Archive for June, 2010

Fraises et framboises: des baies anti-inflammatoires

Fraises et framboises: des baies anti-inflammatoires

Les fraises et les framboises sont des fruits délicieux qui contiennent de surcroît certaines molécules dotées de propriétés anticancéreuses. Des études récentes indiquent que la prévention du cancer colorectal par ces petits fruits pourrait faire appel à l’action anti-inflammatoire de ces molécules.

Un cancer lié au mode de vie

Le cancer du côlon représente la deuxième cause de mortalité par cancer au Canada, avec près de 10 000 décès causés par cette maladie chaque année. Il s’agit d’un cancer qui évolue la plupart du temps sans symptômes apparents, généralement à partir d’une lésion précancéreuse appelée polype adénomateux ou adénome. Bien que l’apparition d’un cancer colorectal est parfois favorisée par certains gènes défectueux, il est maintenant établi que la progression des adénomes en cancer est en très grande majorité fortement influencée par le mode de vie, en particulier les habitudes alimentaires: en pratique, on estime qu’environ 75 % des cancers du côlon sont directement reliés au mode d’alimentation typique des sociétés industrialisées (riche en viandes et en calories, mais pauvre en végétaux).
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Un bon exemple de l’influence néfaste de ce type d’alimentation est l’augmentation fulgurante de l’incidence du cancer colorectal au Japon : depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’adoption par les Japonais des habitudes alimentaires occidentales a multiplié par cinq la fréquence de ces cancers dans ce pays.

La modification de ce type d’alimentation représente donc un pré requis essentiel pour arriver à diminuer la mortalité associée au cancer du côlon.

Petits fruits contre l’inflammation chronique

Une des conséquences les plus graves de l’alimentation occidentale est la création d’un climat d’inflammation chronique à l’intérieur de l’organisme. Cette inflammation favorise la croissance des cellules cancéreuses, car elle perturbe l’équilibre qui règne à l’intérieur des tissus et permet ainsi à ces cellules d’acquérir de nouvelles mutations qui favorisent leur évolution en cancer mature. Ce lien entre l’inflammation chronique et le cancer est loin d’être un phénomène marginal : on estime qu’un cancer sur six (15 %) est une conséquence directe du processus d’inflammation. Des travaux récents de notre laboratoire indiquent que l’acide éllagique contenu dans des petits fruits comme les fraises et les framboises confère à ces baies des propriétés anti-inflammatoires et que cette activité pourrait contribuer à prévenir le développement de plusieurs types de cancer. Des travaux réalisés par une équipe de chercheurs indiens viennent de confirmer cette hypothèse. En utilisant un modèle animal, ces chercheurs ont observé que l’addition d’acide éllagique dans l’alimentation abolissait le développement de cancers colorectaux induits par le 1,2-dimethylhydrazine, une puissante substance cancérigène. L’analyse des tissus provenant des animaux traités indique que cet effet anticancéreux de l’acide éllagique est dû à son action inhibitrice envers la protéine NF-_B, un élément qui contrôle la production d’une vaste gamme de facteurs inflammatoires en particulier iNOS, COX-2, TNF-_ et IL- 6. La réduction d’iNOS et de COX-2 provoquée par l’acide éllagique est particulièrement intéressante, car ces deux facteurs sont reconnus pour jouer un rôle important dans la progression du cancer colorectal.

La saison des fraises et des framboises locales qui est à nos portes n’est donc pas seulement une excellente occasion de profiter au maximum du goût absolument exquis de ces petits fruits, mais également de leur incomparable impact positif sur la santé.

Le contenu de ce site n’est offert qu’à des fins strictement informatives et dans l’intention de donner matière à une discussion avec votre médecin ou un autre professionnel de la santé qualifié. Ne négligez jamais un conseil que vous aura prodigué votre médecin ou un autre professionnel de la santé qualifié. Sollicitez toujours l’avis d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé agréé à propos de toute question que vous avez sur un problème de santé et un traitement. Les renseignements fournis par ce site ne remplacent pas une consultation médicale.


Source: Journal de Montréal

Allô Docteurs: Les réponses du Professeur Michel à vos questions sur le cancer colorectal (vidéo)

Le professeur Pierre Michel, gastro-entérologue à l’hôpital Charles Nicolle, fut invité à l’émission Allô Docteurs pour répondre à des questions sur le cancer colorectal.

Voici un liste de liens à des vidéos sur le site bonjour-docteur.com montrant ses réponses.

Cancer du côlon : prélèvements

Les prélèvements de selles à effectuer chez soi pendant trois jours sont-ils efficaces pour détecter un cancer du côlon ?

Cancer du côlon : symptômes

Peut-on développer un cancer du côlon sans avoir de symptômes ?

Cancer du côlon : plus de risques pour un côlon plus long ?

J’ai un côlon trop long et trop enflammé, mal placé. Ai-je plus de risques d’avoir un cancer ?

Soins à domicile et cancer: le Québec traîne la patte

Soins à domicile et cancer: le Québec traîne la patte

«Aujourd'hui, 124 personnes au Québec vont apprendre qu'elles ont le cancer et 56 autres en mourront», a illustré le Dr Gilles Pineau hier. Sur la photo, une salle du nouveau pavillon d'oncologie de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Alors que le cancer est officiellement devenu la première cause de mortalité au pays, à peine un Québécois malade sur huit voit son souhait de mourir à la maison exaucé.

Selon le dernier rapport de la Société canadienne du cancer, dévoilé hier matin, la qualité et la disponibilité des soins en fin de vie sont «les défis majeurs des 20 prochaines années». L’organisme lance un appel aux gouvernements afin de concevoir une vaste stratégie nationale pour permettre aux malades de mourir dignement à l’endroit de leur choix, et à leurs proches de disposer d’un appui adéquat.

«Mourir tout seul à la maison ou dans un couloir d’urgence, sans accès adéquat à des soins pour soulager la douleur, c’est quelque chose qu’on ne peut accepter en 2010, même en période de restrictions budgétaires», a déclaré en conférence de presse Suzanne Dubois, directrice générale de la division québécoise de la Société canadienne du cancer.

Les données disponibles les plus récentes, datant de 2005, font état de 230 132 personnes mortes au Canada, dont 29% ont succombé à l’une des 200 formes de cancer. Les maladies de l’appareil circulatoire, elles, ont reculé pour la première fois au second rang avec 28% des cas.

Il ne s’agit pas d’une nouveauté au Québec, où le cancer est devenu le premier tueur en 2000, selon l’Institut national de santé publique. En 2005, il représentait 32,2% des décès, contre 25% pour les maladies de l’appareil circulatoire.

Ce bilan continuera à s’alourdir en raison du vieillissement de la population, estime le Dr Gilles Pineau, conseiller scientifique à la SCC. «Aujourd’hui, 124 personnes au Québec vont apprendre qu’elles ont le cancer et 56 autres en mourront, a illustré le médecin en conférence de presse. Le tiers de ces morts sera causé par le cancer du poumon. Le plus tragique, c’est qu’il est évitable parce que lié à l’habitude de fumer.»

Accès inégal

Quatre types de cancers – poumon, colorectal, prostate et sein – sont à eux seuls responsables de 54,4% de la mortalité. Près de la moitié surviennent à l’hôpital, 18,6% dans des établissements de soins de longue durée, 9,7% à la maison et 4,6% dans des maisons consacrées aux soins de fin de vie.

Or, plus de huit Québécois atteints de cancer sur dix souhaiteraient mourir à la maison, selon une étude publiée en 2003 dans le Journal de l’Association médicale canadienne. L’écart entre leur volonté et la réalité est énorme, note le Dr Pineau. «Environ 85% des Canadiens qui veulent des soins à domicile n’y ont tout simplement pas accès. Chaque centre de santé – il y en a 95 au Québec – a ses budgets et ses priorités, et on relève des différences énormes d’accès et de qualité de soins.» Que ce soit en matière de nombre d’heures disponibles pour les patients à domicile, de la présence auprès d’eux d’infirmières et de médecins, les soins offerts peuvent varier de façon spectaculaire à quelques rues de distance, précise le Dr Bernard Lapointe, chef de la division des soins palliatifs à l’Hôpital général juif. «On a beaucoup de choses à faire pour assurer l’accès à des soins de fin de vie empreints de compétence et de compassion.»

Avec un taux de décès à domicile de 9,7%, le Québec fait légèrement meilleure figure que l’Ontario (9,2%) mais est loin derrière la Colombie-Britannique (20,4%) et la Nouvelle-Écosse (21,1%). À l’échelle internationale, ce taux est bien plus faible que ceux relevés notamment au Royaume-Uni, en Australie et aux États-Unis, selon une compilation de la SCC.

La Société canadienne du cancer demande aux gouvernements une série de mesures pour appuyer les malades et leurs proches – hausse du nombre de semaines de prestations, par exemple – et recommande à Québec de mettre sur pied un réseau de soins palliatifs. On souhaite notamment doubler le nombre de maisons de soins palliatifs pour le porter à 46. Quant à la lutte contre le cancer, trois interventions permettraient à elles seules de sauver des milliers de vies chaque année: des campagnes antitabagisme constantes, un dépistage plus rigoureux du cancer colorectal et la sensibilisation des femmes de 50 ans et plus à l’importance de passer une mammographie.

* * *

LE CANCER EN CHIFFRES

45 200

Estimation du nombre de nouveaux cas de cancer qui seront diagnostiqués au Québec en 2010 (173 800 au Canada)

27,6%

Chez les femmes canadiennes, pourcentage du cancer du sein dans les nouveaux cas diagnostiqués en 2010. Le cancer du poumon vient au deuxième rang, avec 13,4% des cas.

27,4%

Pourcentage de cancers de la prostate dans les nouveaux cas diagnostiqués chez les hommes canadiens en 2010.

20 300

Décès attribuables au cancer en 2010 au Québec (76 200 au Canada)

32,5%

Pourcentage des décès attribuables au cancer du poumon

88%

Proportion des Québécois âgés de 55 ans et plus parmi les nouveaux cas diagnostiqués en 2010

3,7%

Des décès dus au cancer surviennent aux urgences, une situation jugée «inacceptable» par la SCC

Source: Statistiques canadiennes sur le cancer 2010


Source: cyberpresse.ca

L’ACCC rencontre des experts en oncologie à Chicago

L’ACCC rencontre des experts en oncologie à Chicago

Cette semaine, certains membres du personnel de l’ACCC ont rencontré des experts en oncologie à Chicago pour la rencontre annuel de l’American Society of Clinical Oncology.

Allô Docteurs: Les réponses du Professeur Ducreux à vos questions sur le cancer colorectal (vidéo)

Allô Docteurs: Les réponses du Professeur Ducreux à vos questions sur le cancer colorectal (vidéo)

Le professeur Michel Ducreux, cancérologue à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif fut invité à l’émission Allô Docteurs pour répondre à des questions sur le cancer colorectal.

Voici un liste de liens à des vidéos sur le site bonjour-docteur.com montrant ses réponses.

Cancer colorectal : peut-on vivre sans côlon ?

Peut-on vivre sans côlon ?

“Oui, il y a plein d’organes dans ce cas : on peut vivre sans poumon, on peut vivre avec la moitié d’un foie, etc.

“Véritablement, au début souvent, il y a un petit peu de diarrhées quand on est obligé dans certaines circonstances d’enlever tout le côlon. Mais en utilisant au départ quelques médicaments qui ralentissent un petit peu l’émission de selles, il y a beaucoup de gens qui mènent une vie strictement normale malgré ce type d’intervention et c’est tant mieux !”

Cancer colorectal et hémorroïdes ?

Le test de dépistage est-il fiable ? Comment ne pas confondre avec des saignements dus aux hémorroïdes ?

“La grosse problématique est que le fait d’avoir du sang dans les selles est un signe et derrière ce signe peuvent se cacher différentes causes. Une cause très cachée est le cancer et une cause très fréquente est les hémorroïdes. Donc en quelque sorte, un train peut en cacher un autre.

“C’est ce qui arrive assez régulièrement, c’est-à-dire que je vois encore très souvent des malades qui arrivent en consultation avec une maladie à un stade relativement avancé et ils ont eu du sang dans les selles, non pas une fois mais dix fois, vingt fois pendant des mois et des mois en se disant que ce sont les hémorroïdes. Mais ce n’était pas les hémorroïdes parce qu’il y avait un cancer derrière.

“Quelque part, quand on a du sang dans les selles, il faut aller voir un médecin et c’est ce médecin qui adapte l’attitude. Le plus souvent, il fait faire une coloscopie. Si celle-ci s’avère normale et qu’il y a des hémorroïdes, on dit que ce sont les hémorroïdes. Mais il faut d’abord aller voir.”

Cancer colorectal : quels traitements ?

Comment le cancer colorectal se soigne-t-il ?

“Le cancer d’une manière générale nécessite ce qu’on appelle la multidisciplinarité, c’est-à-dire qu’autour d’une table, on a l’ensemble des éléments qui nous permettent de savoir où en est la maladie. Il y a un certain nombre d’examens comme des scanners, etc. Chacun donne son avis selon sa spécialité (le chirurgien, le radiothérapeute, le chimiothérapeute) de façon à prendre la meilleure décision.

“C’est vrai que très souvent le premiers temps du traitement d’un cancer du côlon, sans rentrer dans les détails, c’est la chirurgie. La chirurgie garde une place très importante dans les prise en charge de cette maladie, c’est vrai.”

Cancer colorectal : quels risques ?

Quels sont les terrains à risque ?

“C’est une problématique importante parce qu’on a parlé du test Hemoccult qui est pour la population dite générale, qui n’a pas d’antécédents particuliers.

“En revanche, dans les familles où il y a déjà eu un cas de cancer du côlon ou un cas de polype, là, le dépistage n’est plus fait par le test Hemoccult mais bien par la coloscopie.

“Pour des cas encore plus importants où il y a vraiment dans la famille des problématiques multiples de cancers du côlon, à ce moment là, on a à faire à des maladies qui sont génétiquement déterminées, on va jusqu’à la consultation de génétique pour faire des tests génétiques dans la famille pour aller déterminer ceux qu’il faut suivre extrêmement étroitement, avec parfois des coloscopies qui sont faites annuellement.”

Cancer colorectal, coloscopie et produit de nettoyage

Pourquoi ne pas améliorer le goût du “produit de nettoyage” du côlon ? Pourquoi 4 litres ? C’est impossible à boire.

“La problématique est qu’il faut vraiment avoir une grande quantité de liquide qui reste à l’intérieur du côlon de façon à emporter toutes les matières fécales pour qu’à la coloscopie, on puisse voir et regarder le côlon.

“Un polype fait parfois quelques millimètres. Donc 5 mm de diamètre, vous imaginez bien que s’il y a une petite matière fécale qui est collée dessus; on ne la voit pas. Donc il faut vraiment que ce soit le plus propre possible.

“Quand au goût, on a essayé. Il y a trois produits différents mais c’est à peu près pareil.”

Cancer colorectal : une question d’alimentation ?

Quel est le rôle de l’alimentation dans le cancer colorectal ?

“L’alimentation a un rôle puisque le cancer du côlon est un cancer qui survient particulièrement dans les pays dits occidentaux. Il est vrai qu’il vaut mieux ne pas avoir une alimentation trop occidentale, pas manger trop de hamburger-frites mais plutôt manger le plus possible de légumes, faire un peu d’exercice physique.

“Ce qui est intéressant, c’est que mener une vie saine pour se prémunir contre le cancer du côlon est la même vie saine pour se prémunir contre les maladies cardiovasculaires.

“Il ne faut pas boire d’alcool non plus si possible, pas trop du moins.”

L’ACCC applaudit à la décision de Québec de lancer un projet pilote de dépistage de cette maladie

Barry Stein, président de l'Association canadienne du cancer colorectal

L’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) applaudit à la décision du ministère québécois responsable de la Santé (Ministère de la Santé et des Services Sociaux – MSSS, http://www.msss.gouv.qc.ca) et de son ministre, M. Yves Bolduc, de lancer un projet pilote en vue de l’instauration, à la grandeur de la province, d’un programme de dépistage du cancer colorectal.

Cette récente décision est un prélude à la mise en œuvre, dans tout le Québec, d’un programme de dépistage s’adressant aux hommes et aux femmes qui ont entre 50 et 74 ans et présentent un risque modéré de développer un cancer colorectal, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de symptômes ni d’antécédents familiaux de cette maladie. Le projet prévoit la diffusion auprès de la population cible de l’information nécessaire pour prendre une décision éclairée en ce qui concerne la participation au programme.
Les gens dont le risque de cancer colorectal est élevé, soit ceux qui ont des antécédents familiaux, auront accès au test de dépistage qui convient dans leur cas, à savoir la coloscopie. Pour les autres, le programme prévoiera une recherche de sang occulte dans les selles (RSOS) ou une analyse immunochimique des selles comme test initial, puis une coloscopie en cas de résultat positif.

On lancera le projet pilote dans différentes régions, qui seront déterminées plus tard au cours de l’année. Le MSSS sélectionnera les sites de mise en œuvre de façon à ce que soient respectées les normes de qualité et d’exécution, et les normes cliniques. Il veillera également à ce que les personnes qui doivent passer une coloscopie aient accès à ce test en temps opportun.
Le projet pilote se déroulera en deux phases, la première visant à assurer l’accessibilité à la coloscopie dans des délais acceptables pour les personnes devant subir ce test pour des raisons clinique, par exemple parce qu’elles ont déjà des symptômes ou sont suivies à la suite d’un diagnostic de cancer colorectal. Puis, la seconde phase consistera à offrir systématiquement le test de dépistage aux personnes à risque élevé, notamment celles qui ont des antécédents familiaux de cancer colorectal. Les paramètres du programme provincial de dépistage seront établis en fonction des résultats du projet pilote.

“Le dépistage du cancer colorectal est essentiel pour les Québécois, car cette maladie peut être évitée ou guérie dans 90 % des cas lorsqu’elle est diagnostiquée à un stade précoce. Cette année seulement, dans notre province, environ 5 900 personnes recevront un diagnostic de cancer colorectal, et près de 2500 personnes succomberont à cette maladie. Grâce au dépistage, on pourra non seulement réduire l’incidence du cancer colorectal, mais aussi enlever tout polype avant qu’il ne devienne cancéreux, et surtout, augmenter la survie des gens atteints d’un cancer colorectal peu avancé en leur permettant d’être traités au stade où la maladie est la plus facile à guérir”, explique Barry D. Stein, président de l’ACCC.

“L’ACCC prône depuis longtemps la prévention primaire et le dépistage du cancer colorectal, de même qu’un accès égal en temps opportun à des traitements efficaces pour tous les Canadiens qui en sont atteints. Nous nous réjouissons que le ministre de la Santé et le gouvernement du Québec aient décidé d’instaurer un programme de dépistage de cette maladie. Cependant, il demeure impératif d’assurer l’accès aux traitements qui correspondent maintenant à la norme pour le cancer colorectal, de manière à prolonger la vie des personnes atteintes et à leur permettre de conserver une qualité de vie”, d’ajouter M. Stein.
Depuis 2005, l’ACCC demande aux provinces de mettre en œuvre des programmes de dépistage du cancer colorectal. Toutes les provinces font maintenant partie du réseau national de dépistage du cancer colorectal et se sont engagées à instaurer un tel programme sur leur territoire.

Le programme de dépistage québécois sera intégré à une politique générale de lutte contre le cancer colorectal, et cette dernière comportera un volet axé sur la prévention primaire visant à promouvoir l’adoption de saines habitudes de vie qui réduisent le risque de développer la maladie. L’ACCC favorise une approche intégrée englobant la prévention primaire et destinée à encourager les gens à cesser de fumer, à diminuer leur consommation d’alcool, à avoir une saine alimentation et à faire de l’exercice régulièrement afin de prévenir le cancer colorectal ou sa récidive.

Cancer colorectal: un premier pas vers un dépistage systématique au Québec

Cancer colorectal: un premier pas vers un dépistage systématique au Québec

Le dépistage consiste en la recherche de sang occulte dans les selles. Si la présence de sang est détectée, les patients doivent subir une colonoscopie.

Dès l’automne, Québec lancera un projet-pilote dans cinq hôpitaux de la province afin de tester la possibilité de lancer un programme de dépistage systématique du cancer colorectal à la grandeur de la province, a appris La Presse.

La semaine dernière, le ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS) a lancé un appel d’intentions aux établissements de santé du Québec. «Nous cherchons des cliniques participantes qui mèneront un projet-pilote afin de mieux encadrer notre volonté d’aller de l’avant avec un programme de dépistage systématique du cancer colorectal», confirme Karine Rivard, l’attachée de presse du ministre de la Santé, Yves Bolduc.

«Deux hôpitaux des grands centres, deux des régions mitoyennes et un de région plus éloignée participeront au projet. Ils utiliseront les mêmes normes de dépistage que si l’on appliquait un programme de dépistage universel», résume le président de l’Association des gastroentérologues du Québec, le Dr Victor Plourde, qui se réjouit de l’initiative.

Un Québécois sur 17 sera atteint de cancer colorectal durant sa vie. Ce cancer est au deuxième rang des plus mortels en Amérique du Nord. Chaque année, 9100 Canadiens en meurent, dont 2100 Québécois. Depuis des années, plusieurs gastroentérologues de la province militaient pour qu’un programme de dépistage systématique soit implanté chez les personnes âgées de 50 à 74 ans.

Québec avait promis dès 2007 d’implanter un tel programme. Même si elle précise que le projet est encore au stade «embryonnaire», Mme Rivard assure que le ministre Bolduc veut maintenant aller de l’avant.

L’Ontario et plusieurs pays européens ont déjà adopté une telle mesure. Le dépistage consiste en la recherche de sang occulte dans les selles. Si la présence de sang est détectée, les patients doivent subir une colonoscopie.

De récentes études montrent qu’un programme de dépistage universel du cancer colorectal peut faire baisser le taux de mortalité de 40%. «Quand on fait les examens appropriés, le cancer colorectal est un des plus faciles à détecter et à prévenir», explique le Dr Plourde.

Régler les détails

Dans une étude intitulée Pertinence et faisabilité d’un programme de dépistage du cancer colorectal au Québec, publiée en juin 2009, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) affirmait que les bénéfices d’un tel programme sont grands, mais que les défis sont tout aussi importants.

Avant de mettre en place un tel programme, l’INSPQ recommandait que «l’accessibilité à des examens de coloscopie soit régie par la mise en place de normes cliniques, de qualité et de performance».

«Le Dr Alan Barqun et le Dr Gilles Jobin ont élaboré ces règles. Tout est prêt. Avec le projet-pilote, on va vite voir les problèmes potentiels à régler avant de lancer le programme universel», note le Dr Plourde.

Actuellement, les délais d’attente pour subir une colonoscopie peuvent aller jusqu’à un an dans certaines régions du Québec. Avec l’arrivée d’un programme de dépistage systématique, l’attente pourrait exploser. Mais le Dr Plourde affirme que déjà pour le projet-pilote, des ressources supplémentaires seront accordées aux hôpitaux participants. Les établissements intéressés à prendre part au projet-pilote ont jusqu’au 16 juillet pour se manifester.


Source: cyberpresse.ca

Cancers : plus de 21 millions de nouveaux cas diagnostiqués chaque année dans le monde en 2030

Quelque 21,4 millions de nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués chaque année à travers la planète en 2030, selon Globocan 2008, la première base de données, lancée mardi 1er juin, fournissant des estimations mondiales du nombre de cancers pour 2008 et des prédictions pour les vingt années à venir. Selon Globocan 2008, le monde comptera plus de 13 millions de décès annuels par cancer en 2030, contre 7,6 millions en 2008, soit une hausse de 72% en 22 ans.

Lancée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), organe dépendant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la base de données Globocan 2008 estime à 12,7 millions le nombre de nouveaux cas de cancer survenus en 2008.

Selon Globocan, 56% de ces nouveaux cas de cancer et 63% des 7,6 millions de décès par cancer survenus en 2008 ont été signalés dans les pays les moins développés de la planète.

“On observe des différences frappantes dans le tableau du cancer d’une région à une autre. Les cancers du col utérin et du foie sont beaucoup plus fréquents dans les régions en développement, tandis que ceux de la prostate et du côlon-rectum sont plus fréquents dans les régions développées”, indique le Dr Christopher Wild, directeur du CIRC.

Le cancer du poumon est le cancer le plus diagnostiqué avec plus d’1,6 million de nouveaux cas en 2008, soit 12,7% de l’ensemble des cancers. Suivent le cancer du sein (près d’1,4 million de nouveaux cas), le cancer colorectal (plus d’1,2 million de cas), et les cancers de l’estomac (près d’1 million de cas) et de la prostate (plus de 900.000 cas).

Le cancer du poumon est également le cancer qui tue le plus de patients. Ainsi, près d’1,4 million de patients sont décédés suite à un cancer du poumon en 2008, soit plus de 18% de l’ensemble des décès par cancer. Suivent les cancers de l’estomac (près de 740.000 décès) et du foie (près de 700.000 décès), le cancer colorectal (plus de 600.000), et le cancer du sein (plus de 450.000).


Source: santemedicine.net