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Le Journal de Tom Philp

Tom Philp a écrit un journal intitulé « Don’t be a man : Do the right thing », une série continue concernant la vie avec un cancer selon le point de vue de Tom.
Pourquoi moi ? Il y en a qui disent que c’est Dame Chance.
par Tom Philp
Dans le dernier article de cette série, j’ai mentionné avoir découvert que la question « Pourquoi moi ? » était encore tapie dans mon esprit.
Pourquoi est-ce que j’ai eu le cancer ? Pourquoi est-ce que j’ai dû affronter ma propre mortalité d’une façon si radicale ? Pourquoi ai-je dû me soumettre à une chirurgie majeure, là où d’autres patients cancéreux sont traités à la radiation ou à la chimiothérapie ? Pourquoi mon rétablissement a-t-il été relativement en douceur et sans surprise ? Pourquoi ai-je survécu, alors que tant de mes amis et de mes voisins ont succombé ?
Certains chercheurs ont affirmé que la chance peut être autant un facteur que n’importe quoi d’autre pour ce qui est d’attraper un cancer, de le traiter avec succès et d’y survivre. Je peux comprendre que les changements à notre environnement, personnels et généraux, une meilleure éducation, une meilleure médecine, de meilleurs soins de santé, et même des améliorations à notre standard de vie, ont un impact sur le fait d’avoir ou non le cancer.
Il est un peu plus difficile d’accepter que votre vessie, votre côlon, vos poumons, votre cerveau, vos os ou votre sang sont envahis par des cellules tueuses simplement parce que c’est le « coup du sort ». Vous avez tiré le lot du cancer, chanceux que vous êtes ! En 1981, les épidémiologistes britanniques Richard Doll et Richard Peto ont publié leurs estimés des décès attribuables au cancer, dans une population donnée de 1 000 Américains, en proportion de différents facteurs de risques évitables. Peu surprenant de voir que l’usage du tabac était en tête de liste comme menant à 25-40 décès, jusqu’à 70 décès par cancer causés par des facteurs de régime alimentaire, 10 comme résultats d’infections, de parasites et de virus, huit cancers mortels causé par les dangers professionnels, et seulement cinq comme résultat direct de facteurs environnementaux.
Les deux médecins révisèrent leur étude en 1998, ajoutant l’obésité et le manque d’activité physique comme étant liés à deux morts par cancer sur mille personnes. La génétique n’était pas considérée un facteur en 1981, et ne fut pas incluse dans leurs travaux plus récents. Autrement, leurs estimés sont restés relativement inchangés depuis la première étude. Les estimés statistiques américains furent comparés à des estimés semblables de cas de cancer dans d’autres pays.
Il n’est pas surprenant de voir que les bons docteurs ont fait l’hypothèse que, si vous êtes nés dans un pays où il y a une incidence très faible de cancer, pour ensuite émigrer vers un pays où le taux de mortalité due au cancer est significativement plus élevé (habituellement des pays occidentaux développés), et devenir exposé aux facteurs listés dans leur étude, il y a une moyenne supérieure à probabilité aléatoire que vous allez avoir un cancer.
En bref, Doll et Peto ont conclu que le cancer est évitable pour la plupart d’entre nous, aussi longtemps que certaines pratiques risquées identifiables sont évitées pendant notre vie. Idéalement, de la naissance à la mort, nous serions des végétariens non fumeurs, sans excédent de gras corporel, qui font de l’exercice modéré tous les jours, qui vivent et travaillent dans des environnements libres de pollution, de parasites et de virus. À part ça, les chances d’une personne sur la roulette de la vie sont à peu près les mêmes que celles d’une autre, selon l’endroit du monde où vous vivez.
Le Dr Harri Vainion et M. Julian Wilbourn, chercheurs à l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer, située à Lyon (France), ont eu ces mots en 1993 concernant qui va avoir un cancer.
« Dans le cancer humain, il n’y a probablement pas une telle chose qu’une cause “suffisante” ou “nécessaire” ; tout ce que nous étudions sont des causes “concourantes”, actives dans quelques étapes du processus multi-étape et multi-factoriel de la carcinogénèse. »
Comme moi, certains d’entre vous qui lisez ceci vont contracter un cancer dans une de ses diverses formes hideuses. La plupart d’entre nous avons contribué au développement de notre maladie en ne prenant pas soin de nous-mêmes, en ne faisant pas suffisamment pour éviter des habitudes et des environnements qui sont, de plus en plus, en voie d’être identifiés comme des causes du cancer. Bien sûr, certaines gens vont continuer à passer comme un souffle à travers la vie sans contracter le cancer malgré des décennies de négligence de soi. Et d’autres vont continuer à mourir, certains à un très jeune âge, même si leur style de vie a été relativement pur.
Une seule chose reste certaines. Si vous ne contractez jamais le cancer, considérez-vous chanceux.
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