Témoignages

Stephanie Bolduc –  une histoire d’espoir !

Stephanie Bolduc – une histoire d’espoir !

12825680_10153867322807209_494536606_nBonjour, J’ai vu que certaines personnes vous partageait leur témoignage de leurs cancers. J’aimerais partager mon histoire.

Aujourd’hui âgée de 32 ans, maman d’une belle grande fille de presque 9 ans et d’un merveilleux garçon de presque 3 ans qui n’aurait pu ne jamais voir le jour suite à ma mésaventure en 2010. J’avais 26 ans et j’avais toujours une crampe un peu comme lorsqu’on court. Cette crampe se logeait au même endroit et s’accentuait peu à peu. J’ai consulté dans le sans rendez-vous pour me faire prescrire des antibio pensant que c’était une diverticulite. Le mal s’était dissipé pendant la médication pour revenir en force quelques jours plus tard.
12822006_10153867332577209_11233701_nRetour en clinique, visite à l’hôpital pour scan = masse grosseur d’une balle de golf. La Docteure croyait que c’était un kyste; considérant mon âge, jamais ”CANCER” lui avait passé par la tête. Retour à l’hôpital pour coloscopie et BOOM ! La bombe éclata! Le médecin nous explique que ça semble malin et qu’il faut agir rapidement. En très peu de temps (1 ou 2 semaines) on m’a convoqué pour une opération quasi d’urgence. La fameuse masse de la grosseur d’une balle de golf s’était multipliée pour être un cancer du colon stade 4. On m’a donc enlevé 2 pieds de colon, parois abdominale, portion de la vessie, portion de l’estomac. J’ai dû suivre 11 traitements de chimio préventifs afin de s’assurer qu’il ne restait aucune trace. Succès!

Je dois ma vie à Dre Christine Chevalier à l’Hôpital Pierre-LeGardeur. Le 11 février dernier je soulignais ma 6e année de guérison et je vais super bien! La vie m’a permis d’être maman pour une seconde fois en 2013 et ma plus grande a pu garder sa maman avec elle.

 

 

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Margaret Podgorski

Je m’appelle Margaret Podgorski.

En janvier 2009, on m’a diagnostiqué un cancer colorectal de stade IV. Depuis, quand je pense à moi-même, je pense à un cancer colorectal de stade IV. Ça changera peut-être  un jour, mais peut-être pas ― je m’en rends compte de plus en plus compte ― et ça durera peut-être longtemps. Alors j’apprends à vivre avec le cancer. Je le respecte; c’est mon cancer, et je compte bien me soigner.

Comme beaucoup de personnes atteintes de cancer, j’ai décidé que c’était une bonne occasion d’apporter dans ma vie tous les changements positifs que je voulais faire depuis si longtemps. Je m’y suis donc attelée, presque du jour au lendemain, et j’ai obtenu des résultats : je me suis vite sentie mieux. J’avais modifié mon alimentation, je prenais toutes sortes de suppléments, je faisais de l’exercice et j’essayais toutes les thérapies complémentaires qui me paraissaient bénéfiques. Je le fais encore, et je m’en porte toujours à merveille.

Un mois après mon diagnostic, on m’a enlevé ma tumeur primitive, et le rapport de pathologie a confirmé le diagnostic initial. Quelques semaines plus tard, les  médecins ont établi mon plan de traitement. Je me souviens m’être sentie impuissante. J’avais besoin de savoir et de comprendre ce qu’on allait me faire. Mais pour poser des questions pertinentes, il faut avoir des connaissances. Je m’étais informée du mieux que j’avais pu, mais je voulais tout savoir tout de suite au sujet de MON cancer. Je voulais bien comprendre ce qui m’arrivait pour pouvoir mieux me battre. Je me suis donc tournée vers Internet, mais j’ai vite été dépassée par la quantité incroyable d’information que j’obtenais. D’un autre côté, la perspective d’une chimiothérapie se pointait à l’horizon, et je faisais tout pour me débarrasser de mon cancer pour ne pas avoir à la subir, pour ne pas qu’elle vienne empoisonner mon organisme, que je venais de nettoyer… mais pas de chance : la tomodensitométrie que j’avais passée avant ma première chimiothérapie avait montré une progression importante de la maladie, qui s’était propagée à mes poumons et à mon foie. L’oncologue me parlait de traitements palliatifs, mais je me sentais plus en santé que jamais…  Mourir? Quand? Dans six mois? Qui pouvait le dire? J’étais dans la confusion, et ce moment a été pour moi le plus dur, même s’il n’a pas duré. Je savais que ça pouvait vraiment m’abattre. Heureusement, je me suis vite rappelé à moi-même que je me sentais bien et que je pouvais subir la chimiothérapie sans problème. J’étais prête… Je l’ai eue en avril 2009 et je l’ai passablement bien tolérée.

Pendant ce temps, je faisais des recherches sur les groupes de soutien. Tous ceux que je trouvais avaient beaucoup à offrir, mais je continuais à chercher pour trouver des gens qui comprendraient MA maladie et mes traitements. Mon mari est alors tombé sur l’histoire de Barry Stein et il a découvert qu’une réunion du programme de mentorat de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) allait avoir lieu à Toronto, en mai 2009.  Nous y sommes allés et y avons rencontré des gens merveilleux, tous touchés d’une façon ou d’une autre par LE MÊME CANCER QUE MOI et tous décidés à bien informer les personnes atteintes au sujet de cette maladie et des traitements utilisés pour la traiter.

Mon désir a été exaucé.

Cette expérience et l’aide du groupe de soutien de l’ACCC m’ont redonné confiance. J’ai pris conscience du fait que je n’arriverais pas à tout savoir sur mon cancer et qu’il y aurait toujours quelque chose de nouveau à apprendre sur lui. Je bénéficie maintenant d’un soutien, de conseils et de l’aide de gens qui peuvent m’aider et savent comment. Grâce à eux, je suis moins stressée et je peux accepter mes traitements.

En février 2010, j’ai subi une résection du foie suivie d’une autre chimiothérapie, après quoi on a procédé, au début de 2011, à une résection de mon poumon gauche, puis de mon poumon droit. J’ai ensuite reçu d’autres traitements de chimiothérapie et, en janvier 2012, j’ai eu une deuxième résection hépatique. D’autres résections de ce type étaient prévues en 2012, mais elles n’ont pas eu lieu parce que des cellules cancéreuses sont réapparues dans mon foie. En juillet 2012, j’ai encore suivi une chimiothérapie. On m’a alors dit que la chirurgie n’était pas une possibilité dans mon cas, alors j’ai commencé à examiner mes options en revue avec Filomena. Elle a trouvé une solution, et j’ai subi en janvier 2013 une radiothérapie des poumons qui a duré deux mois. Le 15 avril 2012, je passais une tomographie par émission de positons de tout le corps, à la clinique où j’avais suivi ma radiothérapie. Soudain, l’urgence était ailleurs : l’examen avait révélé la présence de plusieurs tumeurs dans mon cerveau. Heureusement, on les avait découvertes à temps. J’ai donc subi une  radiothérapie de tout le cerveau et maintenant, en mai 2013, je suis une autre chimiothérapie, ma préférée : la thérapie FOLFIRI combiné à l’AVASTIN. J’espère avoir de bons résultats.

Je suis toujours vivante et je me sens bien. Oui, je sais que je succomberai probablement à MON cancer colorectal.

Mais quand? Personne ne le sait…

Margaret Podgorski

Le défi Kick Butt : le récit de Sid Chapnick

Le défi Kick Butt : le récit de Sid Chapnick

Mon nom est Sid Chapnick et je suis un survivant du cancer colorectal de stade 2. J’ai été diagnostiqué en 2007 et j’ai subi des traitements de chimiothérapie (xeloda) et de radiothérapie.

J’aimerais vous inviter à participer au 5e défi annuel de marche/course Kick Butt, pour le cancer colorectal et aussi partager combien je suis enthousiaste d’avoir été invité à raconter mon histoire personnelle. Mon histoire a commencé il y a 5 ans, lors de ma première rencontre avec le groupe de soutien Cancer Care au Manitoba. Après avoir mentionné que j’avais été jadis un coureur, avant le premier marathon du Manitoba en 1979 et que j’avais couru trois demi-marathons en 2006, le défi Kick Butt est né. J’avais mentionné que je n’avais jamais entendu parler d’une marche ou d’une course pour le cancer colorectal et que je souhaitais organiser une course afin d’aider à promouvoir la sensibilisation à cette maladie.

Ma première coprésidente, la regrettée Kait Arnot, était tout à fait le genre de femme à qui vous ne pouvez dire non! Dès que j’ai mis les pieds à cette première réunion au Cancer Care, elle me tendit une chemise d’informations de l’Association canadienne du cancer colorectal ainsi qu’une épinglette bleue à l’effigie du cancer colorectal. Et puis, prenant l’affaire en main, elle me téléphona le lendemain pour me dire qu’elle m’aiderait à organiser la course. Le succès de cette première course nous a surpris avec 200 participants et 25 000 $ amassés pour l’ACCC au Manitoba.

Don Hutton a été un autre fonceur qui a travaillé fort en tant que coprésident et commanditaire. Don a consacré sa bataille contre le cancer à plaider pour le financement du traitement par Avastin et à remplir son rôle de mentor bénévole pour l’ACCC. Avec lui comme coprésident, nous avons réuni plus de 300 participants et amassé un peu moins de 50 000 $.

Avant de poursuivre, je m’en voudrais de ne pas vous présenter notre porte-parole pour la course. Celle que nous souhaitons voir comme étant le visage du cancer colorectal, Lara-Lea Avery, son mari Dale et son fils Riley. Lara-Lea a été diagnostiqué lorsqu’elle avait 29 ans. Comme elle le dit, elle aimerait que le message entendu soit le suivant « Cette maladie peut frapper n’importe qui à n’importe quel âge ».

Bien sûr, je lis tout ce je peux me procurer concernant le cancer colorectal. Les recherches mentionnent que la vitamine D et une petite dose d’aspirine par jour peuvent aider à prévenir la réapparition du cancer colorectal, ainsi je prends ma dose quotidienne de vitamines. Une autre étude a démontré (lorsque je suivais mon régime de soupe le mois précédant ma chirurgie) que suivre un régime méditerranéen pouvait aider à prévenir la réapparition du cancer colorectal métastatique de stade III. J’ai donc suivi un régime pratiquement sans viande rouge depuis la publication de cette étude.

Faire du bénévolat en tant que mentor en cancer pour l’ACCC et essayer de promouvoir la sensibilisation au Manitoba à propos de cette terrible maladie occupe la plupart de mon temps. Je n’avais jamais pensé passer autant de temps à discuter de tout ce qui a trait aux intestins! J’en connais maintenant beaucoup sur la coloscopie, les hémorroïdes, les flatulences et la constipation. Ajouter à cela un nombre égal de conversations à propos du dépistage précoce du cancer colorectal, ce qui fait que chaque jour compte pour l’avenir.

Merci de m’offrir l’opportunité de partager mon histoire avec vous.

Sid

Récits de courage et d’espoir des survivants : Notre collègue Frank Pitman partage son histoire.

Récits de courage et d’espoir des survivants : Notre collègue Frank Pitman partage son histoire.

Frank à la ligne de départ du 5 km au défi Banque Scotia de Montréal, le 29 avril 2012

Frank à la ligne de départ du 5 km au défi Banque Scotia de Montréal, le 29 avril 2012

              En mai 1999, ma jeune sœur Elaine a été emmenée d’urgence à l’hôpital, se plaignant de douleurs abdominales. Plus tard dans la soirée, elle a dû subir une chirurgie durant laquelle une partie de son côlon a été retiré. Malheureusement, elle avait un cancer du côlon avancé. Tristement, un an plus tard, le 18 mai 2000, elle est décédée à l’âge de seulement 44 ans.

La perte tragique de ma jeune sœur aurait pu être évitée si elle avait été dépistée pour le cancer colorectal.

Quelques années plus tard, à l’âge de 55 ans, une colonoscopie révélait que j’avais moi aussi le cancer du côlon et que je devrais subir une importante chirurgie. Heureusement, à ce jour le cancer n’est pas réapparu.

J’ai été très chanceux. Après avoir été présent auprès de ma sœur lors de sa douloureuse bataille contre le cancer colorectal, je me demande encore, pourquoi j’ai attendu si longtemps pour me faire dépister avant que l’on découvre la maladie. J’imagine que je pensais que cela ne pouvait qu’arriver aux autres. De plus, j’étais embarrassée à l’idée qu’un médecin m’examine, et peut-être que c’était la peur injustifiée de subir un test de dépistage… J’imagine que j’avais peur de ce qu’ils pouvaient découvrir. Quelle idée ridicule!

En regardant en arrière, je réalise qu’aucune de ces raisons n’était valable pour reporter un test de dépistage. La gravité des séquelles physiques et psychologiques que j’ai vécues suite au diagnostic, ainsi que l’anxiété ressentie par les gens autour de moi, dépasse grandement toutes les craintes associées aux tests de dépistage. La douleur et la souffrance auraient pu être évitées si la maladie avait été détectée avant même qu’elle ne devienne un cancer.

Alors que je récupérais, j’ai ressenti le besoin de faire quelque chose pour éviter que d’autres commettent la même erreur que moi. J’ai contacté l’Association canadienne du cancer colorectal et je leur ai demandé comment je pouvais aider. J’ai commencé en tant que mentor au sein du programme de mentorat de l’ACCC et j’y suis toujours depuis 2008.

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Lorraine Cordeau

Lorraine Cordeau, dont le regretté mari, le chanteur, musicien et producteur canadien Georges Thurston, dit « Boule noire », qui a également été la porte-parole de l’ACCC, a accepté de partager son histoire en racontant comment l’organisme a influencé sa vie durant la bataille de son mari contre le cancer colorectal.


« Quand un cancer colorectal de stade IV a été diagnostiqué chez Georges, Barry Stein nous a tout de suite contactés pour nous raconter sa propre expérience et nous parler des ressources et des services offerts par son association. Ce geste a réellement encouragé Georges à poursuivre ses traitements et m’a également permis de mieux comprendre ce qu’il traversait et comment je pouvais aider. Ce qui a été extraordinaire est que les gens abordaient Georges – qui s’est servi de son statut de célébrité afin de répandre la sensibilisation au nom de l’ACCC – pour lui dire merci, grâce à vous j’ai passé des tests ou une colonoscopie qui m’a sauvé la vie, etc. Mon mari en était très fier et moi je me demandais, mais qu’est-ce que j’aurais fait sans l’ACCC? Ils ont été si aidants à travers cette épreuve. Lorsqu’il nous a quittés, nous avons eu cette espèce de sourire serein, semblant dire, mission accomplie…

 Aimes-tu la vie

Je crois, tout comme Georges, que nous devrions tous soutenir à notre façon, l’association et sa mission. »

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Marie-Josée Lafrance

Marie-Josée Lafrance Conjointe de Martin Raymond

En juillet 2008, mon conjoint Martin, a été diagnostiqué avec le cancer du côlon. Il n’y avait pas beaucoup d’espoir, il n’avait que quelques semaines à vivre. Une connaissance m’a dit : « j’ai une histoire fantastique à te raconter, le monsieur s’appelle Barry Stein, il faut que tu le contactes. Il a eu le cancer à l’âge de 41 ans, comme Martin. » Alors je l’ai contacté. Je vais toujours me rappeler de cet appel, il m’a dit « écoute, il y a plein de choses à faire. Quand le médecin dit qu’il n’y a rien à faire, cogne à la porte de quelqu’un d’autre, jusqu’à ce qu’on te dise oui, je vais faire quelque chose. » À ce moment-là, nous avons su qu’il y avait peut-être de l’espoir, il y avait des choses à faire.

Nous avons eu 31 mois ensemble et tous les jours étaient importants parce que nous avons trois enfants. Chaque jour comptait, pour nous tous.

En finissant, ce que j’aimerais dire à Barry, c’est que je ne sais pas ce que nous aurions fait sans toi. Martin, les enfants et moi, nous te remercions du fond du cœur de toujours avoir été là pour nous, de toujours avoir été là.

Tu es un homme d’exception.

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Jim Connors

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Jim Connors

Nos remerciements à Patrick Connors – fils de Jim Connors – pour avoir partagé avec nous le récit de la bataille de son père contre le cancer colorectal.

 

L’histoire de Jim Connors

« Il fut un temps, où ce n’était qu’un mot. Un mot à faire frissonner, un mot irréel, oui, mais ce n’était toujours qu’un mot: Cancer. Cette époque n’est plus que la mémoire d’un souvenir naïf.

Il y a six ans, lorsque l’on a diagnostiqué un cancer colorectal a mon père, ce mot irréel a envahi notre famille. Il y a quatre ans, il a emporté mon père loin de ses amis et de sa famille bien aimée. Encore à faire frissonner, mais non plus irréel, le cancer représente maintenant quelque chose de différent pour moi. Il est trop familier, et porte sont lot d’associations à des souvenirs et des sentiments intenses. Douleur. Colère. Stress. Angoisse. Idéaux nostalgiques. Mais, avec ses associations intenses, les souvenirs et les sentiments, il y a du positif.

Avant tout, il y a le souvenir de la façon dont mon père a choisi d’aborder sa condition. Il était optimiste malgré de sombres perspectives, positif malgré la douleur, et il était immensément concerné par la façon dont sa maladie et ses chances de survie avaient des répercussions sur les vies de ceux et celles qui l’aimaient. Puis, il a choisi d’aider les autres qui avaient la même maladie. Il s’est impliqué dans l’ACCC en devenant militant. Il a insisté pour qu’il y ait davantage de sensibilisation au cancer colorectal, pour des programmes de dépistage précoce et pour le financement de médicaments efficaces. Mon père croyait et soutenait l’ACCC. À travers l’éducation, le soutien et la défense action, l’ACCC à aider plusieurs personnes comme mon père et de nombreuses familles comme la nôtre. Un peu de positif durant les terribles moments difficiles.

 

Je continu à soutenir l’ACCC après sa mort, parce que leur travaille me donne l’espoir de voir le jour où les gens en connaîtront beaucoup sur le mot cancer, mais d’une façon différente, d’une façon ou le cancer sera moins effrayant, moins douloureux et où les seules histoires seront celles des survivants.

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Becky (pink) de Champlain

Les récits de courage et d’espoir des survivants: Becky (pink) de Champlain

Le récit de Becky (Pink) de Champlain

Le cancer colorectal est souvent silencieux et sournois, je peux en témoigner. À l’âge de seulement 30 ans et avec pratiquement aucun symptôme ou historique familial de cancer, j’ai été diagnostiqué avec un cancer colorectal de stade IV. J’ai une dette de gratitude envers mon médecin de famille qui, par accident (ou par intervention divine), a exigé un examen de laboratoire sur des tests sanguins routiniers de cancer colorectal qui semblaient suspicieux. Elle, ainsi que de nombreux spécialistes, a tenté de me rassurer en me disant qu’il était très rare de voir une telle maladie se développer à mon âge. Par contre, mon insistance à subir des tests plus poussés a été justifiée lorsqu’une tumeur au côlon a été détectée lors d’une colonoscopie.

 

Il s’en est suivi une série de tests et de rendez-vous chez le médecin. Malgré des métastases (tumeurs s’étend rependu à l’extérieur du côlon) détectées dans mon foie et au niveau des ganglions lymphatiques, mes médecins étaient persuadés que j’aurais de bonnes chances de surmonter la maladie avec la chirurgie et des traitements de chimiothérapie. C’est ainsi que tout a commencé. En février 2010, j’ai reçu une chirurgie afin d’enlever la moitié de mon côlon et le deux tiers de mon foie. Après six semaines de convalescence, j’ai commencé une période de chimiothérapie de six mois. Cela a été très éprouvant pour mon corps et un réel défi pour mon esprit. D’un point de vue positif, le temps passé sans travailler m’a permis de passer davantage de temps avec mon plus jeune fils (qui n’avait pas encore deux ans lorsque j’ai été diagnostiquée) et de profiter de moments de joie et de qualité à notre chalet familial.

 

Aujourd’hui, deux ans plus tard, malgré une rechute l’année dernière, lorsqu’une autre tumeur a été détectée dans mon foie, je me sens bien et le pronostique est positif. Ce ne sera pas avant plusieurs années que je saurai si je suis guérie du cancer et c’est pourquoi je continue de vivre au rythme d’une montagne russe de tests sanguins et de dépistage à la recherche d’un signe quelconque, d’un retour du cancer dans mon corps. Je souligne le soutien de mes chers amis, ma famille et mes collègues qui m’ont aidée durant les moments difficiles. Je me suis engagée à amasser des dons et à promouvoir la sensibilisation au cancer colorectal en encourageant le dépistage. J’ai bénéficié du soutien des programmes d’éducation offerts par l’Association canadienne du cancer colorectal après être devenus membre peu de temps suivant mon diagnostic. Je suis fière d’être impliquée pour une deuxième année avec le défi ski « Get up there! » qui apporte de généreux dons aux organismes et contribue au maintien des campagnes de sensibilisation.

 

La vie est remplie de défis, mais aucun n’est insurmontable. Je suis de nouveau impatiente d’atteindre le sommet du mont Wentworth, ma famille et mes amis à mes côtés.

 

 Si vous souhaitez partager votre histoire de courage et d’espoir, afin de nous aider à encourager quelqu’un dans sa bataille contre cette maladie, veuillez nous envoyer votre récit à l’adresse suivante kristah@colorectal-cancer.ca.