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01/23/12

Quand la maladie nous sensibilise

Christine Bouthillier 08/01/2012 05h31

Le cancer colorectal arrive au 2e rang des cancers les plus meurtriers. Les personnalités publiques qui, comme soeur Angèle, osent parler de leur mal, contribuent à l’enrayer.

Soeur Angèle a annoncé vendredi qu’elle souffrait d’un cancer du côlon.

« Quand une personnalité connue révèle un diagnostic de cancer, ça réveille la population. On se demande si on est à risque, explique la Dre Carole Richard, chef de service en chirurgie digestive au CHUM. J’ai l’impression que ça sensibilise les gens à poser plus de questions à leur médecin. »

La Dre Richard soutient que le cancer colorectal est meurtrier à ce point parce que le diagnostic n’est pas réalisé à temps.

« Dépisté précocement, on peut trouver un polype et l’enlever avant qu’il ne devienne un cancer », précise-t-elle.

Valoriser le dépistage

Connaître quelqu’un atteint d’un cancer colorectal, tant une célébrité qu’un membre de son entourage, peut inciter un individu à effectuer un test de dépistage.

La Dre Richard dit avoir constaté un impact lorsque Boule Noire a publiquement fait état de sa maladie, qui l’a emporté en 2007.

Dominique Michel est également traitée pour un cancer du côlon.

Le combat de soeur Angèle

La religieuse sera opérée d’urgence le 12 janvier. Selon la Dre Carole Richard, c’est l’analyse du morceau d’intestin retirée qui pourra déterminer le stade de la maladie et les chances de guérison.

Au stade 1, soeur Angèle aurait 90 % de chances de vaincre le cancer. Au stade 3, c’est plutôt 40 à 60 %. La majorité des gens diagnostiqués en sont au stade 3.

Après la chirurgie, les patients de stade 2 ou plus subissent généralement des traitements de chimiothérapie.

Les 50 ans et plus à risque

Les antécédents familiaux, être atteint d’une maladie inflammatoire comme la maladie de Crohn, avoir déjà eu des polypes aux intestins ou souffrir d’un syndrome héréditaire font partie des facteurs qui augmentent les risques de développer un cancer colorectal.

Toutefois, avoir 50 ans et plus est également un facteur déterminant.

« C’est pour ça qu’on préconise des tests de dépistage », indique la Dre Carole Richard.

Lorsque le seul facteur en cause est l’âge, on privilégie la recherche de sang dans les selles tous les deux ans. Un projet-pilote pour instaurer des tests systématiques est en cours.

Le cancer colorectal

Troisième type de cancer le plus fréquent

6 000 Québécois en ont reçu un diagnostic en 2011

32 % des Canadiens de 50 ans et plus ont subi un test de dépistage en 2008 (contre 10-12 % au début des années 2000)

Source : Association canadienne du cancer colorectal et CHUM


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Source: http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/sante/archives/2012/01/20120108-053105.html