Archive for June, 2016

Devenir bénévole pour l’ACCC peut nous aider à sauver des vies !

Devenir bénévole pour l’ACCC peut nous aider à sauver des vies !

benevolatLes personnes directement affectées par le cancer colorectal sont généralement plus susceptibles de participer à la lutte contre cette maladie, mais tout le monde peut s’impliquer dans le combat quotidien de l’Association canadienne du cancer colorectal.

Que vous soyez un survivant du cancer ou un proche d’une personne atteinte, vos connaissances et votre expérience ont une valeur inestimable, et votre compassion et compréhension peuvent aider d’autres personnes à traverser cette épreuve. En devenant bénévole pour l’ACCC, vous pouvez transformer la maladie en une expérience positive, tant pour les autres que pour vous-même.

Pourquoi devenir bénévole

  • Bâtir des relations : Votre expérience peut aider d’autres personnes à surmonter cette dure épreuve.
  • Donner de l’espoir aux patients ou aidants et les inspirer dans leur lutte contre le cancer.
  • Élargir votre réseau de soutien : Il s’agit d’un excellent moyen de faire face à votre propre expérience de cancer et d’échanger avec d’autres personnes.
  • Votre participation peut sauver des vies.

Comment participer

Peu importe le temps ou les aptitudes que vous avez à offrir, il existe de nombreux moyens de s’impliquer. Les occasions de bénévolat incluent : participer à des événements-bénéfice, promouvoir de saines habitudes de vie, sensibiliser la population sur l’importance de la prévention, soutenir un patient et sa famille, ou encore, accomplir des tâches administratives à notre bureau de Montréal.

 

Groupes de soutien en cas de cancer

Les groupes de soutien aux personnes atteintes du cancer colorectal et à leur famille sont animés par des bénévoles formés. Nos programmes fournissent des renseignements indispensables sur la maladie et sa prise en charge, en plus d’offrir un soutien émotionnel et pratique aux patients et à leur famille pour les aider à surmonter cette épreuve.

Sensibilisation et éducation

Pour favoriser le dépistage précoce et améliorer le taux de survie, il est essentiel de faire connaître les symptômes et les mesures de prévention, particulièrement lorsqu’on constate la croissance du nombre de diagnostics chez les personnes de moins de 50 ans. Nous avons toujours besoin de gens pour soutenir les activités de sensibilisation sur le cancer colorectal et donner de l’information au sujet de la prévention et du dépistage. Que ce soit dans le cadre d’une activité organisée par l’ACCC (kiosques ou Tournée du côlon géant), en créant votre propre événement ou en faisant de la promotion sur les réseaux sociaux, il est facile de participer, et toutes les initiatives sont les bienvenues.

Financement

Comme pour bon nombre d’organismes à but non lucratif, les services et programmes que nous offrons aux patients et à leur famille dépendent largement des dons et de l’argent amassés lors des activités-bénéfice. L’ACCC organise des événements toute l’année, et vous pouvez choisir d’y assister ou, comme beaucoup d’autres l’ont fait par le passé, de créer un événement dans votre communauté. L’ACCC vous fournira du matériel promotionnel et éducatif au besoin. Voici quelques exemples d’activités organisées par des bénévoles : tournois de golf ou de baseball, dîners ou soupers-bénéfice, concerts, défilés de mode, soirées cinéma, exposition d’art et encans.

Témoignage

13413841_10154115661646422_686387621_n« Des membres de ma famille ont été touchés par le cancer colorectal, et c’est pourquoi j’ai voulu participer aux activités de sensibilisation de l’ACCC comme bénévole, ce que je fais depuis plusieurs années. Moi et mon copain, tout aussi impliqué et dévoué, avons participé à une foule d’événements organisés par l’Association pour augmenter la sensibilisation au sujet de cette maladie, parmi les plus évitables lorsqu’elle est décelée à temps. C’est l’une des expériences les plus enrichissantes que nous avons vécue, et nous espérons avoir eu un impact et pouvoir continuer de sensibiliser les gens. Le dépistage précoce peut vous sauver la vie alors allez-y, faites examiner vos fesses! » Tam et Max

Pour obtenir plus de renseignements sur le bénévolat, veuillez communiquer avec Frank Pitman au frankp@colorectal-cancer.ca .

Des conseils qui peuvent vous sauver la vie: L’histoire de mon frère Bobby

Des conseils qui peuvent vous sauver la vie: L’histoire de mon frère Bobby

butt picVoici l’histoire de mon frère Bobby. En 2010, au mois d’octobre, il a été diagnostiqué avec un cancer du côlon de stade I. En février 2011, il a subi une chirurgie pour enlever la tumeur. Cependant, après quelques mois, le cancer est revenu. Il a débuté la radiothérapie et la chimiothérapie. À ce moment, le cancer s’était répandu dans son foie et ses poumons.

En août 2012, mon frère est décédé à l’âge de 47 ans. C’était une de mes pires craintes et elle est devenue réalité. Il était le meilleur frère au monde. Mon frère était en santé et très sportif. Nous n’aurions jamais cru qu’il était atteint de cette maladie. Il savait que quelque chose n’allait pas lorsqu’il a découvert du sang dans ses selles. Je vous encourage à passer une colonoscopie si vous voyez ou ressentez quelque chose d’étrange. Ça pourrait sauver votre vie.

Une source d’inspiration pour tous ceux qui luttent toujours leur bataille avec le cancer colorectal

Une source d’inspiration pour tous ceux qui luttent toujours leur bataille avec le cancer colorectal

mvJe vous écris un témoignage de mon histoire même si je suis encore présentement en traitement.

Je m’appelle Mélanie Vaillancourt, j’ai 35 ans et je suis maman d’une petite fille de 7 ans .

En août 2015 j’ai eu une douleur très vive au ventre ( comme une crampe ) qui ne passait pas et j’ai alors consulté à l’urgence. Après avoir passé un scan , ils m’ont dit que j’avais une diverticulite. J’ai eu un antibiotique pour traiter cette infection. En réalité j’avais d’autre symptômes depuis plusieurs mois , sang dans les selles, diarrhée, anémie , maux de ventre.

En octobre 2015 j’ai dû passé une côlonoscopie suite à tout ces symptômes , c’est là que le diagnostic est tombé … Cancer du côlon stade III . J’ai eu une chirurgie 2 semaines plus tard et j’ai débuté la chimiothérapie pour 12 cycles en janvier 2016. Je suis présentement encore en traitement qui devrait prendre fin bientôt. Je suis positive pour l’avenir et je souhaite être là encore très longtemps pour ma fille .

L’apparition du cancer colorectal à un jeune âge

L’apparition du cancer colorectal à un jeune âge

Les fesses en danger sont de toutes formes , tailles et âges

Les fesses en danger sont de toutes formes , tailles et âges !

À propos du cancer colorectal

Le cancer colorectal débute par une tumeur maligne qui provient des cellules du côlon ou du rectum.  Chaque année, au Canada, un homme sur 14 et une femme sur 16 sont diagnostiqués avec le cancer colorectal. En 2015, environ 25,100 Canadiens ont été diagnostiqués avec le CCR. C’est le deuxième cancer le plus meurtrier, même si cette maladie est traitable et guérissable dans plus de 90% des cas si elle est détectée tôt. Le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable !

Le cancer colorectal touche plus fréquemment les personnes ayant plus de 50 ans. De plus, quatre-vingt-dix pour cent (90%) des patients touchés sont âgés de plus de 55 ans. Cependant, dix pour cent (10%) des nouveaux patients atteints de cancer du côlon ont moins de 50 ans. Les personnes touchées par certains facteurs de risque, tels que des antécédents familiaux de polypes, de cancer colorectal ou d’altérations génétiques, ont un risque accru de développer un cancer du côlon plus jeune. Seize pour cent (16%) des patients âgés de 40 ans et moins ont été identifiés comme étant prédisposés à des facteurs de risque et vingt-trois pour cent (23%) ont des antécédents familiaux de la maladie.

 

Table 1: Le nombre de nouveaux diagnostics de cancer colorectal par groupe d’âge, en 2015, au Canada

 

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À propos de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC)

L’ACCC est dédiée à la sensibilisation et à l’éducation du cancer colorectal, au soutien des patients et leurs familles, et à plaider en leur nom. L’ACCC sensibilise la population et fournit des informations importantes et utiles aux patients atteints de cancer colorectal, peu importe leur âge. En collaboration avec la coalition Never Too Young (N2Y), nous apportons un soutien et des renseignements aux jeunes patients du Canada qui ont connu l’apparition de cette maladie à un jeune âge.

 

À propos de N2Y

La coalition Never Too Young s’allie afin de prendre des mesures sur l’apparition du cancer colorectal à un jeune âge. C’est au travers leur démarche, l’éducation et la recherche qu’il y parvienne. Cette coalition inclut des professionnels médicaux, des organisations de défense pour les patients, des survivants du cancer et des personnes soignantes. Ils travaillent tous ensemble afin d’éduquer la population sur cette problématique qui prend de plus en plus d’ampleur. Ils veulent réduire le nombre de cas de cancer colorectal diagnostiqués tardivement chez les jeunes adultes.

Étant la principale organisation nationale de défense des patients touchés par le cancer colorectal au Canada, nous nous engageons à réunir les joueurs clés parmi les professionnels de la santé afin d’augmenter les taux de dépistage et faire la promotion d’un accès équitable et en temps opportun aux traitements les plus efficaces. Cette initiative a pour but d’améliorer les résultats des patients.

 

Les symptômes du CCR

  • Sang dans les selles ;
  • Selles plus étroites que la normale ;
  • Diarrhée ou constipation prolongée ;
  • Sentiment que l’intestin ne se vide pas complètement ;
  • Douleur ou inconfort abdominal ;
  • Perte d’appétit, perte de poids inexpliquée ;
  • Fatigue constante, anémie ;
  • Nausées et vomissements.

 

Les facteurs de risque

Les antécédents familiaux de cancer du côlon ou de polypes

Environ 10% de la population a un membre de la famille de premier degré avec le cancer du côlon ou du rectum.

Les membres de la famille de premier et deuxième degré (enfants, frères, sœurs, petits-enfants, nièces et neveux) d’une personne ayant des antécédents de cancer du côlon sont plus susceptibles de développer un CCR, surtout si un parent a eu le cancer à un jeune âge. Si plusieurs membres de la famille immédiate ont des antécédents de cancer du côlon, le risque est plus accru. Ainsi, la U.S. Preventative Services Task Force (USPSTF) et le Groupe d’étude canadien dur les soins de santé préventifs (GECSSP) recommandent le dépistage à partir de 40 ans ou dix ans plus tôt que le plus jeune âge de cas de diagnostic de cancer colorectal relevé. Cette recommandation concerne les personnes à risque élevé.

 

Les altérations génétiques

Des changements dans certains gènes augmentent le risque de cancer du côlon.

Le cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC ou le syndrome de Lynch) est le type de cancer le plus commun parmi tous les cancers du côlon héréditaires, ce qui représente environ 2% de tous les cas de cancer du côlon. Il est causé par des changements dans un gène relié au HNPCC. Si cette modification génétique n’est pas surveillée de près, la plupart des individus affectés développeront un cancer du côlon. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 42-45 ans, avec 35-40% des cas diagnostiqués avant l’âge de 40 ans. Les lignes directrices générales concernant le dépistage recommandent une coloscopie tous les 1-2 ans pour les individus entre 20 et 25 ans ou 5 ans plus tôt que le plus jeune âge du diagnostic dans la famille. Il est important d’opter pour l’option qui fait en sorte que le dépistage est effectué le plus tôt possible.

La polypose adénomateuse familiale (PAF) est une maladie héréditaire beaucoup plus rare dans laquelle des centaines de polypes se forment dans le côlon et le rectum. Elle est causée par un changement dans le gène spécifique APC. Sauf si la PAF est traitée, elle mène généralement à un cancer du côlon d’ici l’âge de 40 ans. La PAF représente moins de 1% de tous les cas de cancer du côlon.

Les membres de famille des personnes touchées par le HNPCC ou la PAF peuvent avoir recours à des tests génétiques pour vérifier des modifications génétiques spécifiques. Pour ceux ayant des modifications au niveau de leurs gènes, les professionnels de la santé peuvent suggérer des façons d’essayer de réduire le risque de cancer du côlon ou des méthodes pour améliorer la détection de cette maladie. Pour les adultes atteints de la PAF, le médecin peut recommander l’extraction d’une partie ou de l’ensemble du côlon et du rectum.

 

La colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn

Une personne atteinte par une inflammation du côlon, comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn, pendant plusieurs années a un risque accru de développer un cancer du côlon. Ces patients doivent donc être examinés régulièrement.

 

Les autres facteurs

D’autres facteurs qui contribuent à l’apparition du cancer du côlon à un jeune âge n’ont pas été définitivement identifiés, mais il est connu que l’obésité et le diabète augmentent la prévalence de cette maladie. Les facteurs qui peuvent augmenter votre risque de cancer du côlon comprennent :

 

  • Un risque deux fois plus grand de développer un cancer colorectal plus tard si vous étiez en surpoids ou obèse pendant l’adolescence ;
  • Une diète riche en viande rouge ou transformée et faible en fibres, légumes et fruits ;
  • La sédentarité : 12-14% des cas de cancer colorectal pourraient être attribués à l’inactivité physique ;
  • La consommation de tabac ;
  • Une consommation élevée en alcool ;
  • Les origines ethniques et la race.

 

Les données et les statistiques

  • L’incidence du cancer du côlon et la mortalité sont à la hausse chez les jeunes et à la baisse chez les personnes de 50 ans et plus ;
  • Environ 30% des cas de cancer colorectal à un jeune âge sont dus aux antécédents familiaux et aux prédispositions génétiques ;
  • L’apparition du cancer du rectum à un jeune âge a doublé comparé à l’apparition du cancer du côlon chez les jeunes ;
  • Environ 72% des cas de cancer colorectal chez les jeunes sont au niveau du côlon et environ 28% dans le rectum ;
  • Les jeunes adultes étaient plus susceptibles que les adultes plus âgés d’avoir un diagnostic de cancer à un stade avancé ;
  • Les taux de cancer colorectal ont augmenté chez tous les groupes d’âge plus jeunes, avec une plus forte hausse pour les 15-29 ans, suivi par les 30-39 ans et finalement chez les 40-49 ans ;
  • Cette augmentation est plus rapide chez les hommes que les femmes ;
  • Le diabète a été associé avec une augmentation du risque de cancer du côlon pouvant atteindre 38%, et 20% pour le cancer du rectum.

 

La prévention

Les recherches scientifiques démontrent qu’une diète riche en gras est un facteur de risque du cancer du côlon. Certaines études ont même suggéré qu’une alimentation riche en fibres et un mode de vie comprenant de l’exercice physique modéré sont bénéfiques dans la prévention de la maladie. Soyez informé des symptômes possibles et des lignes directrices concernant le dépistage. Ces informations sont des joueurs clés dans la prévention de la maladie.

Après avoir discuté avec vos proches et recueilli les antécédents de santé de votre famille, parlez à votre professionnel de la santé sur les façons d’améliorer votre alimentation et vos modes de vie afin de prévenir le cancer du côlon. De plus, n’hésitez pas à planifier avec lui un test de dépistage à titre préventif. Un mode de vie sain et un poids corporel santé sont importants pour la prévention de tous les cancers.

 

Le dépistage

  • Pour les hommes et les femmes à risque moyen, le dépistage devrait être fait au moins tous les deux ans à partir de cinquante ans, soit par RSOS (recherche de sang occulte dans les selles) ou par TIF (test immunochimique fécal). Des résultats positifs doivent être survis avec une coloscopie.
  • Le dépistage permet de prévenir le cancer colorectal, car les polypes trouvés dans le côlon (précurseurs du cancer) peuvent être retirés pendant une coloscopie. De plus, s’il y a présence de cancer colorectal, subir un dépistage à la fréquence recommandée accroit les probabilités d’un diagnostic à un stade précoce. Ainsi, il est plus susceptible d’être traitable et guérissable.

Table 2: Les lignes directrices sur le dépistage du cancer colorectal au Canada

 

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La génétique

Des tests génétiques ont été mis au point pour regarder l’activité d’une panoplie de gènes dans les tumeurs cancéreuses du côlon. Ces tests peuvent être utilisés pour aider à prédire les patients ayant un risque élevé que le cancer se propage.

 

Le syndrome de Lynch
(voir aussi la section intitulée Les altérations génétiques)

Le syndrome de Lynch est caractérisé par une mutation du gène responsable de réparer les erreurs de l’ADN. Également connu comme le cancer héréditaire sans polypose (HNPCC), le syndrome de Lynch est une maladie héréditaire causée par une mutation génétique. Les individus touchés par cette maladie ont un risque plus élevé que la normale de développer un cancer colorectal, un cancer de l’endomètre et plusieurs autres cancers agressifs, souvent à un jeune âge. Pour prévenir le cancer colorectal, les personnes atteintes du syndrome de Lynch devraient subir une coloscopie tous les 1-2 ans dès la vingtaine. Ainsi, le risque de développer un cancer colorectal sera réduit de 77%.

Les personnes atteintes du syndrome de Lynch ont une mutation au niveau du gène MMR, signifiant que leur corps a de la difficulté à corriger les erreurs au niveau de l’ADN. Par conséquent, une personne avec le syndrome de Lynch est plus susceptible de développer certains types de cancer. Ce dérèglement génétique augmente le risque de cancer colorectal de 80 pour cent et celui de l’endomètre de 60 pour cent. Le syndrome de Lynch peut aussi conduire à d’autres cancers, comme celui de l’intestin grêle et de l’estomac. Cette maladie représente 2-4% de tous les cas de cancer colorectal.

 

Les traitements et les effets

  1. Les techniques chirurgicales les plus récentes

Les chirurgiens continuent d’améliorer leurs techniques chirurgicales pour traiter le cancer colorectal. Ils ont maintenant une meilleure compréhension de ce qui est nécessaire afin d’assurer le succès d’une telle procédure.

La chirurgie par laparoscopie consiste à effectuer plusieurs petites incisions dans l’abdomen au lieu d’une seule grande incision. Elle devient de plus en plus utilisée pour certains types de cancers du côlon. Cette approche permet généralement aux patients de récupérer plus vite après l’opération et avec moins de douleur. La chirurgie par laparoscopie est également à l’étude pour le traitement de certains cancers du rectum. Davantage de recherches sont nécessaires afin de vérifier si cette méthode est aussi efficace que la chirurgie standard.

La chirurgie robotique est lorsqu’un chirurgien, assis à un panneau de contrôle, utilise avec précision des bras robotiques afin d’effectuer la chirurgie. Cette technique chirurgicale est encore sous étude.

  1. La chimiothérapie

Différentes approches sont testées dans des essais cliniques, y compris :

  • Les cinq chimiothérapies les plus utilisées : 5-fluorouracil (Adrucil, 5-FU), capécitabine (Xeloda), oxaliplatine (Eloxatine) et irinotecan (Camptosar).
  • La combinaison de médicaments connus pour leur activité contre le cancer colorectal, comme l’irinotécan et l’oxaliplatine, afin d’améliorer l’efficacité du traitement.
  • La combinaison de la chimiothérapie avec la radiothérapie, la thérapie ciblée et/ou l’immunothérapie.
  1. La thérapie ciblée

Il y a déjà plusieurs thérapies ciblées utilisées pour traiter le cancer colorectal, y compris le bevacizumab (Avastin), cetuximab (Erbitux) et panitumumab (Vectibix). Les médecins continuent d’étudier la meilleure façon de rendre ces médicaments les plus efficaces possibles.

Les thérapies ciblées sont actuellement en pratique pour traiter les cancers de stade avancé. Des études récentes tentent de déterminer si leurs utilisations avec la chimiothérapie, dans le cas de cancers de stade précoce, pourraient servir de traitement adjuvant afin de réduire le risque de récidive.

  1. L’immunothérapie

Les chercheurs étudient plusieurs vaccins afin d’identifier la meilleure façon de traiter le cancer colorectal et l’empêcher de refaire surface après les traitements. Contrairement aux vaccins qui préviennent les maladies infectieuses, ces vaccins seraient destinés à stimuler efficacement la réaction immunitaire du patient pour lutter contre le cancer colorectal.

Étant donné que les traitements du cancer peuvent endommager les cellules et les tissus sains, les effets secondaires sont fréquents. Ces derniers dépendent essentiellement de la nature et de l’étendue du traitement. Même si plusieurs effets demeurent les mêmes, peu importe l’âge, il existe des défis uniques que les jeunes adultes de moins de 50 ans peuvent rencontrer. Ceux-ci comprennent :

  • Les relations interpersonnelles avec la famille et les amis ;
  • L’impact sur les jeunes enfants ;
  • Les problèmes au niveau des rencontres amoureuses ;
  • L’infertilité ;
  • Les relations intimes ;
  • La carrière et le milieu professionnel ;
  • Les problèmes financiers ;
  • Les problèmes psychologiques.

 

Réferences

1. Ahnen et al. (2014). The Increasing Incidence of Young-Onset Colorectal Cancer: A Call to Action. Mayo Clinic.
2. McKay et al. (2014). Does young age influence the prognosis of colorectal cancer: a population-based analysis. World of Surgical Oncology.
3. Patel, P. & De, P. (2016). Trends in colorectal cancer incidence and related lifestyle risk factors in 15-49-year-olds in Canada, 1969-2010. Cancer Epidemiology.
4. Stigliano et al. (2014). Early-Onset Colorectal Cancer: A Sporadic or Inherited Disease? World Journal of Gastroenterology.
5. Alive And Kickn. (2015). http://aliveandkickn.org/
6. Canadian Cancer Society. (2016). http://www.cancer.ca/en/?region=on
7. Colon Cancer Alliance. (2016). http://www.ccalliance.org/
8. Colon Cancer Coalition. (2016). http://coloncancercoalition.org/
9. Colorectal Cancer Association of Canada. (2016). http://www.colorectal-cancer.ca/en/
10. Fight Colorectal Cancer. (2016). http://fightcolorectalcancer.org/
11. Present and Future Directions in Research. (2013). Michael’s Mission. http://www.michaelsmission.org/
12. Stop Colon Cancer Now. (2014). http://stopcoloncancernow.com/
13. What you need to know about your colon. (2013). Colon Cancer Challenge Foundation.http://www.coloncancerchallenge.org/

 

Werner Muehlemann- Les récits de courage et d’espoir des survivants

Werner Muehlemann- Les récits de courage et d’espoir des survivants

« À l’âge de 28 ans, je suis allée voir mon médecin à propos d’un problème que j’avais. Il m’a dit que je n’avais pas à m’inquiéter, car j’étais jeune et en santé. Après avoir passé quelques tests, j’ai été diagnostiqué avec un cancer colorectal. À ce moment-là, j’ai vu ma vie défiler devant mes yeux; ma carrière, mes rêves de me marier et de fonder une famille, anéantis.

L’ACCC m’a aidée à trouver l’information dont j’avais besoin pour comprendre les traitements que je devais suivre dans les mois à venir, pour vaincre le cancer. L’ACCC a aussi aidé ma famille à obtenir l’information dont ils avaient besoin pour me soutenir dans ce long périple. Aujourd’hui, 9 ans plus tard, j’ai trois enfants avec la même femme et j’ai survécu au cancer. Pour la première fois l’année dernière, j’ai été capable de compléter mon marathon. 12274673_992356240836363_721201744491000489_n

Mon rêve pour le futur est qu’il soit aussi normal de passer un test de dépistage du cancer colorectal qu’une simple visite chez le dentiste. »

 

Partagez votre histoire

Dans l’esprit du mois de Young Survivors Week l’ACCC a compilé les récits de survivants du cancer colorectal afin de donner un peu d’espoir, de courage et d’inspirer le changement. Si vous souhaitez partager votre histoire, faites-nous parvenir votre récit à isabellan@colorectal-cancer.ca.

DES ÉTUDES RÉCENTES DÉMONTRENT QUE LE CANCER COLORECTAL NE DISCRIMINE PAS POUR L’ÂGE VOUS N’ÊTES JAMAIS TROP JEUNE POUR ÊTRE BIEN INFORMÉ ET PRÉPARÉ

DES ÉTUDES RÉCENTES DÉMONTRENT QUE LE CANCER COLORECTAL NE DISCRIMINE PAS POUR L’ÂGE VOUS N’ÊTES JAMAIS TROP JEUNE POUR ÊTRE BIEN INFORMÉ ET PRÉPARÉ

butt picPartout à travers le Canada, les rapports démontrent que les médecins observent une nouvelle tendance, ne pouvant pas être ignorée, ni expliquée, chez le cancer colorectal. L’observation d’une augmentation rapide du nombre de patients diagnostiqués en bas de 50 ans est intrigante.

 

Une nouvelle étude, menée par des médecins de l’Université de Toronto, a examiné les données du Registre canadien du cancer de 1997 à 2010. L’analyse a permis de constater que l’incidence du cancer colorectal a augmenté de :

  • 0,8 pour cent par année chez les individus dans la quarantaine ;
  • 2,4 pour cent par année chez les individus dans la trentaine ;
  • 6,7 pour cent par année chez les individus ayant entre 15 et 29 ans.

 

Heureusement, au cours des dernières années, des campagnes de sensibilisation et de défense-action pour accroître l’accessibilité aux tests de dépistage du cancer colorectal ont été responsable de la baisse des taux de cette maladie chez les personnes ayant plus de 50 ans.

 

Cette année, l’ACCC est fière d’unir ses forces avec la coalition Never Too Young (N2Y), une division de la Colon Cancer Alliance. Tout comme le nôtre, leur mandat est de sensibiliser la population au sujet de cette maladie, du dépistage préventif et de donner des renseignements indispensables aux jeunes Canadiens. Le partage des signes et des symptômes de la maladie et des façons d’éviter une erreur de diagnostic, qui se produit fréquemment en raison de l’âge, est parmi leurs priorités immédiates.

 

Bien qu’il soit évident que plus de recherches sont nécessaires afin de déterminer la cause de cette hausse chez les jeunes adultes, nous encourageons les médecins et les patients à être plus vigilants et consciencieux. Les signes et les symptômes du cancer colorectal peuvent souvent être confondus avec d’autres maladies moins graves. Il devient plus difficile de traiter un diagnostic tardif, celui-ci étant clé à la survie.

 

Les facteurs de risque du cancer du côlon 

Le fait que l’incidence augmente seulement parmi les jeunes suggère que des modes de vie particuliers à cette population sont en jeu, mais aucune preuve permet de concrétiser cette observation. Veuillez porter attention aux changements dans votre corps et n’hésitez pas à parler avec votre médecin si vous êtes touchés par un de ces facteurs de risque. Prenez en charge votre santé !

 

  • Des antécédents familiaux de cancer du côlon ou de polypes : Un membre de la famille de premier et deuxième degré d’une personne ayant des antécédents de cancer du côlon et de polypes est plus susceptible de développer cette maladie, surtout si le parent a eu le cancer à un jeune âge ;
  • Les modifications génétiques : Les changements dans certains gènes augmentent le risque de cancer du côlon. Les individus ayant le cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC ou le syndrome de Lynch) et la polypose adénomateuse familiale (PAF) devraient passer un test de dépistage avant 50 ans ;
  • La colite ulcéreuse et la maladie de Crohn ;
  • Les Afro-Américains devraient passer un test de dépistage à partir de 45 ans ou plus tôt si d’autres facteurs de risque ou symptômes sont présents ;
  • Les modes de vie, comme manger des viandes transformées et rouges, le manque de fibres alimentaires et d’exercice physique, l’obésité, l’alcool, le tabagisme, le diabète et la génétique.

En savoir plus sur les facteurs de risque du cancer du côlon

 

La semaine du 5 au 11 juin marquera la deuxième édition de “Young Survivors Week (Semaine des jeunes survivants)”. Ainsi, les patients, les survivants et les personnes aidantes se réunissent pour créer un buzz autour de l’apparition du cancer colorectal à un jeune âge. Joignez-vous à nous, en partenariat avec N2Y, et partagez le mot via les réseaux sociaux ! Affichez des histoires ou des informations afin d’aider les autres à comprendre que cette maladie peut toucher n’importe qui.