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Diagnostic de cancer
colorectal
Si vous avez des symptômes
caractéristiques du cancer colorectal ou que les résultats d’un
examen physique ou d’une analyse sanguine que vous avez passés laissent
soupçonner la présence d’un tel cancer, votre médecin vous recommandera
peut-être un ou plusieurs tests additionnels afin de pouvoir poser
un diagnostic officiel. Ces tests peuvent faire appel à des méthodes
endoscopiques ou des techniques d’imagerie parmi les suivantes :
Sigmoïdoscopie
Pour
effectuer la sigmoïdoscopie, le médecin introduit par voie rectale
un tube souple appelé « sigmoïdoscope » afin de vérifier s’il
y a des anomalies dans le côlon. (http://www.mayoclinic.com/
(TRANSLATION OF
THE PICTURE TEXT AND OF THE SOURCE TEXT)
Sigmoidoscopy = Sigmoïdoscopie
Colon = Côlon
Rectum = Rectum
Sigmoidoscope = Sigmoïdoscope
Anus = Anus
Sigmoid colon =
Côlon sigmoïde
SOURCE :
U.S. NATIONA L CANCER INSTITUTE
Lavement baryté ou lavement baryté en double contraste
Pour le lavement
baryté, on introduit par voie rectale un liquide contenant du sulfate
de baryum qui se répand dans tout le côlon et permet d’obtenir des
images de ce dernier à l’aide d’un appareil de radiographie. ( http://www.mayoclinic.com/
(TRANSLATION OF
THE PICTURE TEXT AND OF THE SOURCE TEXT)
SOURCE :
U.S. NATIONA L CANCER INSTITUTE
Barium liquid = Solution
liquide au baryum
Coloscopie virtuelle
par tomographie ou colonographie (La plupart des tests sont décrits
en détails dans la section « Dépistage »).
Habituellement, si
la présence soupçonnée d’un cancer colorectal est confirmée au
cours d’un test diagnostique, on effectue sur-le-champ une
biopsie au cours d’une coloscopie. Pour ce faire, le
médecin prélève un petit fragment de tissus à l’aide d’un instrument
spécial introduit dans le coloscope. Certaines personnes peuvent avoir
des saignements après cette intervention, mais ces derniers ne durent
généralement pas longtemps. L’échantillon prélevé est envoyé
au laboratoire pour qu’un pathologiste (médecin spécialisé dans
le diagnostic des maladies) l’examine au microscope afin de déceler
toute présence d’un cancer ou d’une autre affection. Si d’autres
tests peuvent permettre de croire à la présence d’un cancer colorectal,
la biopsie reste le seul moyen d’établir un diagnostic sûr à ce
sujet.
Par ailleurs, la découverte
de polypes dans le côlon doit être prise au sérieux, car ces petites
excroissances peuvent devenir cancéreuses.
Tout polype ne devient pas nécessairement cancéreux, mais, selon ce
qu’on croit, le cancer colorectal se développerait presque toujours
à partir de petits polypes bénins (non cancéreux). Heureusement,
on peut déceler les polypes au moyen d’une coloscopie et alors les
enlever ou les détruire de façon à prévenir l’apparition d’un
cancer. Si le polype découvert est suffisamment gros, on peut en prélever
un fragment afin de procéder à une biopsie pour déterminer de quel
type de polype il s’agit.
En effet, quatre
types de polypes se développent couramment dans le côlon et
peuvent être identifiés grâce à une biopsie:
- Polypes inflammatoires – Ils sont associés à la colite ulcéreuse ou à la maladie de Crohn. On les appelle parfois « pseudopolypes » ou « faux polypes », car il ne s’agit pas à proprement parler de polypes, mais d’une réaction à une inflammation chronique de la paroi du côlon. Ce type de polypes ne devient pas cancéreux.
- Polypes hyperplasiques – Ce sont généralement des polypes très petits qui se logent dans le rectum. On considère qu’ils présentent un faible risque de cancer.
- Polypes adénomateux ou adénomes tubuleux – Il s’agit du type de polypes le plus courant, celui auquel font habituellement référence les médecins lorsqu’ils parlent de polypes rectaux. Environ 70 % des polypes enlevés entrent dans cette catégorie. Ces adénomes présentent un risque certain de cancer, car ils grossissent toujours. Ils ne s’accompagnent généralement d’aucun symptôme, mais, lorsqu’on les découvre à un stade précoce lors d’une coloscopie, on peut en faire l’ablation avant qu’un cancer ne se développe. Les personnes qui ont des antécédents de polypes adénomateux doivent se soumettre régulièrement au dépistage de ces derniers.
- Adénomes villeux ou tubulovilleux – Près de 15 % des polypes enlevés appartiennent à cette catégorie. Il s’agit des plus dangereux, car leur risque de devenir cancéreux en grossissant est très élevé. Souvent, ces polypes sont sessiles, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas attachés à une tige, mais implantés sur une base plate, ce qui rend leur ablation difficile. Les petits polypes sessiles peuvent être enlevés un par un cours de plusieurs coloscopies, alors qu’une chirurgie peut s’avérer nécessaire pour faire l’ablation complète des plus gros.
Tests
permettant de diagnostiquer le cancer colorectal
Si votre médecin diagnostique
chez vous un cancer de l’intestin, il vous fera peut-être passer
un ou plusieurs tests additionnels parmi les suivants afin de déterminer
la taille et l’emplacement de la tumeur ainsi que le stade où en
est rendu le cancer :
- Analyses sanguines
Formule sanguine
: Ce test permet de déceler l’anémie (caractérisée par un
faible taux de globules rouges) que présente bien des personnes atteintes
de cancer colorectal en raison des saignements occultes prolongés qui
sont provoqués par les tumeurs. Le médecin peut également prescrire
des analyses sanguines servant à mesurer les fonctions hépatiques
pour vérifier si le cancer s’est propagé au foie, car, le cas échéant,
des anomalies seraient révélées par un taux élevé d’enzymes hépatiques.
Marqueurs tumoraux
: Les tumeurs colorectales produisent certaines substances telles
que l’antigène carcinoembryonnaire (ACE) et l’antigène
carbohydrate CA 19-9, qui sont décelables dans le sang. Aux
fins du suivi des personnes qui ont déjà été traitées pour un cancer
colorectal, on utilise (simultanément à d’autres tests) des analyses
sanguines qui peuvent détecter ces « marqueurs de tumeur » et indiquer
une récidive de la maladie.
On n’utilise
pas ces analyses pour découvrir un cancer chez les gens qui n’ont
jamais eu de tumeur et paraissent en santé, car elles ne donnent pas
toujours des résultats précis, le taux d’un marqueur tumoral pouvant
être anormal même en l’absence d’un cancer. En effet, la colite
ulcéreuse, les tumeurs intestinales non cancéreuses ainsi que certaines
affections hépatiques et maladies pulmonaires chroniques peuvent également
hausser le taux de certains marqueurs tumoraux, et le tabagisme peut
faire monter le taux d’ACE.
- Techniques d’imagerie
Échographie
: Cette méthode fait appel à des ondes sonores et à leur écho
pour obtenir une image d’un organe ou d’une masse. Un petit dispositif
fonctionnant comme un microphone et appelé « transducteur » émet des
ultrasons qui traversent la région du corps visée. L’écho de ces
sons est renvoyé lorsque ces derniers sont captés par l’appareil
quand ils se frappent aux tissus de l’organisme et retransmis à un
ordinateur, qui s’en sert pour générer des images en noir et blanc
affichées sur un écran. L’échographie ne cause aucune douleur et
n’entraîne aucune exposition à des rayonnements.
L’échographie abdominale
permet de vérifier si une ou plusieurs tumeurs se logent dans le
foie, la vésicule biliaire
ou le pancréas, voire dans l’abdomen, mais pas dans
le côlon. Pour ce test, le patient s’allonge sur un lit d’examen
et on badigeonne sa peau d’un gel sur la partie du corps visée, puis
le technicien passe un transducteur sur celle-ci.
Deux types d’échographie
peuvent être utilisés pour les personnes atteintes de cancer colorectal,
à savoir :
- l’échographie endorectale, pour laquelle un transducteur spécial est inséré dans le corps par voie rectal. Ce test permet de voir dans quelle mesure le cancer a pénétré la paroi intestinale et s’il a atteint des ganglions lymphatiques voisins ou d’autres organes.
- l’échographie intracavitaire, qui est effectuée directement dans la cavité abdominale après ouverture de celle-ci, ce qui permet de placer le transducteur sur la surface du foie et de détecter ainsi toute présence de métastases dans cet organe.
Tomodensitométrie
ou tomographie assistée par ordinateur : La tomodensitométrie fait
appel aux rayons X et produit des images tridimensionnelles en coupe
transversale de la partie du corps examinée. Plutôt qu’une seule
image, comme la radiographie, elle génère plusieurs images pendant
que l’appareil tourne autour du sujet étendu sur le lit d’examen.
Celles-ci sont transmises à un ordinateur, qui construit à son tour
des images en « couches » de la région visée. La tomodensitométrie
fournit des images détaillées des tissus mous de l’organisme, ce
que ne peut faire la radiographie. Elle permet également de déterminer
si le cancer a atteint le foie ou d’autres organes. Si les premières
images s’avèrent insatisfaisantes, on fait boire au patient une solution
contenant un agent de contraste ou on la lui injecte par voie intraveineuse
avant de prendre une seconde série d’images afin d’assurer une
meilleure définition de ces dernières.
Imagerie par résonnance
magnétique (IRM) : Comme la tomodensitométrie, l’IRM fournit
des images détaillées des tissus mous de l’organisme. Cependant,
elle fait appel à un aimant très puissant qui entoure le lit d’examen
et à des ondes radio, plutôt qu’à des rayons X. L'appareil est
constitué d'un tube doté d'un aimant très puissant. Des antennes
émettrices produisent une onde de radiofréquence qui stimule les noyaux
d'hydrogène contenus dans nos cellules. Après arrêt de la stimulation,
les atomes d'hydrogène restituent cette énergie, qui se dissipe sous
l'action du champ magnétique et est alors captée par des antennes
réceptrices puis analysée par un ordinateur qui génère alors des
images détaillées de la partie du corps étudiée. On peut y visualiser
les patrons correspondant à un type de
tissus particulier ou à certaines maladies. Pour avoir une meilleure
définition des détails, on injecte souvent par voie intraveineuse
un agent de contraste contenant du gadolinium.
Plus longue que la
tomodensitométrie, l’IRM peut durer jusqu’à une heure de temps.
Pour passer ce test, il faut rester allongé sur une table introduite
dans un tube étroit, ce qui peut s’avérer perturbant si l’on souffre
de claustrophobie (peur des lieux clos). De plus, à l’intérieur
du tube, on entend toute sorte de bruits de frappement et de claquement
qui peuvent devenir pénibles à la longue. Certains établissements
de santé fournissent un casque qui empêche de les percevoir. Grâce
à l’IRM, il est possible de déceler dans le foie des anormalités
dues à la propagation du cancer. On peut également déterminer le
stade d’un cancer rectal au moyen d’une IRM
endorectale, pour laquelle une
sonde est introduite puis laissée pendant 30 à 45 minutes dans le
rectum. Ce test peut donc causer de l’inconfort,
mais il reste nécessaire pour déterminer avec précision l’importance
de l’atteinte cancéreuse.
Tomographie par
émission de positons (TEP) : Cette technique consiste à introduire
par voie intraveineuse dans l’organisme une substance radioactive
appelée « fluorodéoxyglucose »
(ou FDG). La quantité de rayonnements émis est très faible. En raison
de leur croissance rapide, les cellules cancéreuses ont besoin de sucre
et absorbent donc une grande quantité de cette substance sucrée. La
TEP produit (au moyen d’une caméra spéciale) des images qui ne sont
pas aussi bien définies et détaillées que celles obtenues grâce
à la tomodensitométrie ou l’IRM, mais qui fournissent quand même
des informations utiles au sujet de l’ensemble du corps.
De nos jours, on peut
effectuer simultanément une TEP et une tomodensitométrie afin de comparer
les zones où la radioactivité est la plus intense (grâce à la première
technique) et l’apparence de chacune de ces zones (au moyen de la
seconde).
Cette méthode combinée
peut s’avérer utile si le médecin pense que le cancer colorectal
s’est propagé ou qu’il y a récidive de ce dernier après un traitement,
mais qu’il ne sait pas quelle partie du corps est atteinte. Il peut
alors y avoir recours (au lieu de vous faire passer à la personne plusieurs
radiographies) car elle lui permettra de visualiser tout l’organisme
du patient.
Angiographie :
Cette technique est utilisée pour planifier les chirurgies visant l’ablation
de métastases au foie issues d’un cancer colorectal. Le médecin
introduit un tube très fin appelé « cathéter » dans une artère.
Il s’agit généralement l’artère fémoral, qu’on remonte (à
partir d’une incision faite à l’aine) jusqu’au foie. Un agent
de contraste est ensuite injecté rapidement et on prend une série
de radiographies. L’angiographie permet de repérer les vaisseaux
sanguins situés près de toute tumeur au foie, de façon à enlever
cette dernière sans provoquer trop de saignements.
Si votre médecin découvre
une anomalie lors d’un test de dépistage ou si vous avez des symptômes
décrits dans la section « Les faits > Symptômes », vous
devrez probablement vous soumettre à un processus diagnostique. Il
peut être extrêmement difficile de recevoir un diagnostic de cancer,
même lorsque le pronostic laisse espérer une guérison complète.
Or, c’est précisément à ce moment que le patient peut entamer une
démarche de gestion active de sa maladie et de prise en main de sa
vie. De plus, il faut se rappeler que les personnes atteintes de cancer
colorectal ne sont pas seules, quelque soit leur pronostic, car des
groupes de soutien leur offre un appui émotionnel ainsi que de l’information
au sujet de cette maladie. Pour obtenir de plus ample renseignements
sur ces groupes, consultez la section « Soutien ».
Sources
National Cancer Institute
http://www.cancer.gov/
The Cleveland Clinic Taussig Cancer Centre
http://my.clevelandclinic.org/
Mayo Clinic
http://www.mayoclinic.com/
Société canadienne du cancer
American Cancer Society
http://www.cancer.org/docroot/
Medicine Net
http://www.medicinenet.com/







