Colorectal Cancer Association of Canada - CCAC
Home

Nouvelles et ressources > Nouvelles  

03/30/11

Chronique - Coloscopie 101

Christopher Hall Collaboration spéciale

Vous avez sûrement vu l’une des publicités de la campagne de sensibilisation au cancer colorectal «Faites voir vos fesses».

Pour ceux qui l’auraient manquée, cette campagne vise à conscientiser de façon ludique l’importance des tests de dépistage en montrant, en gros plan, une paire de fesses. Et puisque je suis dédié corps et âme à vous, chers lecteurs et lectrices, pour cette chronique éducative, j’ai fait voir mes fesses... à un médecin spécialiste.

Leçon 1 (Un peu de théorie) : Le cancer colorectal, cancer du côlon ou du rectum, est la deuxième cause de décès par cancer au pays. Et ce, même s’il est grandement évitable et guérissable lorsque diagnostiqué de manière précoce. D’après les projections, un homme sur 14 et une femme sur 16 développeront cette maladie au cours de leur vie. Bref, un type de cancer très répandu, mais facile à diagnostiquer, à l’aide d’une coloscopie.

Leçon 2 (La préparation) : En plus d’une interdiction de manger durant les 24 heures précédant votre coloscopie, vous devez vider complètement vos intestins en buvant 4 litres en 4 heures d’un puissant laxatif. Bonne nouvelle : c’est la partie la plus difficile. Pour ceux qui pensaient que le plus douloureux c’était l’introduction de la caméra, rassurez-vous ! On est loin d’une caméra comme celle du beau-frère aux noces l’été passé, la miniaturisation des caméras n’étant pas réservée uniquement aux films de James Bond.

Leçon 3 (La caméra) : On l’a dit, elle est petite, de la taille d’un doigt. Mais le plus impressionnant, c’est sa polyvalence. En plus de procurer une vue HD de votre intérieur au médecin, elle lui permet également de faire des biopsies, d’aspirer et de rincer. Un peu plus, et elle poserait la nouvelle céramique de votre salle de bain.

Leçon 4 (Les préliminaires) : Avant le début de la procédure, le médecin vous injecte un cocktail de calmants par intraveineuse afin de rendre votre coloscopie la moins douloureuse possible. C’est la partie la plus agréable de tout le processus. Quelle sensation euphorique ! J’ai tout de suite compris l’attraction diabolique de l’héroïne. Je suis passé d’un état d’anxiété élevé à un état «Ooûûûû wow ! C’est quoi ton nom déjà... que je l’ajoute sur mon testament». Dans cet état nirvanique, j’ai même dit à l’équipe: «Hey la gang! s’il y a des annulations demain, je suis disponible !».

Une affaire de rien

Leçon 5 (La procédure) : Deux semaines de craintes et d’anticipation négatives pour rien. Ça m’apprendra à écouter le beau-frère avec ses histoires d’épouvante. J’aurais dû m’en douter, c’est comme ses histoires de pêche, au final, c’est toujours moins gros que ce qu’il disait! Dans les faits, c’est une affaire de rien. En moins de temps qu’il en a fallu pour le médecin de dire «prenez un grand respir M. Hall, puis avez-vous écouté le match hier ?», c’était fini... terminé... over and out. Moi qui étais sur le point de lui dire : «Ça fait deux semaines que j’ai un chat dans la gorge, ça vous tente pas de monter plus haut pour aller voir ?».

Leçon 6 (L’évaluation) : Je donne un 10/10 à notre système de santé, trop souvent critiqué. Évidemment, c’est sans surprise que le personnel était compétent, avenant et souriant (un merci spécial à Lucie et Valérie, mes infirmières), mais l’équipement était à la fine pointe, et tout le processus n’a pris qu’un mois !

Leçon 7 (ou... leçon de vie) : Si vous avez 50 ans et plus, n’hésitez plus. Aucune excuse ne tient. Rappelez-vous, nous sommes tous égaux devant la maladie : riche ou pauvre, homme ou femme, Noir ou Blanc. D’ailleurs, une coloscopie vous confirmera qu’à l’intérieur... nous sommes tous roses.


Bookmark and Share

Source: http://lejournaldemontreal.canoe.ca/chroniques/christopherhall/archives/2010/05/20100521-051600.html