Archive for June, 2013

La Tournée du côlon géant s’est arrêtée au « Gutsy en marche »,

La Tournée du côlon géant s’est arrêtée au magnifique campus de l’Université de Colombie-Britannique pour la seconde fois cette année. L’arrêt avait lieu dans le cadre de « Gutsy en marche », un événement annuel de la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin (FCMII), section de Vancouver, tenu cette année le 9 juin 2013 au parc Thunderbird de cette ville. Pour le public, formé de gens soucieux de leur santé, le côlon géant a été la principale attraction du jour. Plus de 350 visiteurs ont parcouru l’intérieur de cette énorme structure gonflable rose.

 

 

 

< Strike Out Colon Cancer >

Un grand nombre de personnes se sont présentées pour la partie de balle molle/journée familiale Strike Out Colon Cancer à Pierrefonds en l’honneur de Steve Lisiak.  Plus de 5,000$ on été amassés pour l’association du cancer colorectal du Canada.  Un grand merci à Lisa Lisiak, Steve Legg et le fabuleux AJ.

 

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Margaret Podgorski

Je m’appelle Margaret Podgorski.

En janvier 2009, on m’a diagnostiqué un cancer colorectal de stade IV. Depuis, quand je pense à moi-même, je pense à un cancer colorectal de stade IV. Ça changera peut-être  un jour, mais peut-être pas ― je m’en rends compte de plus en plus compte ― et ça durera peut-être longtemps. Alors j’apprends à vivre avec le cancer. Je le respecte; c’est mon cancer, et je compte bien me soigner.

Comme beaucoup de personnes atteintes de cancer, j’ai décidé que c’était une bonne occasion d’apporter dans ma vie tous les changements positifs que je voulais faire depuis si longtemps. Je m’y suis donc attelée, presque du jour au lendemain, et j’ai obtenu des résultats : je me suis vite sentie mieux. J’avais modifié mon alimentation, je prenais toutes sortes de suppléments, je faisais de l’exercice et j’essayais toutes les thérapies complémentaires qui me paraissaient bénéfiques. Je le fais encore, et je m’en porte toujours à merveille.

Un mois après mon diagnostic, on m’a enlevé ma tumeur primitive, et le rapport de pathologie a confirmé le diagnostic initial. Quelques semaines plus tard, les  médecins ont établi mon plan de traitement. Je me souviens m’être sentie impuissante. J’avais besoin de savoir et de comprendre ce qu’on allait me faire. Mais pour poser des questions pertinentes, il faut avoir des connaissances. Je m’étais informée du mieux que j’avais pu, mais je voulais tout savoir tout de suite au sujet de MON cancer. Je voulais bien comprendre ce qui m’arrivait pour pouvoir mieux me battre. Je me suis donc tournée vers Internet, mais j’ai vite été dépassée par la quantité incroyable d’information que j’obtenais. D’un autre côté, la perspective d’une chimiothérapie se pointait à l’horizon, et je faisais tout pour me débarrasser de mon cancer pour ne pas avoir à la subir, pour ne pas qu’elle vienne empoisonner mon organisme, que je venais de nettoyer… mais pas de chance : la tomodensitométrie que j’avais passée avant ma première chimiothérapie avait montré une progression importante de la maladie, qui s’était propagée à mes poumons et à mon foie. L’oncologue me parlait de traitements palliatifs, mais je me sentais plus en santé que jamais…  Mourir? Quand? Dans six mois? Qui pouvait le dire? J’étais dans la confusion, et ce moment a été pour moi le plus dur, même s’il n’a pas duré. Je savais que ça pouvait vraiment m’abattre. Heureusement, je me suis vite rappelé à moi-même que je me sentais bien et que je pouvais subir la chimiothérapie sans problème. J’étais prête… Je l’ai eue en avril 2009 et je l’ai passablement bien tolérée.

Pendant ce temps, je faisais des recherches sur les groupes de soutien. Tous ceux que je trouvais avaient beaucoup à offrir, mais je continuais à chercher pour trouver des gens qui comprendraient MA maladie et mes traitements. Mon mari est alors tombé sur l’histoire de Barry Stein et il a découvert qu’une réunion du programme de mentorat de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) allait avoir lieu à Toronto, en mai 2009.  Nous y sommes allés et y avons rencontré des gens merveilleux, tous touchés d’une façon ou d’une autre par LE MÊME CANCER QUE MOI et tous décidés à bien informer les personnes atteintes au sujet de cette maladie et des traitements utilisés pour la traiter.

Mon désir a été exaucé.

Cette expérience et l’aide du groupe de soutien de l’ACCC m’ont redonné confiance. J’ai pris conscience du fait que je n’arriverais pas à tout savoir sur mon cancer et qu’il y aurait toujours quelque chose de nouveau à apprendre sur lui. Je bénéficie maintenant d’un soutien, de conseils et de l’aide de gens qui peuvent m’aider et savent comment. Grâce à eux, je suis moins stressée et je peux accepter mes traitements.

En février 2010, j’ai subi une résection du foie suivie d’une autre chimiothérapie, après quoi on a procédé, au début de 2011, à une résection de mon poumon gauche, puis de mon poumon droit. J’ai ensuite reçu d’autres traitements de chimiothérapie et, en janvier 2012, j’ai eu une deuxième résection hépatique. D’autres résections de ce type étaient prévues en 2012, mais elles n’ont pas eu lieu parce que des cellules cancéreuses sont réapparues dans mon foie. En juillet 2012, j’ai encore suivi une chimiothérapie. On m’a alors dit que la chirurgie n’était pas une possibilité dans mon cas, alors j’ai commencé à examiner mes options en revue avec Filomena. Elle a trouvé une solution, et j’ai subi en janvier 2013 une radiothérapie des poumons qui a duré deux mois. Le 15 avril 2012, je passais une tomographie par émission de positons de tout le corps, à la clinique où j’avais suivi ma radiothérapie. Soudain, l’urgence était ailleurs : l’examen avait révélé la présence de plusieurs tumeurs dans mon cerveau. Heureusement, on les avait découvertes à temps. J’ai donc subi une  radiothérapie de tout le cerveau et maintenant, en mai 2013, je suis une autre chimiothérapie, ma préférée : la thérapie FOLFIRI combiné à l’AVASTIN. J’espère avoir de bons résultats.

Je suis toujours vivante et je me sens bien. Oui, je sais que je succomberai probablement à MON cancer colorectal.

Mais quand? Personne ne le sait…

Margaret Podgorski