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Le Journal de Tom Philp

Tom Philp a écrit un journal intitulé « Don’t be a man : Do the right thing », une série continue concernant la vie avec un cancer selon le point de vue de Tom.
La vie est ce que vous en faites
par Tom Philp
Ironiquement, une des certitudes de cette vie, c’est qu’il n’y a aucune garantie. À mesure que nous avançons, les obstacles et les possibilités se présentent à chaque tournant. Ce n’est pas une nouvelle pour la plupart d’entre nous.
Ce que nous avons parfois tendance à oublier, c’est que les décisions que nous prenons sur ce chemin finissent par affecter, dans une mesure plus ou moins grande, l’issue de nos vies. C’est particulièrement vrai dans les questions de santé. Je sais que je me répète dans l’article de cette semaine, mais la détection et le traitement précoces du cancer dans notre corps peuvent radicalement affecter la durée de notre voyage.
Prenez les cas de Bob et Andy (j’ai changé les noms pour protéger leur vie privée), deux de mes amis qui ont manoeuvré différemment devant un diagnostic de cancer. Bob, à la retraite d’un emploi de fonctionnaire fédéral, très actif dans sa communauté, et faisant tout juste ses 60 ans, a eu un diagnostic de cancer du côlon il y a environ deux ans. Andy, un musicien de talent, mais un de ceux qui a connu des temps difficiles ces dernières années, a appris, dans sa 58e année, qu’il avait un cancer de la gorge.
Bob a remarqué du sang dans ses selles il y a tout juste un peu plus de deux ans. Une colonoscopie et une colonographie par CT a confirmé une tumeur dans le gros intestin. Il a subi un chirurgie pour enlever le cancer presque immédiatement après cette confirmation. Aucun traitement postopératoire n’était indiqué. Pendant plus d’un an, Bob est resté libre de cancer. Puis, pendant un suivi de routine, les rayons x ont révélé une petite tache sur un poumon. On a ordonné une chimiothérapie et Bob a fait des voyages réguliers à son centre régional du cancer pour la recevoir. Le poumon s’est dégagé, mais d’autres investigations médicales ont montré que le cancer était retourné à son intestin. D’autre chirurgie, encore plus radicale, cette fois, fut effectuée.
La conséquence de la situation de Bob, c’est qu’il vit aujourd’hui sur un temps d’emprunt. Même après sa deuxième opération à l’intestin, le cancer est retourné au même endroit de son corps. Bob continue à recevoir de la chimiothérapie, mais, le plus important, c’est qu’il continue à servir sa communauté chaque jour, sans la moindre plainte. Il comprend qu’il n’y a probablement aucune chance que lui et moi partagions un verre de vin l’été prochain sur son patio. Bien des gens qui ont eu des relations avec Bob au fil des ans pensent que c’est un vieux salopard irascible. En fait, il l’est. Mais Bob est aussi une personne de grand courage, et qui chérit sa dignité.
Andy est mort il y a quelques semaines. Alors que nous avions été proches dans notre enfance, nos trajets d’adultes nous avaient menés sur des chemins différents pendant près de quatre décennies. Nous avions refait connaissance, brièvement et peu fréquemment, ces dernières années. Andy s’était remarié, avait déménagé, et était redevenu père après ses 50 ans, mais il n’avait jamais semblé réellement s’installer. Certaines des première habitude de vie s’estompent ; les talents musicaux d’Andy n’étaient plus en demande. Certaines habitudes nous harcèlent jusqu’à ce que la mort vienne frapper à la porte ; Andy était un gros fumeur invétéré depuis ses années d’adolescence. Que ce soit là le facteur principal, ou qu’il soit combiné avec la génétique pour attaquer son corps, Andy est mort de la mort affreuse d’un cancer de gorge, une fin terrible pour quelqu’un qui avait toujours été connu pour « avoir la langue bien pendue ».
Je venais de revenir chez moi de ma visite réconfortante chez Bob quand un voisin m’a annoncé la mort d’Andy. Je n’avais rien su du cancer d’Andy avant qu’on ait procédé à sa crémation et qu’on ait lu son eulogie. On m’a dit que peu de gens ont assisté à son service funèbre. On m’a dit qu’Andy avait ignoré certains des symptômes les plus communs du cancer de la gorge… des bosses dans le cou qui refusent de guérir, un mal de gorge qui refuse de partir, de la difficulté à avaler, un changement dans le son de la voix, ou un enrouement prolongé… jusqu’au point où un traitement ne pouvait rien faire pour lui. Il est mort trop jeune.
S’informer sur le cancer, reconnaître qu’il y a quelque chose de pas correct avec votre corps, et demander une attention médicale peuvent faire toute la différence entre ajouter de la qualité et des années à votre vie et laisser derrière vous une veuve éplorée et de jeunes enfants.
On pourrait décrire Bob et Andy comme des gens positifs. C’est important d’être positif vis-à-vis la plupart des choses de la vie ; mais une attitude positive va nous mener seulement une partie du chemin sans les autres interventions. Bob est positif devant l’idée que, malgré un cancer en voie de se répandre, il va continuer jusqu’à la fin à faire exactement ce qu’il a toujours fait. Andy a toujours été positif devant l’idée que sa vie était due pour changer, peut-être juste au prochain détour de son voyage.
Je me sens inspiré par ces deux hommes, parce que chacun à sa façon m’a enseigné quelque chose en ce qui me concerne et sur mon propre combat contre le cancer.
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