Frank à la ligne de départ du 5 km au défi Banque Scotia de Montréal, le 29 avril 2012

Frank à la ligne de départ du 5 km au défi Banque Scotia de Montréal, le 29 avril 2012

              En mai 1999, ma jeune sœur Elaine a été emmenée d’urgence à l’hôpital, se plaignant de douleurs abdominales. Plus tard dans la soirée, elle a dû subir une chirurgie durant laquelle une partie de son côlon a été retiré. Malheureusement, elle avait un cancer du côlon avancé. Tristement, un an plus tard, le 18 mai 2000, elle est décédée à l’âge de seulement 44 ans.

La perte tragique de ma jeune sœur aurait pu être évitée si elle avait été dépistée pour le cancer colorectal.

Quelques années plus tard, à l’âge de 55 ans, une colonoscopie révélait que j’avais moi aussi le cancer du côlon et que je devrais subir une importante chirurgie. Heureusement, à ce jour le cancer n’est pas réapparu.

J’ai été très chanceux. Après avoir été présent auprès de ma sœur lors de sa douloureuse bataille contre le cancer colorectal, je me demande encore, pourquoi j’ai attendu si longtemps pour me faire dépister avant que l’on découvre la maladie. J’imagine que je pensais que cela ne pouvait qu’arriver aux autres. De plus, j’étais embarrassée à l’idée qu’un médecin m’examine, et peut-être que c’était la peur injustifiée de subir un test de dépistage… J’imagine que j’avais peur de ce qu’ils pouvaient découvrir. Quelle idée ridicule!

En regardant en arrière, je réalise qu’aucune de ces raisons n’était valable pour reporter un test de dépistage. La gravité des séquelles physiques et psychologiques que j’ai vécues suite au diagnostic, ainsi que l’anxiété ressentie par les gens autour de moi, dépasse grandement toutes les craintes associées aux tests de dépistage. La douleur et la souffrance auraient pu être évitées si la maladie avait été détectée avant même qu’elle ne devienne un cancer.

Alors que je récupérais, j’ai ressenti le besoin de faire quelque chose pour éviter que d’autres commettent la même erreur que moi. J’ai contacté l’Association canadienne du cancer colorectal et je leur ai demandé comment je pouvais aider. J’ai commencé en tant que mentor au sein du programme de mentorat de l’ACCC et j’y suis toujours depuis 2008.