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Le cancer : première cause de décès au Canada

Le cancer : première cause de décès au Canada

La Société canadienne du cancer publie ses Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 et accorde une attention particulière aux soins et au soutien offerts aux patients en fin de vie

Les nouvelles statistiques canadiennes sur le cancer publiées ce matin par la Société canadienne du cancer (SCC) confirment que le cancer est désormais la première cause de mortalité au pays – et non plus seulement au Québec- et que la maladie continue de progresser partout au pays.

En 2005 (données disponibles les plus récentes), 230 132 personnes sont décédées au pays — 29 % des décès étaient imputables au cancer contre 28 % pour les maladies de l’appareil circulatoire. En raison du vieillissement et de l’augmentation de notre population, la SCC estime que le nombre de décès dus au cancer va accroître dans les prochaines années.

Faits saillants : Statistiques canadiennes sur le cancer 2010

o En 2010, au Québec, il y aura 45 200 nouveaux cas de cancer (173 800 au Canada) et 20 300 décès attribuables à cette maladie (76 200 au Canada).
o Chaque jour, environ 124 personnes recevront un diagnostic de cancer et 56 personnes mourront de cette maladie au Québec (environ 475 nouveaux cas et 209 décès au Canada).
o En général, les taux d’incidence et de mortalité sont plus élevés au Québec et dans les provinces de l’Atlantique. C’est en Colombie-Britannique qu’ils sont les plus bas.
o Le cancer du poumon, le cancer du côlon et du rectum, le cancer de la prostate et le cancer du sein représenteront plus de la moitié des nouveaux cas diagnostiqués (soit 54,4 %).
o Au Québec, près du tiers des décès par cancer – soit 32,5 % » – sont imputables uniquement au cancer du poumon (27 % pour tout le pays).
o C’est au Québec que l’on va enregistrer le taux de mortalité au pays le plus élevé chez les femmes en lien avec le cancer du poumon (30 % contre 26 % pour tout le Canada).
o Chez les femmes, la hausse des taux d’incidence et de mortalité imputables au cancer du poumon se poursuit – en fait, ces taux ont plus que triplé depuis 1975. Résultat : au Québec, le cancer du poumon tuera cette année deux fois plus de femmes que le cancer du sein fera de victimes (2900 cas contre 1400).
o Chez les hommes, le taux d’incidence du cancer du poumon et le taux de mortalité attribuable à ce dernier continuent également d’être les plus élevés au Québec.
o On diagnostique davantage de cancers chez les hommes que chez les femmes, mais l’écart entre les deux sexes s’est rétréci ces dernières années (51,7 % des cas surviennent chez les hommes, contre 48,3 % chez les femmes).
o Le risque d’être atteint d’un cancer augmente avec l’âge (88 % des nouveaux cas de cancers qui seront diagnostiqués en 2010 le seront parmi les personnes âgées de 50 ans et plus).

Thématique spéciale : le cancer et les soins de fin de vie

Selon le volet spécial du livret des Statistiques canadiennes sur le cancer 2010, la nature et la qualité des soins et des services qui vont permettre à un patient atteint d’un cancer de mourir dans la dignité dans le milieu de son choix dépendent de l’endroit où cette personne habite au Canada.

Pour la SCC, il importe que lorsque l’équipe de soins d’un patient détermine qu’un cancer est incurable, on puisse envisager des soins de fin de vie dans le continuum des soins et des services pour :

o le soulagement des symptômes physiques, comme la douleur, les nausées et l’essoufflement;
o la prise en compte des besoins émotionnels, tels que l’anxiété et la dépression;
o la prise en considération des besoins spirituels;
o le soutien des aidants.

Le rapport spécial du livret des Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 démontre certains faits troublants en matière de soins de fin de vie au pays :

o Les services permettant à une personne de mourir chez elle lorsqu’elle le souhaite sont inadéquats.
o Cela s’explique notamment par le fait que les personnes qui vont mourir n’ont pas accès à des services communautaires dans certaines régions du Canada — environ 85 % des Canadiens ayant besoin de soins palliatifs à domicile n’ont pas accès à ces services spécialisés.
o Il existe des services de soins palliatifs, mais ils sont souvent inutilisés.
o Les patients et leur famille ignorent parfois l’existence de tels services.
o Parce qu’il est souvent difficile de prévoir la mort, les professionnels de la santé peuvent être incapables de déterminer le moment où une personne atteinte d’un cancer devrait commencer à recevoir des soins à visée palliative plutôt que thérapeutique. La prestation tardive de soins palliatifs peut ainsi faire en sorte qu’un patient ne bénéficiera pas de soins axés directement sur les besoins d’une personne qui va s’éteindre.
o Les familles s’occupant de personnes mourantes portent un lourd fardeau psychologique et financier.
o Une récente étude pancanadienne révèle que le coût lié à la décision d’une famille d’accompagner à la maison un proche en phase terminale est d’environ 5000 $.

La SCC convient qu’il est difficile d’évoquer la mort qui va emporter des personnes atteintes d’un cancer, mais qu’il faut absolument continuer de débattre de la question. « Nous devons parler des personnes atteintes d’un cancer qui succomberont de cette maladie dans le but de voir à assurer une qualité de vie et une dignité jusqu’à leur mort », explique le Dr Gilles Pineau, conseiller scientifique, SCC – Division du Québec.

Soins de fin de vie au Québec:

o La population du Québec est vieillissante. De plus en plus de gens atteints de cancer auront donc besoin de soins de fin de vie dans l’avenir.
o Parmi les adultes âgés de 20 ans et plus, 264 389 décès dus à toutes sortes de causes sont survenus au Québec entre 1997 et 2001. Au total, 180 436 de ces décès ont été classés comme attribuables à une maladie chronique susceptible de bénéficier de soins palliatifs de fin de vie (environ 45 % de ces décès étaient liés au cancer).
o Au Québec, les principaux lieux de décès incluent le domicile, les maisons dédiées aux soins palliatifs, les établissements de soins de longue durée et les hôpitaux (établissements de soins généraux ou spécialisés).

Décès à domicile

o Au Québec, 9,7 % des personnes atteintes d’un cancer et pouvant bénéficier de soins palliatifs sont décédées à domicile. Pourtant, s’ils avaient le choix, jusqu’à 80 % des patients atteints de cancer préfèreraient mourir à la maison.
o Les membres de la famille ou les amis sont souvent appelés à devenir les principaux aidants. Même, si ceux-ci sont secondés dans leur tâche par une équipe de soins, cette tâche est souvent une source de stress et d’inquiétude, notamment quand le patient requiert des soins spécialisés et un encadrement à temps plein. Pour la SCC, il est important dans ces situations d’assurer le transfert vers des maisons dédiées aux soins de fin de vie plutôt que vers les hôpitaux ou les urgences.
o Le pourcentage de décès à domicile est plus faible au Québec qu’il ne l’est ailleurs notamment au Royaume-Uni, en Australie ou aux États-Unis. Au Royaume-Uni, en 1999, on rapporte que 25 % des décès liés au cancer surviennent à domicile. En Australie du Sud, 14 % des décès sont survenus à domicile au cours des années 1981 à 1990 parmi les personnes atteintes de cancer. Aux États-Unis, on rapporte qu’en 1997, 24,9 % des Américains de 65 ans et plus atteints de maladies chroniques décédaient à leur domicile.

Décès dans des maisons dédiées

o Au Québec, 4,6 % des décès liés au cancer de personnes pouvant bénéficier de soins palliatifs sont survenus dans des maisons dédiées (centres qui se consacrent aux soins de fin de vie pour des clientèles bien ciblées telles que les personnes atteintes de cancer).

Décès en établissement de soins de longue durée

o Entre 1997 et 2001, 18,6 % des décès de personnes pouvant bénéficier de soins palliatifs ont eu lieu dans des établissements de soins de longue durée. Dans ce cas-ci, l’âge est un facteur déterminant : plus de 30 % des personnes âgées de plus de 80 ans qui étaient susceptibles de bénéficier de soins palliatifs de fin de vie terminent leur vie en établissement de soins de longue durée.

Décès en établissement de soins généraux ou spécialisés (hôpitaux)

o Le pourcentage de décès survenu dans des lits de soins de courte durée (excluant les décès survenus dans les services de soins palliatifs) est de 49,6% chez les patients atteints d’un cancer.
o Les urgences sont très fréquentées en fin de vie au Québec; 42,3 % des personnes décédées d’un cancer ont eu au moins un contact avec l’urgence dans les deux dernières semaines de vie et 3,7 % des décès y sont survenus. Les urgences sont la porte d’entrée pour 78,7 % des hospitalisations menant au décès, et ce, pour toutes maladies confondues (85,4 % pour les personnes de 80 ans et plus).
o Dans leur dernier mois de vie, 12 % des personnes atteintes d’un cancer ont été hospitalisées deux fois ou plus et 35,6% ont séjourné plus de 14 jours à l’hôpital. Ces chiffres indiquent tous le besoin d’améliorer la coordination et la continuité des soins en fin de vie.
o Les derniers jours de vie nécessitent des soins très exigeants et parfois les personnes ressources à domicile sont dans l’incapacité de dispenser les soins appropriés. Plusieurs personnes considèrent que lorsqu’un patient doit être transporté en établissement de soins généraux ou spécialisés afin d’assurer une dispensation de soins palliatifs adéquat pour un séjour de quelques heures ou quelques jours avant son décès, l’objectif de privilégier le maintien de cette personne dans son milieu de vie naturel a été atteint. Toutefois, 41,8 % des cas ont une durée d’hospitalisation supérieure à deux jours — d’où la nécessité d’offrir davantage de services à domicile et d’accroître le nombre de maisons dédiées.

« Permettre à un patient de mourir avec dignité est primordial, a mentionné le Dr Bernard Lapointe, chef de la Division des soins palliatifs de l’Hôpital général juif et directeur de Soins palliatifs McGill. Soulager la douleur, accompagner la vie jusqu’au dernier souffle, soutenir les familles et les proches, et ce, au-delà du décès pendant la période de deuil, nécessite un large consensus social et une mise en place des conditions nécessaires permettant l’accès aux soins et aux services palliatifs pour tous les Québécois et Québécoises qui en ont besoin, peu importe leur lieu de résidence. »

Les services de soins de fin de vie au Québec

o Il existe 23 maisons de soins palliatifs en activité au Québec (une dizaine d’autres sont en projet).
o On compte 14 hôpitaux et centres hospitaliers avec une unité de soins palliatifs. Cette liste n’est pas exhaustive, puisque qu’elle comprend principalement les centres hospitaliers universitaires (ou affiliés) et n’inclut pas les hôpitaux régionaux. Il faut aussi noter que les hôpitaux sans service de soins palliatifs réservent un certain nombre de lits dans les diverses unités pour les personnes ayant besoin de ce type de soins.
o Ce ne sont pas tous les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) qui offrent des soins palliatifs (n’ayant pas le personnel/l’équipement nécessaires). Le bottin du Réseau des soins palliatifs en répertorie cinq au Québec.
o Environ 60 organismes offrent des soins palliatifs à domicile (accompagnement affectif, soins médicaux ou les deux).
o Ressources pour aidants naturels : au moins 215 ressources pour aidants naturels qui offrent soit du répit, soit du soutien affectif, ou les deux. Ces services sont offerts selon la disponibilité des bénévoles de ces centres.

Recommandations de la SCC en matière de soins de fin de vie et en faveur des aidants

o L’analyse des ressources québécoises en matière de soins de fin de vie démontre que les citoyens n’ont pas tous accès à des soins palliatifs au moment où ils en ont besoin et à l’endroit de leur choix. Chaque centre de santé et des services sociaux a son budget qu’il gère selon ses priorités (il en existe 95 au Québec). Les soins offerts divergent donc d’une région à l’autre du Québec. La SCC appuie le ministre de la Santé et des Services sociaux, Dr Yves Bolduc, qui a annoncé récemment son intention de développer un réseau de maisons dédiées aux soins de fin de vie sur tout le territoire québécois.
o Un survol de plusieurs études sur la rentabilité des soins de fin de vie révèle que les maisons dédiées offrent des services interdisciplinaires de fin de vie (soins, soutien, etc.) à moindre coût que ceux dispensés dans les centres hospitaliers de courte durée. Pour la SCC, on doit consentir les efforts nécessaires à la mise en place d’un réseau de soins palliatifs qui assurera l’accès aux soins médicaux pour les patients en fin de vie ainsi que le soutien et l’accompagnement psychosocial autant pour les patients que pour leurs proches.
o L’importance du soutien psycho-social est primordial pour les aidants et reste à développer, mais la SCC continue aussi de faire pression auprès du gouvernement fédéral pour la mise en place d’une stratégie nationale en faveur des aidants de sorte que les proches au chevet d’un être cher en fin de vie soient mieux soutenus financièrement.

« Le Québec s’est doté au début des années 2000 d’une excellente politique en soins palliatifs de fin de vie. Toutefois, l’accès aux soins palliatifs qui permettent le soulagement des symptômes et l’accompagnement de la souffrance vécue en fin de vie demeure toujours très limité sur l’ensemble du territoire québécois », a ajouté Dr Lapointe.

« Le gouvernement québécois doit mettre en place l’accès aux ressources spécialisées nécessaires afin de rassurer la population et les malades que le moment venu, ils auront accès à des soins palliatifs de fin de vie de qualité. Il faut éviter que la majorité des personnes atteintes d’un cancer avancé finissent leur vie en douleur, dans un état de détresse et dans la solitude », a conclu pour sa part Mme Suzanne Dubois, directrice générale de la Société canadienne du cancer, Division du Québec.

Le rapport des Statistiques canadiennes sur le cancer 2010 est préparé, imprimé et distribué grâce à la collaboration de la SCC, de l’Agence de la santé publique du Canada, de Statistique Canada, des registres du cancer provinciaux et territoriaux, de même que de chercheurs du milieu universitaire et des agences du cancer provinciales et territoriales.


Source: cancer.ca

Deux nouveaux marqueurs pour choisir le traitement d’un cancer du colon

Deux nouveaux marqueurs pour choisir le traitement d’un cancer du colon

Pour traiter un cancer du colon avec métastases, plusieurs médicaments existent. Parmi eux, le cetuximab est un traitement chimiothérapique couramment utilisé. Cependant seulement 60% des patients répondent à ce traitement. L’une des raisons de l’échec chez les autres patients a été découverte il y a quatre ans : la présence de mutations sur le gène K-Ras est associée à une résistance accrue au traitement à base de cetuximab. C’est pourquoi, depuis cette découverte, l’intégrité de K-Ras est vérifiée avant d’utiliser ce médicament afin d’éviter au maximum un traitement inutile et lourd en effets secondaires. Cependant, K-Ras n’explique pas toutes les résistances à ce traitement : certaines restaient jusqu’alors inexpliquées.

Des chercheurs du Service d’Oncologie de l’Hospital del Mar de Barcelone, en collaboration avec la fondation Jiménez Diaz de Madrid, ont peut-être trouvé la clef du mystère, puisqu’ils ont découvert un nouveau marqueur à prendre en compte en cas de traitement au cetuximab : la protèine MKP-1. En effet, les scientifiques barcelonais se sont rendu compte que des taux élevés de MKP-1 sont associés à une résistance au traitement cetuximab.

Ainsi, un patient présentant des mutations sur K-Ras ou des taux élevés de MKP-1 ne pourra pas être traité par le cetuximab. Une alternative ? Oui, l’irinotecan en est une, par exemple. Mais là encore, des Barcelonais ont découvert un marqueur de résistance à ce traitement. En effet, un travail mené par Diego Arango Corro, de l’Institut de recherche de l’hôpital Vall d’Hebron de Barcelone, a mis au jour l’existence d’une protéine responsable d’une partie de la résistance au traitement à base d’irinotecan : la protéine aprataxine, qui est une protéine de réparation de l’ADN. Les chercheurs ont découvert que des taux élevés de cette protéine annulaient l’effet du médicament qui a justement pour rôle de casser l’ADN des cellules cancéreuses.

Voici donc un troisième marqueur dont il serait opportun de vérifier la présence avant d’appliquer un traitement à un patient atteint de cancer du colon.


Source: medicalnews-blog.fr

Cancers colorectaux, les prévenir grâce à une sigmoïdoscopie

Cancers colorectaux, les prévenir grâce à une sigmoïdoscopie

Selon une étude menée par des chercheurs britanniques, publiée dans le journal médical The Lancet, la réalisation d’une sigmoïdoscopie, un examen rapide du rectum et de la partie inférieure du côlon, entre 55 et 64 ans permettrait de réduire les décès liés aux cancers colorectaux de 43%.

Le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus diagnostiqué dans le monde avec environ 1 million de cas observés chaque année. Le taux de survie est fortement associé à la précocité du diagnostic.

Parmi les quelque 170.000 personnes participant à l’étude, plus de 113.000 ont été assignées à un groupe de contrôle et plus de 57.000 ont passé une sigmoïdoscopie. Les scientifiques ont diagnostiqué près de 2.520 cancers du côlon, dont 1.818 dans le groupe de contrôle et 706 chez les personnes ayant réalisé l’examen, au cours d’un suivi de 11 ans.

L’étude rapporte que l’incidence du cancer colorectal a été réduite de 33% chez les personnes qui ont réalisé une sigmoïdoscopie. La mortalité a, quant à elle, baissé de 43%. “Après 11 ans de suivi, l’incidence du cancer colorectal a été réduite d’un tiers et la mortalité par cancer colorectal de plus de 40% chez ceux qui ont subi le dépistage. L’étude montre que la sigmoïdoscopie flexible est un test sûr et pratique qui, proposée aux personnes âgées de 55 à 64 ans, fournit une protection et une résistance à long terme au cancer colorectal”, expliquent les auteurs de l’étude. La sigmoïdoscopie consiste à introduire un coloscope par voie naturelle pour examiner le rectum et la partie inférieure du côlon.


Source: bulletins-electroniques.com

Les normes canadiennes de la publicité approuve la campage « Faites voir vos fesses »

Les normes canadiennes de la publicité approuve la campage « Faites voir vos fesses »

Depuis quelques mois, on peut voir des fesses un peu partout : sur le web, en affichage sauvage, à la télé, sur les transports en commun. La responsable? L’agence Ogilvy Montréal, qui cette année encore a conçu bénévolement la campagne que l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) tient depuis mars, mois de la sensibilisation à ce type de cancer.

Sous le thème «Faites voir vos fesses», la campagne vise à conscientiser de façon ludique à l’importance des tests de dépistage.

En télé, un message joue sur une activité qui occupe parfois certains employés de bureau : s’asseoir sur une photocopieuse pour immortaliser son popotin.

Les affiches (métro, autobus et affichage sauvage) montrent quant à elles une paire de fesses et une adresse : Faitesvoirvosfesses.ca, le microsite de la campagne. L’internaute peut y sélectionner une photo de fesses et la faire suivre à ses amis, ou alors ajouter une photo des siennes et partager le tout sur Facebook.

Les normes canadiennes de la publicité (NCP) a reçu deux plaintes au sujet de la campagne «Faites voir vos fesses». La Division des normes de NCP s’est penché attentivement sur le message publicitaire faisant l’objet des plaintes. Bien qu’elle soit volontairement provocante, cette publicité n’est pas dégradante et ne dégage aucune connotation sexuelle. NCP est donc parvenue à la conclusion qu’elle n’enfreignait pas les normes du Code canadien des normes de la publicité qui est l’outil principale de l’autoréglementation de l’industrie de la publicité.

Étant donné que l’ACCC est toujours intéressé à connaître la perception que le grand public a de nos communications publicitaire, nous vous encourageons à partager vos commentaires sur notre blogue.

L’ACCC au symposium « Mieux soigner les personnes atteintes de cancer colorectal » le 14 mai

Barry Stein, président de l'Association canadienne du cancer colorectal

Chaque année, l’Association québécoise des infirmières en oncologie (AQIO) organise des activités éducatives dans le but faciliter l’accès à l’information et à la formation continue des infirmières qui travaillent auprès des personnes atteintes de cancer.

Grâce au support d’Amgen Canada, l’AQIO organise une journée de formation sur le thème « Mieux soigner les personnes atteintes de cancer colorectal » le vendredi 14 mai 2010 à l’Hôtel Alt dans la salle Rochette situé au 1200, ave Germain-des-Prés, dans la ville de Québec.

Barry Stein, président de l’Association canadienne du cancer colorectal, fera une présentation durant ce symposium dédié aux infirmières et infirmiers intéressés à l’oncologie et aux soins palliatifs.

SVP confirmer votre présence avant le 6 mai auprès de Chantal Naud de Amgen Canada par courriel à cnaud@amgen.com

L’ACCC au forum ouvert « Le cancer : une maladie chronique » le 12 mai

Le Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman vous offre une série de quatre rencontres ouvertes au public présentées par des experts dans le domaine du cancer. Vous aurez l’occasion d’y apprendre pourquoi et comment cette maladie se développe, devient une cause de mortalité et, surtout, comment la recherche œuvre à la transformer en maladie chronique.

Barry Stein, président de l’Association canadienne du cancer colorectal, fera une présentation sur le thème « Le cancer colorectal et Vous » durant la quatrième et dernière séance, « Le cancer : une maladie chronique », qui traitera de sujets tels que “Comprendre les développements qui améliorent la qualité de vie après le cancer”, “Cellules souches” et “Témoignages des survivants”.

Le forum aura lieu mercredi le 12 mai 2010, entre 18h30 et 20h30, au Martin Theatre dans le McIntyre Medical Services Building au 1200 avenue Pine ouest à Montréal. Pour plus amples renseignements et s’inscrire, contacter Annette Novak au 514-398-4970 ou à annette.novak@mcgill.ca.

Diagnostique: Des <em>Beatles</em> ont envahi le côlon géant!

Diagnostique: Des Beatles ont envahi le côlon géant!

Day Tripper, un groupe d'hommage aux Beatles, visite le colon géant au Palais des Congrès

Le 1er et 2 mai 2010, la Tournée du côlon géant de l’ACCC, une exposition multimédia itinérante fondée sur une structure gonflable de 40 pieds dont les visiteurs parcourent l’intérieur, s’est arrêté au Palais des congrès de Montréal pour le Salon des Baby Boomers Plus, à fin de sensibiliser cette génération au fait que le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable.

Durant la première journée de l’événement, notre équipe a fait une découverte des plus insolite: Des beatles avaient envahi le côlon géant! Mais rassurez-vous ce ne n’était que Day Tripper, un groupe d’hommage aux Beatles, qui nous rendait visite. 😉

L’Île-du-Prince-Édouard ajoute l’Avastin au formulaire provincial de médicaments

L’Île-du-Prince-Édouard ajoute l’Avastin au formulaire provincial de médicaments

Carolyn Bertram, ministre de la Santé et du Mieux-être de l’Île-du-Prince-Édouard, est fière d’annoncer l’ajout de dix nouveaux médicaments au formulaire provincial de médicaments, à partir du 1er juillet 2010.

« Ces médicaments offriront un appui à des centaines d’Insulaires qui souffrent du cancer colorectal, de la polyarthrite psoriasique, de la polyarthrite rhumatoïde grave, de l’hypertrophie bénigne de la prostate, de problèmes de coagulation sanguine, de la dégénérescence maculaire et de la spondylarthrite ankylosante, » explique la ministre Bertram.

La province ajoute 10 nouveaux médicaments au programme de couverture des médicaments, ce qui améliorera la qualité de vie des Insulaires. Cette année, le budget lié au formulaire augmentera de plus de 1,3 million de dollars.

L’Île-du-Prince-Édouard ajoute six médicaments très coûteux :

• Lucentis, pour le traitement de la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l’âge;
Avastin, pour le traitement du cancer colorectal métastatique;
• Remicade, pour la spondylarthrite ankylosante;
• Enbrel, pour la spondylarthrite ankylosante et la polyarthrite psoriasique;
• Humira, pour la spondylarthrite ankylosante et la polyarthrite psoriasique;
• Orencia, pour la polyarthrite rhumatoïde grave.

Les patients devront satisfaire à des critères établis et une évaluation du revenu sera faite afin d’établir le montant du copaiement pour le programme d’aide pour les médicaments très coûteux. Au total, ces médicaments à coûts élevés aideront environ 200 personnes dans la province au cours de cette année financière. Les patients qui reçoivent des traitements devraient communiquer avec leur médecin traitant pour s’informer au sujet de la couverture des médicaments annoncée aujourd’hui.

Souvenons-nous de la présence de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) à l’Île-du-Prince-Édouard il y a quelques semaines. La ministre Bertram soutenait fortement l’amélioration des soins du cancer colorectal durant la session législative de l’ACCC du 14 avril, qui mettait l’accent sur l’importance du dépistage et l’accès à l’Avastin et aux autres thérapies ciblées.

À l’annonce de la nouvelle, Barry Stein, président de l’ACCC, est très heureux de déclarer: “L’ACCC souhaite féliciter le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard pour avoir rendu l’Avastin plus accessible aux patients atteints du stade avancé du cancer colorectal… Dans certains cas, couplé à chirurgie, les patients peuvent trouveront peut-être un remède. Nous sommes optimistes que le critère d’accès à ce médicament serait aligné avec les autres provinces.”

Cancer colorectal : un examen de dépistage réduit fortement la mortalité

Cancer colorectal : un examen de dépistage réduit fortement la mortalité

Un seul examen du rectum et de la partie terminale du colon réalisé entre 55 et 64 ans permet de réduire la mortalité par cancer colorectal de 43%, selon une étude britannique de grande ampleur publiée mercredi.

L’étude lancée en 1994, au départ sur quelque 170 000 personnes, montre également que dans cette tranche d’âge, cet unique examen interne de dépistage, appelé recto-sigmoïdoscopie, réduisait l’incidence (nouveaux cas) de la maladie d’un tiers par rapport au groupe n’en ayant pas bénéficié.

La sigmoïdoscopie consiste à introduire par voie naturelle (anus) un tube mince et souple pour visualiser le rectum et la partie inférieure du colon (sigmoïde) afin de vérifier s’il y a présence ou non de polypes (adénomes). Il est aussi possible d’enlever ainsi les polypes ou tumeurs trouvés à l’examen.

Contrairement à la colonoscopie ou coloscopie qui permet de visualiser la totalité du gros intestin (colon), la sigmoïdoscopie ne permet de visualiser que la dernière partie de l’intestin.

Mais les deux tiers des cas de cancer colorectal et des adénomes se situent dans le rectum et dans la dernière partie du colon qui sont accessibles à cet examen.

Près de 113 200 des participants été assignés au groupe contrôle (sans examen) et 57 237 dans le groupe d’intervention (avec examen). Sur les onze années de suivi en moyennne, 2.524 cancers du colon ont été diagnostiqués, 1816 dans le groupe contrôle et 706 dans le groupe qui a eu l’examen.

Dans ce dernier groupe, la mortalité a été réduite de 43% et l’incidence de la maladie de 33%.

En ne considérant que les résultats limités à la partie basse du colon et au rectum, l’incidence de la maladie a été réduite de moitié avec l’examen, d’après les auteurs.

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquemment diagnostiqué dans le monde, avec plus d’un million de cas et 600.000 morts chaque année. Plus il est diagnostiqué tôt, plus les chances de guérison augmentent. Une majorité des cancers du colon provient d’adénomes qui se développent sans symptômes chez 20 à 30% de la population.

Des réductions plus élevées de la mortalité ont été rapportées dans des études antérieures, mais sans que le nombre de patients ou la durée de leur suivi médical soient suffisants pour en tirer des conclusions solides, contrairement à cette nouvelle étude, relève dans un éditorial l’épidémiologiste David Ransohoff.

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Source: cyberpresse.ca

Enquête nationale sur le cancer colorectal

Enquête nationale sur le cancer colorectal

La Société canadienne du cancer (SCC) profite de la divulgation d’une enquête nationale sur les attitudes des Canadiens face au cancer colorectal menée par le Partenariat canadien contre le cancer, pour réitérer sa demande auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec d’instaurer dès que possible un programme organisé de dépistage du cancer colorectal.

“Au cours des dernières années, la SCC a recommandé à maintes reprises la mise en œuvre d’un programme organisé de dépistage du cancer colorectal qui ciblerait les Québécois âgés de 50 ans et plus. Depuis janvier 2007, sept provinces canadiennes ont annoncé des projets pilotes ou lancé des initiatives en multiphases visant à implanter un programme sur tout leur territoire, a déclaré Dr Gilles Pineau, conseiller scientifique pour la Société canadienne du cancer, Division du Québec. En novembre 2007, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait confirmé l’intention du gouvernement d’instaurer un programme systématique de dépistage du cancer colorectal, une mesure incluse dans les Orientations prioritaires 2007-2012 du Programme québécois de lutte contre le cancer. Une somme de 27 millions $ avait été réservée à cette fin. Nous espérons donc voir, de façon imminente, l’implantation d’un programme de dépistage du cancer colorectal sur le territoire québécois(1).”

Recommandations en matière de dépistage du cancer colorectal

Le risque de souffrir du cancer augmente de façon importante avec l’âge. Plus de 90 % des cas de cancer colorectal sont diagnostiqués chez des Canadiens de plus de 50 ans. Selon les données scientifiques, on estime aussi qu’on pourrait enregistrer une réduction d’environ 17 % du nombre de décès par cancer colorectal si 70 % des Canadiennes et des Canadiens de 50 à 74 ans passaient un test de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans.

La SCC recommande aux femmes et aux hommes de plus de 50 ans de passer un test de recherche de sang occulte dans les selles au moins tous les deux ans. Tout résultat positif (confirmant la présence de sang dans les selles) pourrait être suivi d’une coloscopie (examen du côlon au moyen d’un mince tube flexible) ou d’un autre test de diagnostic reconnu.

Pour la SCC, le dépistage par recherche de sang occulte dans les selles peut réduire l’incidence même du cancer colorectal, car ce test permet de détecter la présence de sang causée par des polypes précancéreux (excroissances bénignes en forme de chou-fleur qui se développent sur la paroi interne du côlon ou du rectum). Ces derniers peuvent ainsi être enlevés avant qu’ils ne deviennent cancéreux.

“Avec le vieillissement de la population québécoise, particulièrement l’imposante cohorte des baby-boomers, on s’attend à voir de plus en plus de cas de cancer colorectal. Le cancer colorectal est une des principales causes de décès par cancer au Québec, mais cette maladie peut être traitée si elle est détectée tôt. La SCC estime que la mise en œuvre d’un programme systématique de dépistage auprès de la population âgée de 50 à 74 ans sauvera des vies”, a conclu le Dr Pineau.

Il faut toutefois noter que les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal devraient discuter d’un programme de surveillance individuel avec leur médecin, qui pourrait débuter avant l’âge de 50 ans.

En 2009, uniquement au Québec, 5800 personnes ont reçu un diagnostic de cancer colorectal (22 000 au Canada). Quelque 2600 Québécoises et Québécois ont succombé à cette maladie (9100 au Canada). Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus souvent diagnostiqué chez les hommes et les femmes au Canada. Après le cancer du poumon, le cancer colorectal vient au deuxième rang des causes de décès par cancer au pays.

Facteurs de risque de la maladie

– l’âge – en particulier après 50 ans;
– la présence de polypes dans l’intestin;
– des antécédents familiaux de cancer colorectal – surtout si la personne (parent, frère, sœur ou enfant) en a été atteinte avant l’âge de 45 ans;
– une polypose familiale du côlon ou un cancer colorectal héréditaire sans polypose;
– une maladie inflammatoire touchant le tube digestif (colite ulcéreuse ou maladie de Crohn);
– une consommation de grande quantité de viande rouge;
– la consommation d’alcool;
– le tabagisme;
– l’inactivité physique;
– l’obésité.

Signes et symptômes de la maladie

– changements des habitudes régulières de transit intestinal;
– présence de sang (de couleur rouge vif) dans les selles ou selles noires comme du charbon;
– diarrhée, constipation ou sensation d’évacuation incomplète;
– malaises abdominaux divers (flatulences, ballonnements, sensation de plénitude ou crampes – de manière fréquente);
– perte de poids inexpliquée;
– fatigue constante;
– vomissements.

Pour en connaître davantage sur le cancer colorectal, on peut communiquer avec le Service d’information sur le cancer, au 1 888 939-3333, ou consulter cancer.ca.

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(1) Au Canada, seule la province de Terre-Neuve/Labrador ne s’est pas encore engagée à créer un programme organisé de dépistage du cancer colorectal.

Renseignements:

André Beaulieu
conseiller principal
Relations publiques
Société canadienne du cancer
Division du Québec
(514) 393-3444
abeaulieu@quebec.cancer.ca