Trouver du soutien > Histoires inspirantes > Le Journal de Tom Philp |
Le Journal de Tom Philp

Tom Philp a écrit un journal intitulé « Don’t be a man : Do the right thing », une série continue concernant la vie avec un cancer selon le point de vue de Tom.
Tournez-vous juste sur le côté gauche, s’il vous plaît.
par Tom Philp
La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, je vous ai présenté mon diagnostic de cancer colorectal. C’est un sujet qui ne serait pas, clairement, mon premier choix pour faire la causette dans les réunions sociales. Probablement que pour vous non plus. Mais ce n’est aussi simplement pas qu’un mot de six lettres. C’est une maladie mortelle, et nous devons apprendre à en parler.
La Société canadienne du cancer estime que les médecins vont dire à 19 600 Canadiens et Canadiennes, en 2005, qu’ils ont un cancer colorectal. En moyenne 377 Canadiens seront diagnostiqués de la maladie chaque semaine de cette année. On estime à 8 400 ceux d’entre nous qui ne verront pas un autre Jour de l’An.
C’est du sérieux, pas quelque chose dont je trouve qu’il est facile de parler. Mais nous le devons, et c’est pourquoi je partage cette histoire avec vous. Dieu merci, on parle beaucoup du cancer du sein ces jours-ci, et un nombre croissant de Canadiennes passent un dépistage chaque année. Et même là, on estime à 5 300 le nombre de celles qui vont en mourir en 2005. Pareillement, environ 4 300 Canadiens vont mourir du cancer de la prostate cette année. Et le cancer du poumon, le tueur numéro un de ce pays, va revendiquer plus de 19 000 Canadiens avant l’arrivée officielle de 2006.
La sensibilisation aux indicateurs du cancer colorectal et à la détection précoce des cancers vous aide à déjouer les cotes de rencontrer la mort trop tôt. Certains de ces indicateurs sont des changements continus et non résolus dans les habitudes de défécation, une perte de poids inexpliquée, une douleur ou une sensibilité régulière dans le bas de l’abdomen, ou, comme dans mon cas, l’apparition de sang dans les selles.
J’espère être un des chanceux, parce que mon cancer est dans les étapes précoces de sa croissance. Une ou deux procédures médicales légèrement invasives ont contribué à déterminer ça. Il y a eu la colonoscopie que j’ai mentionnée brièvement dans mon dernier article ; et un tomodensitogramme (CT Scan) de mon système pour situer exactement l’emplacement de la tumeur.
Dans les deux situations, je n’était tout sauf calme. Les deux procédures nécessitent l’insertion d’un tube dans le rectum. Donc, quand la voix aimable (elles sont toujours « aimables » et rassurantes, non ?) a dit, « Tournez-vous seulement sur le côté gauche, s’il vous plaît », je savais ce qui s’en venait.
La colonoscopie est un examen visuel du côlon à l’aide d’un endoscope à fibre optique. J’étais sous sédatifs et je n’ai rien senti, même pas l’insertion ; mais j’étais assez éveillé pour regarder le moniteur quand le Dr Basmajian a découvert un gros polype dans mon côlon.
J’étais aussi assez alerte pour l’entendre dire qu’il ne pourrait en enlever qu’environ 80 pour cent. Il en a eu assez pour que le pathologiste confirme la malignité et pour ordonner le CT Scan que j’ai eu il y a une semaine. Et le tomodensitogramme lui-même a apporté d’autres bonnes et mauvaises nouvelles.
La bonne nouvelle : la tumeur est relativement petite et n’a pas migré à l’extérieur du côlon. La mauvaise nouvelle : le cancer est trop proche d’autres organes pour risquer la radiation. La chirurgie semble être la seule option.
Mais encore, je vais obtenir une deuxième opinion d’un spécialiste du cancer. À plus la prochaine fois.
suivant Assurez-vous de me prendre sous mon bon angle
Histoires inspirantes Page sommaire






