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05/12/17

Une détection précoce du cancer colorectal

Le cancer colorectal est un des cancers les plus courants, et il n’existe actuellement aucun programme de dépistage ou thérapie efficace. Un consortium de l’UE s’est intéressé à cette situation.

Le cancer colorectal est un cancer de forte prévalence chez l’homme et la femme, il figure probablement parmi les cancers épithéliaux les mieux connus quant à son origine moléculaire. Pourtant, les lésions moléculaires impliquées dans le déclenchement de ce cancer sont encore mal connues.

L’objectif du projet SYSCOL (Systems biology of colorectal cancer), financé par l’UE, était de mettre au point des méthodes et outils permettant de mieux comprendre les systèmes de régulation des gènes sous-jacents à la maladie.

Du point de vue expérimental, les chercheurs ont dû générer les données de séquences ARN et ADN à partir des échantillons prélevés sur les patients et analyser leurs modifications épigénétiques. Dans l’ensemble, ces travaux avaient pour objectif d’identifier les mutations et polymorphismes influençant le risque de cancer et de décrypter les mécanismes qui favorisent la formation des tumeurs colorectales.

Les partenaires du projet ont identifié cinq nouvelles variantes qui augmentent le risque individuel de développer un cancer colorectal. Trois de ces variantes sont courantes, mais n’impliquent qu’un faible risque. Deux variantes sont rares, mais les individus porteurs présentent un risque élevé de développer un CC. Une détection précoce par dépistage serait donc très importante pour identifier les patients à haut risque.

Le travail collaboratif a également entraîné la découverte d’un interrupteur génétique important qui encourage le CC. Cette variante génétique est très commune et constitue une source pour le cancer héréditaire plus que toute autre variante ou mutation génétique connue.

Un autre progrès important a été le développement d’une approche pour la détection de l’ADN du cancer dans le sang. L’utilisation d’une méthode non invasive pour détecter les tumeurs chez les patients pourrait grandement améliorer la gestion clinique.

L’un des aspects les plus intéressants des recherches menées dans le cadre du projet SYSCOL concernait la compréhension des processus fondamentaux du génome de ces cellules cancéreuses, les chercheurs ont en effet montré que seule une petite fraction du génome des cellules tumorales était impliquée dans la régulation de l’expression génétique. Cette découverte remet en question notre vision de la complexité génomique du cancer.

L’immense quantité de données moléculaires et cliniques dérivées du patient, générées et intégrées au modèle de CC, améliore considérablement la compréhension des mécanismes responsables du CC. Ce modèle peut servir à trouver de nouvelles cibles thérapeutiques médicamenteuses qui auront un impact à long terme sur la santé humaine.

Les outils de biologie des systèmes et les modèles informatiques mis au point dans le cadre du projet ont abouti à une meilleure compréhension du réseau complexe des gènes et des systèmes régulateurs responsables du CC. Par ailleurs, les méthodes et outils développés et partagés via le site web SYSCOL pourront servir à étudier d’autres troubles complexes, avec des implications sur la recherche, la prévention et le traitement.


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Source: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=16270