butt picPartout à travers le Canada, les rapports démontrent que les médecins observent une nouvelle tendance, ne pouvant pas être ignorée, ni expliquée, chez le cancer colorectal. L’observation d’une augmentation rapide du nombre de patients diagnostiqués en bas de 50 ans est intrigante.

 

Une nouvelle étude, menée par des médecins de l’Université de Toronto, a examiné les données du Registre canadien du cancer de 1997 à 2010. L’analyse a permis de constater que l’incidence du cancer colorectal a augmenté de :

  • 0,8 pour cent par année chez les individus dans la quarantaine ;
  • 2,4 pour cent par année chez les individus dans la trentaine ;
  • 6,7 pour cent par année chez les individus ayant entre 15 et 29 ans.

 

Heureusement, au cours des dernières années, des campagnes de sensibilisation et de défense-action pour accroître l’accessibilité aux tests de dépistage du cancer colorectal ont été responsable de la baisse des taux de cette maladie chez les personnes ayant plus de 50 ans.

 

Cette année, l’ACCC est fière d’unir ses forces avec la coalition Never Too Young (N2Y), une division de la Colon Cancer Alliance. Tout comme le nôtre, leur mandat est de sensibiliser la population au sujet de cette maladie, du dépistage préventif et de donner des renseignements indispensables aux jeunes Canadiens. Le partage des signes et des symptômes de la maladie et des façons d’éviter une erreur de diagnostic, qui se produit fréquemment en raison de l’âge, est parmi leurs priorités immédiates.

 

Bien qu’il soit évident que plus de recherches sont nécessaires afin de déterminer la cause de cette hausse chez les jeunes adultes, nous encourageons les médecins et les patients à être plus vigilants et consciencieux. Les signes et les symptômes du cancer colorectal peuvent souvent être confondus avec d’autres maladies moins graves. Il devient plus difficile de traiter un diagnostic tardif, celui-ci étant clé à la survie.

 

Les facteurs de risque du cancer du côlon 

Le fait que l’incidence augmente seulement parmi les jeunes suggère que des modes de vie particuliers à cette population sont en jeu, mais aucune preuve permet de concrétiser cette observation. Veuillez porter attention aux changements dans votre corps et n’hésitez pas à parler avec votre médecin si vous êtes touchés par un de ces facteurs de risque. Prenez en charge votre santé !

 

  • Des antécédents familiaux de cancer du côlon ou de polypes : Un membre de la famille de premier et deuxième degré d’une personne ayant des antécédents de cancer du côlon et de polypes est plus susceptible de développer cette maladie, surtout si le parent a eu le cancer à un jeune âge ;
  • Les modifications génétiques : Les changements dans certains gènes augmentent le risque de cancer du côlon. Les individus ayant le cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC ou le syndrome de Lynch) et la polypose adénomateuse familiale (PAF) devraient passer un test de dépistage avant 50 ans ;
  • La colite ulcéreuse et la maladie de Crohn ;
  • Les Afro-Américains devraient passer un test de dépistage à partir de 45 ans ou plus tôt si d’autres facteurs de risque ou symptômes sont présents ;
  • Les modes de vie, comme manger des viandes transformées et rouges, le manque de fibres alimentaires et d’exercice physique, l’obésité, l’alcool, le tabagisme, le diabète et la génétique.

En savoir plus sur les facteurs de risque du cancer du côlon

 

La semaine du 5 au 11 juin marquera la deuxième édition de “Young Survivors Week (Semaine des jeunes survivants)”. Ainsi, les patients, les survivants et les personnes aidantes se réunissent pour créer un buzz autour de l’apparition du cancer colorectal à un jeune âge. Joignez-vous à nous, en partenariat avec N2Y, et partagez le mot via les réseaux sociaux ! Affichez des histoires ou des informations afin d’aider les autres à comprendre que cette maladie peut toucher n’importe qui.