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Le Journal de Tom Philp

Tom Philp a écrit un journal intitulé « Don’t be a man : Do the right thing », une série continue concernant la vie avec un cancer selon le point de vue de Tom.
Cherche le repos chez toi, parce c’est là que tu es le mieux
par Tom Philp
Thomas Tussler, poète cultivateur anglais du 15e siècle a formulé plusieurs propositions philosophiques que nous utilisons encore de nos jours.
« A fool and his money is soon parted » – Un sot de son argent bient tôt se défait – trouvait certainement un écho dans la maison de mon enfance quand, encore une fois, j’avais dépensé mon allocation de 10 cents au comptoir des bonbons de Woolworth’s. Je suis sûr d’avoir dit les mêmes mots à mes propres enfants, ou pour moquer quelqu’un qui avait fait les manchettes après avoir dilapidé des millions gagnés à la loterie dans quelques brèves années.
« Sweet April showers do make May flowers » – Ce sont les douces ondées d’avril qui font les fleurs de mai – est un autre truisme de Tussler, tout comme « At Christmas play and make good cheer, for Christmas comes but once a year » – À la Noël, joue et amuse-toi, parce que Noël n’arrive qu’une fois l’an – mais la citation de Tussler qui m’a le plus touché ces derniers temps a été « Seek home for rest, for home is best » — Cherche le repos chez toi, parce c’est là que tu es le mieux.
Chez soi. Un lieu de refuge pour la plupart d’entre nous. Un endroit que nous quittons selon nos horaires, et vers lequel nous revenons pour nous réchauffer, pour retrouver la famille et les amis, et manger et boire, et pour se reposer.
Dans un article précédent de cette série sur mon comportement avec le cancer colorectal, j’espère avoir exprimé clairement ma conviction que les hôpitaux ne sont pas des endroits où il faut être si vous voulez rester en santé. Pendant mes 11 jours de soins post-chirurgicaux à l’hôpital, j’ai eu un fouillis de tubes qui dégouttaient des affaires dans mes veines, de tubes qui drainaient des choses, des injections régulières de médicaments anti-inflammatoires et d’anti-douleur, des lectures de mes signes vitaux à toutes les heures, une infection mystérieuse (le personnel médical n’a jamais trouvé de quoi il s’agissait) qui m’a fait délirer pendant deux jours, de la nourriture qu’il n’est pas possible de trouver dans un livre de cuisine, chez vous ou chez moi, et un cas d’urticaire en règle qui s’est développé quand j’ai mal réagi à un antibiotique.
Oh, et est-ce que j’ai mentionné l’infirmière de nuit qui m’a réveillé d’un sommeil profond, profond, le jour après que ma fièvre est tombée, en allumant les lumières qui étaient directement au-dessus de ma tête, ce qui m’a fait sursauter en me réveillant et m’a envoyé les battements du coeur et la pression à des hauteurs où personnes n’était jamais allé auparavant ? Elle voulait prendre mes signes vitaux et, apparemment, il fallait que je sois complètement réveillé pour ça.
« Prenez-vous des médicaments contre l’hypertension ? », m’a-t-elle demandé alarmée, les yeux béants fixés sur les chiffres.
« Non », que je réponds, en contrôlant à peine ma voix, « qu’est-ce qui vous fait croire ça, maintenant ? »
« Hé bien, M. Philp, votre pression est presque en-dehors du tableau », fit-elle.
« Je me demande bien qu’est-ce qui pourrait avoir déclenché ça », que je lui hurle, juste avant de suggérer qu’il serait peut-être mieux pour sa santé qu’elle quitte ma chambre… immédiatement !
« Je vous en supplie », ai-je demandé avec instance à mon chirurgien le matin suivant. « Envoyez-moi à la maison pour que je puisse me reposer un peu. Je ne vais jamais guérir ici. »
À ce qu’il semble, l’histoire du « grincheux et misérable » M. Philp et sa rencontre de près avec Garde Sans-gêne avait fait les rondes de services juste avant que mon chirurgien fasse la sienne, et le bon docteur n’a pas été surpris de ma demande.
« Vous savez, quelqu’un a déjà dit que chez soi était le meilleur endroit pour se reposer, et je pense que c’est vrai », a dit le Dr Stratford, que je viens juste d’élever au statut de “meilleur docteur de tous les temps”. « Vous êtes prêt à rentrer chez vous et à prendre soin de vous. »
« C’est Tom Tussler qui a dit ça, docteur », lui dis-je, en prenant déjà le téléphone pour appeler Linda et lui annoncer la bonne nouvelle. « C’était sûrement un bonhomme intelligent pour quelqu’un qui vivait au 15e siècle. »
Et c’est ainsi que je suis rentré chez moi, sans aucun doute le meilleur endroit pour continuer ce voyage.
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