On a appris ce matin que l’humoriste et comédienne Dominique Michel allait subir une intervention chirurgicale vendredi pour un cancer colorectal, une maladie fort répandue au pays.

TVA Nouvelles a consulté différents experts pour comprendre en quoi consiste exactement ce cancer, ses symptômes et ses chances de guérison. Tous s’entendent pour dire qu’il s’agit d’un fléau et que c’est souvent le temps qui fait la différence lorsqu’une personne en est atteinte.

«C’est le cancer qui est au troisième rang au niveau du nombre de nouveaux cas qui vont être diagnostiqués cette année et, au niveau de la mortalité, c’est le deuxième cancer qui tue le plus d’hommes et le troisième cancer qui tue le plus de femmes au pays», affirme André Beaulieu de la Société canadienne du cancer.

Le cancer colorectal touche particulièrement les gens de plus de 50 ans. Selon Dre Christiane Laberge, il existe différents signes qui devraient inciter une personne à consulter un médecin pour tenter de diagnostiquer la maladie.

«Le classique, ce sont des saignements qui sont visibles ou invisibles au niveau des selles. Si on a des saignements invisibles mais réguliers, parce que ça donne une boule de chair qui peut se cancériser, on va avoir des gens fatigués, anémiques, pâles, essoufflés quand ils montent les escaliers», explique l’omnipraticienne.

Le temps fait la différence

Malgré le fait que le cancer colorectal fasse des ravages, tous affirment que la maladie peut être traitée facilement si elle est diagnostiquée assez tôt.

«Le cancer du côlon est un cancer qui peut se dépister facilement, qui peut se détecter précocement. On a les bonnes méthodes pour le faire et ces méthodes-là sont très efficaces», explique Dr Victor Plourde, président de l’Association des gastro-entérologues du Québec.

André Beaulieu, de la Société canadienne du cancer, est du même avis. «Souvent on diagnostique ce cancer un peu trop tard. Si on pouvait intervenir plus tôt, les chances de guérison sont excellentes. Quand on intervient relativement tôt et que le cancer n’est pas trop avancé, on peut intervenir avec une chirurgie en complément avec de la radiothérapie et on n’aura peut-être pas besoin de chimiothérapie», explique-t-il.

Pour y arriver, la Société demande notamment l’instauration d’un programme de dépistage du cancer colorectal à l’échelle provinciale. Les gens pourraient ainsi faire, chez eux, un test de sang occulte pour savoir si leurs selles contiennent du sang.

Le président de l’Association des gastro-entérologues du Québec souligne quant à lui une autre réalité qui sensibilise la population: «On est toujours attristé que quelqu’un qui est bien connu, comme Georges Thurston qui a eu un cancer du côlon, Pat Burns qui en a un aussi, mais ces personnalités qui sont diagnostiquées avec ce type de cancer ont vraiment un effet sensibilisant sur les gens!»


Source: Journal de Québec