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06/21/17

Les cas de cancer encore en hausse en Atlantique

Malgré toute la recherche sur le cancer et les campagnes de sensibilisation, le nombre de cas continue de progresser en Atlantique.

Cette année, 15 710 des 206 200 Canadiens qui recevront un diagnostic de cancer proviendront du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador, selon les Statistiques canadiennes sur le cancer 2017, publiées par la Société canadienne du cancer, mardi.

Et d’ici 2030, la Société canadienne du cancer s’attend à une augmentation du nombre de cas d’environ 35 %. Ce seront 270 000 Canadiens qui recevront ce diagnostic dans 13 ans, si la tendance se maintient.

L’augmentation des cas de cancer est principalement due au vieillissement global de la population. Près de 90 % des cas de cancer sont en effet détectés chez des personnes de plus de 50 ans.

Nombre de nouveaux diagnostics de cancer en Atlantique en 2017*

  • Nouveau-Brunswick : 4 700 nouveaux cas (495 sur 100 000 habitants)
  • Nouvelle-Écosse : 6 200 nouveaux cas (522 sur 100 000 habitants)
  • Île-du-Prince-Édouard : 910 nouveaux cas (496 sur 100 000 habitants)
  • Terre-Neuve-et-Labrador : 3 900 nouveaux cas (569 sur 100 000
    habitants)

*Source : Statistiques canadiennes sur le cancer 2017

« C’est en hausse. Avec le vieillissement de la population et l’accroissement démographique, on voit une augmentation du nombre de cas de cancer », a confirmé au cours d’une entrevue André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer.

Dans son relevé annuel qu’elle vient de publier, la Société souligne que près d’un Canadien sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie, soit 49 % des hommes et 45 % des femmes.

Le cancer reste la première cause de mortalité au pays. Un Canadien sur quatre en mourra. Ainsi, 80 800 Canadiens en seront morts à la fin de 2017, dont 6 860 en Atlantique.

Nombre prévu de décès associés au cancer en Atlantique en 2017*

  • Nouveau-Brunswick : 2 100 décès (213 sur 100 000 habitants)
  • Nouvelle-Écosse : 2 800 décès (229 sur 100 000 habitants)
  • Île-du-Prince-Édouard : 410 décès (221 sur 100 000 habitants)
  • Terre-Neuve-et-Labrador : 1 550 décès (233 sur 100 000 habitants)

*Source: Statistiques canadiennes sur le cancer 2017

Chez les hommes, les taux d’incidence projetés du cancer du poumon sont les plus élevés à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec. Les taux d’incidence chez les femmes culminent au Québec et en Nouvelle-Écosse.

Dans le cas du cancer colorectal, c’est à Terre-Neuve-et-Labrador que les taux d’incidence sont les plus hauts, et ce, tant chez les hommes que chez les femmes. Chez les femmes, la Nouvelle-Écosse est au deuxième rang, alors que chez les hommes, c’est plutôt la Saskatchewan qui occupe le deuxième rang.

Les taux d’incidence du cancer du sein chez les femmes sont les plus élevés à Terre-Neuve-et-Labrador et les moins élevés au Nouveau-Brunswick.

Les taux de mortalité par cancer du poumon, tant chez les hommes que chez les femmes sont, de façon générale, plus élevés au Québec et dans les provinces de l’Atlantique, notamment en raison du tabagisme.

Les taux de mortalité par cancer colorectal sont au plus haut à Terre-Neuve-et-Labrador chez les hommes, tandis que chez les femmes, ces taux sont au plus haut à Terre-Neuve-et-Labrador et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les taux de mortalité par cancer de la prostate atteignent un sommet à l’Île-du-Prince-Édouard, en Saskatchewan et au Manitoba.

Population vieillissante

Signe des progrès réalisés par la médecine et par la recherche : le taux de survie après cinq ans est graduellement passé de 25 % dans les années 1940 à 60 % aujourd’hui.

« On a eu de grands gains dans la lutte contre le cancer. Et ça se manifeste, parce qu’aujourd’hui, le risque personnel - le risque pour une personne d’avoir un cancer - est moins grand qu’avant », fait valoir André Beaulieu. « Par contre, ce qu’on voit, c’est que [...] le fait que l’on vit plus vieux [nous] amène, justement, à être exposés à une maladie qui s’appelle le cancer. Et collectivement, on est une population vieillissante ».

La recherche a permis d’importants progrès. Les taux de survie après cinq ans s’améliorent, des traitements qui ont été développés ont moins d’effets secondaires et permettent une meilleure qualité de vie, note André Beaulieu. Il ajoute qu’on comprend mieux aujourd’hui comment les cancers se développent.

La Société canadienne du cancer est optimiste, de façon générale.

« On est à la veille de vivre une révolution au niveau du traitement du cancer », dit André Beaulieu. « On sait qu’avec les avancées dans le domaine de la génétique, la fameuse médecine personnalisée dont on parle beaucoup, ça va amener justement à pouvoir donner à des gens le meilleur traitement, au meilleur moment et avec le meilleur résultat. Et ça, ça va avoir un impact très, très grand dans les prochaines années pour le taux de survie au cancer. »


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Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1040707/les-cas-de-cancer-encore-en-hausse-en-atlantique