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Le Journal de Tom Philp

Tom Philp a écrit un journal intitulé « Don’t be a man : Do the right thing », une série continue concernant la vie avec un cancer selon le point de vue de Tom.
N’alimentez pas les cancers avec votre tour de taille
par Tom Philp
Avez-vous pris une résolution du Nouvel An, de perdre du poids ? Je l’ai fait, comme des dizaines de milliers d’autres Canadiens.
En fait, la Fondation des maladies du coeur du Canada estime qu’environ la moitié de notre population porte assez d’excès de poids pour se qualifier dans la catégorie officielle « d’obèse ».
Mon « pneu » personnel est maintenant gonflé de près de 20 livres de trop. Franchement, je devrais avoir honte de moi-même. J’ai perdu au moins ce poids après avoir subi une chirurgie pour un cancer colorectal l’an passé, pour ensuite laisser ces petites cellules grasses s’accumuler en moi à nouveau. Et j’ai fait assez de recherche sur le cancer, dans plusieurs de ses horribles incarnations, pour savoir que d’être gras encourage la croissance des tumeurs.
Qu’importe-il d’entretenir une habitude d’obésité qui peut étirer votre budget en même temps que votre garde-robe, ou que votre estime de soi continue à glisser parallèlement avec la crème glacée consommée en tout hâte, qui se fait un chemin lentement le long de votre menton. Qu’importe-il que l’obésité contribue à l’insuffisance cardiaque, aux maladies du rein, au diabète, aux troubles respiratoires et aux problèmes de mobilité. Non, nous parlons ici du cancer. Plus particulièrement, nous parlons du cancer colorectal et de l’impact du fait d’être gras sur les méchants gremlins comme les adénocarcinomes de l’intestin.
Je viens juste de me faire enlever une tumeur du côlon sigmoïde, en août dernier, et j’ai été déclaré libre de cancer. Je devrais être plus avisé. Et, si je ne veux pas faire rire de moi, je devrais être plaint pour laisser l’équivalent en poids d’un ou deux sacs de 10 livres de patates s’installer avec tellement de confiance contre mes hanches ! Ce n’est pas du joli.
J’ai aussi bien peur.
Selon un rapport publié dans le numéro de janvier de GUT, le journal international de gastro-entérologie et d’hépatologie, les gens qui sont en surpoids et qui évitent de faire de l’exercice régulier peuvent avoir moins de chances de survie après un diagnostic de cancer colorectal. Cette conclusion a été tirée par des chercheurs médicaux australiens qui ont étudié plus de 40 000 patients du cancer colorectal entre 1990 et 1994.
L’étude a montré que les patients qui étaient obèses et qui ne faisaient pas d’exercice, avaient 31 pour cent plus de chances de mourir du cancer colorectal que ceux dont le poids était conforme aux normes acceptées de l’Indice de poids corporel et qui faisaient au moins une heure d’exercice par jour, quatre fois par semaine. Le même groupe de patients plus minces et plus actifs avait aussi plus de chances d’être vivants, cinq ans après le diagnostic initial de cancer colorectal, que leurs contreparties.
D’autres études de recherches médicales ont trouvé que l’inactivité physique et le surpoids avaient un impact semblable sur d’autres cancers, y compris le cancer du sein et de l’ovaire.
Un rapport paru cette année dans Fooconsumer.org, publication en ligne qui offre des informations à point nommé concernant les questions entourant le cancer, suggère qu’il y a une évidence scientifique claire que l’obésité augmente les niveaux des hormones et des protéines, comme les oestrogènes et l’insuline, dans le sang. Cette saturation accrue d’hormones et de protéines stimule ensuite certaines tumeurs cancéreuses, indépendantes du sexe, dans le côlon, l’oesophage, le foie et la vésicule biliaire, ainsi que des cancers spécifiques comme le cancer du sein, de l’ovaire et du col de l’utérus chez les femmes, et de la prostate chez les hommes.
Autrement dit, chez les obèses, le cancer a prouvé qu’il était une maladie qui offrait des chances égales pour tous.
Pas encore convaincu/e ? En 2002, GUT rapportait qu’une étude portant sur 90 000 Canadiennes soumises au dépistage du cancer du sein a découvert que les femmes qui avaient de l’embonpoint avaient deux fois plus de chances de contracter un cancer colorectal que celles qui ne l’étaient pas.
Si vous, comme moi, vous êtes permis de prendre du poids, que vous ayez ou non des antécédents de cancer dans votre famille, je vous prie de vous joindre à moi en vous engageant à un changement de style de vie. C’est un processus, pas une affaire d’une fois, alors trouvez un régime de perte de poids et d’exercice qui vous convient. Ensemble, nous allons avoir meilleure apparence, nous sentir mieux et, probablement, nous allons vivre plus longtemps.
Souhaitez-vous « Bonne (nouvelle) année » à vous-même, en mettant l’accent carrément sur “nouvelle”.
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