle a dû subir une chirurgie durant laquelle une partie de son côlon a été retiré. Malheureusement, elle avait un cancer du côlon avancé. Tristement, un an plus tard, le 18 mai 2000, elle est décédée à l’âge de seulement 44 ans.

La perte tragique de ma jeune sœur aurait pu être évitée si elle avait été dépistée pour le cancer colorectal.

Quelques années plus tard, à l’âge de 55 ans, une colonoscopie révélait que j’avais moi aussi le cancer du côlon et que je devrais subir une importante chirurgie. Heureusement, à ce jour le cancer n’est pas réapparu.

J’ai été très chanceux. Après avoir été présent auprès de ma sœur lors de sa douloureuse bataille contre le cancer colorectal, je me demande encore, pourquoi j’ai attendu si longtemps pour me faire dépister avant que l’on découvre la maladie. J’imagine que je pensais que cela ne pouvait qu’arriver aux autres. De plus, j’étais embarrassée à l’idée qu’un médecin m’examine, et peut-être que c’était la peur injustifiée de subir un test de dépistage… J’imagine que j’avais peur de ce qu’ils pouvaient découvrir. Quelle idée ridicule!

En regardant en arrière, je réalise qu’aucune de ces raisons n’était valable pour reporter un test de dépistage. La gravité des séquelles physiques et psychologiques que j’ai vécues suite au diagnostic, ainsi que l’anxiété ressentie par les gens autour de moi, dépasse grandement toutes les craintes associées aux tests de dépistage. La douleur et la souffrance auraient pu être évitées si la maladie avait été détectée avant même qu’elle ne devienne un cancer.

Alors que je récupérais, j’ai ressenti le besoin de faire quelque chose pour éviter que d’autres commettent la même erreur que moi. J’ai contacté l’Association canadienne du cancer colorectal et je leur ai demandé comment je pouvais aider. J’ai commencé en tant que mentor au sein du programme de mentorat de l’ACCC et j’y suis toujours depuis 2008.