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À propos du cancer colorectal

Le cancer colorectal débute par une tumeur maligne qui provient des cellules du côlon ou du rectum.  Chaque année, au Canada, un homme sur 14 et une femme sur 16 sont diagnostiqués avec le cancer colorectal. En 2015, environ 25,100 Canadiens ont été diagnostiqués avec le CCR. C’est le deuxième cancer le plus meurtrier, même si cette maladie est traitable et guérissable dans plus de 90% des cas si elle est détectée tôt. Le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable !

Le cancer colorectal touche plus fréquemment les personnes ayant plus de 50 ans. De plus, quatre-vingt-dix pour cent (90%) des patients touchés sont âgés de plus de 55 ans. Cependant, dix pour cent (10%) des nouveaux patients atteints de cancer du côlon ont moins de 50 ans. Les personnes touchées par certains facteurs de risque, tels que des antécédents familiaux de polypes, de cancer colorectal ou d’altérations génétiques, ont un risque accru de développer un cancer du côlon plus jeune. Seize pour cent (16%) des patients âgés de 40 ans et moins ont été identifiés comme étant prédisposés à des facteurs de risque et vingt-trois pour cent (23%) ont des antécédents familiaux de la maladie.

 

Table 1: Le nombre de nouveaux diagnostics de cancer colorectal par groupe d’âge, en 2015, au Canada

 

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À propos de l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC)

L’ACCC est dédiée à la sensibilisation et à l’éducation du cancer colorectal, au soutien des patients et leurs familles, et à plaider en leur nom. L’ACCC sensibilise la population et fournit des informations importantes et utiles aux patients atteints de cancer colorectal, peu importe leur âge. En collaboration avec la coalition Never Too Young (N2Y), nous apportons un soutien et des renseignements aux jeunes patients du Canada qui ont connu l’apparition de cette maladie à un jeune âge.

 

À propos de N2Y

La coalition Never Too Young s’allie afin de prendre des mesures sur l’apparition du cancer colorectal à un jeune âge. C’est au travers leur démarche, l’éducation et la recherche qu’il y parvienne. Cette coalition inclut des professionnels médicaux, des organisations de défense pour les patients, des survivants du cancer et des personnes soignantes. Ils travaillent tous ensemble afin d’éduquer la population sur cette problématique qui prend de plus en plus d’ampleur. Ils veulent réduire le nombre de cas de cancer colorectal diagnostiqués tardivement chez les jeunes adultes.

Étant la principale organisation nationale de défense des patients touchés par le cancer colorectal au Canada, nous nous engageons à réunir les joueurs clés parmi les professionnels de la santé afin d’augmenter les taux de dépistage et faire la promotion d’un accès équitable et en temps opportun aux traitements les plus efficaces. Cette initiative a pour but d’améliorer les résultats des patients.

 

Les symptômes du CCR

  • Sang dans les selles ;
  • Selles plus étroites que la normale ;
  • Diarrhée ou constipation prolongée ;
  • Sentiment que l’intestin ne se vide pas complètement ;
  • Douleur ou inconfort abdominal ;
  • Perte d’appétit, perte de poids inexpliquée ;
  • Fatigue constante, anémie ;
  • Nausées et vomissements.

 

Les facteurs de risque

Les antécédents familiaux de cancer du côlon ou de polypes

Environ 10% de la population a un membre de la famille de premier degré avec le cancer du côlon ou du rectum.

Les membres de la famille de premier et deuxième degré (enfants, frères, sœurs, petits-enfants, nièces et neveux) d’une personne ayant des antécédents de cancer du côlon sont plus susceptibles de développer un CCR, surtout si un parent a eu le cancer à un jeune âge. Si plusieurs membres de la famille immédiate ont des antécédents de cancer du côlon, le risque est plus accru. Ainsi, la U.S. Preventative Services Task Force (USPSTF) et le Groupe d’étude canadien dur les soins de santé préventifs (GECSSP) recommandent le dépistage à partir de 40 ans ou dix ans plus tôt que le plus jeune âge de cas de diagnostic de cancer colorectal relevé. Cette recommandation concerne les personnes à risque élevé.

 

Les altérations génétiques

Des changements dans certains gènes augmentent le risque de cancer du côlon.

Le cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC ou le syndrome de Lynch) est le type de cancer le plus commun parmi tous les cancers du côlon héréditaires, ce qui représente environ 2% de tous les cas de cancer du côlon. Il est causé par des changements dans un gène relié au HNPCC. Si cette modification génétique n’est pas surveillée de près, la plupart des individus affectés développeront un cancer du côlon. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 42-45 ans, avec 35-40% des cas diagnostiqués avant l’âge de 40 ans. Les lignes directrices générales concernant le dépistage recommandent une coloscopie tous les 1-2 ans pour les individus entre 20 et 25 ans ou 5 ans plus tôt que le plus jeune âge du diagnostic dans la famille. Il est important d’opter pour l’option qui fait en sorte que le dépistage est effectué le plus tôt possible.

La polypose adénomateuse familiale (PAF) est une maladie héréditaire beaucoup plus rare dans laquelle des centaines de polypes se forment dans le côlon et le rectum. Elle est causée par un changement dans le gène spécifique APC. Sauf si la PAF est traitée, elle mène généralement à un cancer du côlon d’ici l’âge de 40 ans. La PAF représente moins de 1% de tous les cas de cancer du côlon.

Les membres de famille des personnes touchées par le HNPCC ou la PAF peuvent avoir recours à des tests génétiques pour vérifier des modifications génétiques spécifiques. Pour ceux ayant des modifications au niveau de leurs gènes, les professionnels de la santé peuvent suggérer des façons d’essayer de réduire le risque de cancer du côlon ou des méthodes pour améliorer la détection de cette maladie. Pour les adultes atteints de la PAF, le médecin peut recommander l’extraction d’une partie ou de l’ensemble du côlon et du rectum.

 

La colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn

Une personne atteinte par une inflammation du côlon, comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn, pendant plusieurs années a un risque accru de développer un cancer du côlon. Ces patients doivent donc être examinés régulièrement.

 

Les autres facteurs

D’autres facteurs qui contribuent à l’apparition du cancer du côlon à un jeune âge n’ont pas été définitivement identifiés, mais il est connu que l’obésité et le diabète augmentent la prévalence de cette maladie. Les facteurs qui peuvent augmenter votre risque de cancer du côlon comprennent :

 

  • Un risque deux fois plus grand de développer un cancer colorectal plus tard si vous étiez en surpoids ou obèse pendant l’adolescence ;
  • Une diète riche en viande rouge ou transformée et faible en fibres, légumes et fruits ;
  • La sédentarité : 12-14% des cas de cancer colorectal pourraient être attribués à l’inactivité physique ;
  • La consommation de tabac ;
  • Une consommation élevée en alcool ;
  • Les origines ethniques et la race.

 

Les données et les statistiques

  • L’incidence du cancer du côlon et la mortalité sont à la hausse chez les jeunes et à la baisse chez les personnes de 50 ans et plus ;
  • Environ 30% des cas de cancer colorectal à un jeune âge sont dus aux antécédents familiaux et aux prédispositions génétiques ;
  • L’apparition du cancer du rectum à un jeune âge a doublé comparé à l’apparition du cancer du côlon chez les jeunes ;
  • Environ 72% des cas de cancer colorectal chez les jeunes sont au niveau du côlon et environ 28% dans le rectum ;
  • Les jeunes adultes étaient plus susceptibles que les adultes plus âgés d’avoir un diagnostic de cancer à un stade avancé ;
  • Les taux de cancer colorectal ont augmenté chez tous les groupes d’âge plus jeunes, avec une plus forte hausse pour les 15-29 ans, suivi par les 30-39 ans et finalement chez les 40-49 ans ;
  • Cette augmentation est plus rapide chez les hommes que les femmes ;
  • Le diabète a été associé avec une augmentation du risque de cancer du côlon pouvant atteindre 38%, et 20% pour le cancer du rectum.

 

La prévention

Les recherches scientifiques démontrent qu’une diète riche en gras est un facteur de risque du cancer du côlon. Certaines études ont même suggéré qu’une alimentation riche en fibres et un mode de vie comprenant de l’exercice physique modéré sont bénéfiques dans la prévention de la maladie. Soyez informé des symptômes possibles et des lignes directrices concernant le dépistage. Ces informations sont des joueurs clés dans la prévention de la maladie.

Après avoir discuté avec vos proches et recueilli les antécédents de santé de votre famille, parlez à votre professionnel de la santé sur les façons d’améliorer votre alimentation et vos modes de vie afin de prévenir le cancer du côlon. De plus, n’hésitez pas à planifier avec lui un test de dépistage à titre préventif. Un mode de vie sain et un poids corporel santé sont importants pour la prévention de tous les cancers.

 

Le dépistage

  • Pour les hommes et les femmes à risque moyen, le dépistage devrait être fait au moins tous les deux ans à partir de cinquante ans, soit par RSOS (recherche de sang occulte dans les selles) ou par TIF (test immunochimique fécal). Des résultats positifs doivent être survis avec une coloscopie.
  • Le dépistage permet de prévenir le cancer colorectal, car les polypes trouvés dans le côlon (précurseurs du cancer) peuvent être retirés pendant une coloscopie. De plus, s’il y a présence de cancer colorectal, subir un dépistage à la fréquence recommandée accroit les probabilités d’un diagnostic à un stade précoce. Ainsi, il est plus susceptible d’être traitable et guérissable.

Table 2: Les lignes directrices sur le dépistage du cancer colorectal au Canada

 

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La génétique

Des tests génétiques ont été mis au point pour regarder l’activité d’une panoplie de gènes dans les tumeurs cancéreuses du côlon. Ces tests peuvent être utilisés pour aider à prédire les patients ayant un risque élevé que le cancer se propage.

 

Le syndrome de Lynch
(voir aussi la section intitulée Les altérations génétiques)

Le syndrome de Lynch est caractérisé par une mutation du gène responsable de réparer les erreurs de l’ADN. Également connu comme le cancer héréditaire sans polypose (HNPCC), le syndrome de Lynch est une maladie héréditaire causée par une mutation génétique. Les individus touchés par cette maladie ont un risque plus élevé que la normale de développer un cancer colorectal, un cancer de l’endomètre et plusieurs autres cancers agressifs, souvent à un jeune âge. Pour prévenir le cancer colorectal, les personnes atteintes du syndrome de Lynch devraient subir une coloscopie tous les 1-2 ans dès la vingtaine. Ainsi, le risque de développer un cancer colorectal sera réduit de 77%.

Les personnes atteintes du syndrome de Lynch ont une mutation au niveau du gène MMR, signifiant que leur corps a de la difficulté à corriger les erreurs au niveau de l’ADN. Par conséquent, une personne avec le syndrome de Lynch est plus susceptible de développer certains types de cancer. Ce dérèglement génétique augmente le risque de cancer colorectal de 80 pour cent et celui de l’endomètre de 60 pour cent. Le syndrome de Lynch peut aussi conduire à d’autres cancers, comme celui de l’intestin grêle et de l’estomac. Cette maladie représente 2-4% de tous les cas de cancer colorectal.

 

Les traitements et les effets

  1. Les techniques chirurgicales les plus récentes

Les chirurgiens continuent d’améliorer leurs techniques chirurgicales pour traiter le cancer colorectal. Ils ont maintenant une meilleure compréhension de ce qui est nécessaire afin d’assurer le succès d’une telle procédure.

La chirurgie par laparoscopie consiste à effectuer plusieurs petites incisions dans l’abdomen au lieu d’une seule grande incision. Elle devient de plus en plus utilisée pour certains types de cancers du côlon. Cette approche permet généralement aux patients de récupérer plus vite après l’opération et avec moins de douleur. La chirurgie par laparoscopie est également à l’étude pour le traitement de certains cancers du rectum. Davantage de recherches sont nécessaires afin de vérifier si cette méthode est aussi efficace que la chirurgie standard.

La chirurgie robotique est lorsqu’un chirurgien, assis à un panneau de contrôle, utilise avec précision des bras robotiques afin d’effectuer la chirurgie. Cette technique chirurgicale est encore sous étude.

  1. La chimiothérapie

Différentes approches sont testées dans des essais cliniques, y compris :

  • Les cinq chimiothérapies les plus utilisées : 5-fluorouracil (Adrucil, 5-FU), capécitabine (Xeloda), oxaliplatine (Eloxatine) et irinotecan (Camptosar).
  • La combinaison de médicaments connus pour leur activité contre le cancer colorectal, comme l’irinotécan et l’oxaliplatine, afin d’améliorer l’efficacité du traitement.
  • La combinaison de la chimiothérapie avec la radiothérapie, la thérapie ciblée et/ou l’immunothérapie.
  1. La thérapie ciblée

Il y a déjà plusieurs thérapies ciblées utilisées pour traiter le cancer colorectal, y compris le bevacizumab (Avastin), cetuximab (Erbitux) et panitumumab (Vectibix). Les médecins continuent d’étudier la meilleure façon de rendre ces médicaments les plus efficaces possibles.

Les thérapies ciblées sont actuellement en pratique pour traiter les cancers de stade avancé. Des études récentes tentent de déterminer si leurs utilisations avec la chimiothérapie, dans le cas de cancers de stade précoce, pourraient servir de traitement adjuvant afin de réduire le risque de récidive.

  1. L’immunothérapie

Les chercheurs étudient plusieurs vaccins afin d’identifier la meilleure façon de traiter le cancer colorectal et l’empêcher de refaire surface après les traitements. Contrairement aux vaccins qui préviennent les maladies infectieuses, ces vaccins seraient destinés à stimuler efficacement la réaction immunitaire du patient pour lutter contre le cancer colorectal.

Étant donné que les traitements du cancer peuvent endommager les cellules et les tissus sains, les effets secondaires sont fréquents. Ces derniers dépendent essentiellement de la nature et de l’étendue du traitement. Même si plusieurs effets demeurent les mêmes, peu importe l’âge, il existe des défis uniques que les jeunes adultes de moins de 50 ans peuvent rencontrer. Ceux-ci comprennent :

  • Les relations interpersonnelles avec la famille et les amis ;
  • L’impact sur les jeunes enfants ;
  • Les problèmes au niveau des rencontres amoureuses ;
  • L’infertilité ;
  • Les relations intimes ;
  • La carrière et le milieu professionnel ;
  • Les problèmes financiers ;
  • Les problèmes psychologiques.

 

Réferences

1. Ahnen et al. (2014). The Increasing Incidence of Young-Onset Colorectal Cancer: A Call to Action. Mayo Clinic.
2. McKay et al. (2014). Does young age influence the prognosis of colorectal cancer: a population-based analysis. World of Surgical Oncology.
3. Patel, P. & De, P. (2016). Trends in colorectal cancer incidence and related lifestyle risk factors in 15-49-year-olds in Canada, 1969-2010. Cancer Epidemiology.
4. Stigliano et al. (2014). Early-Onset Colorectal Cancer: A Sporadic or Inherited Disease? World Journal of Gastroenterology.
5. Alive And Kickn. (2015). http://aliveandkickn.org/
6. Canadian Cancer Society. (2016). http://www.cancer.ca/en/?region=on
7. Colon Cancer Alliance. (2016). http://www.ccalliance.org/
8. Colon Cancer Coalition. (2016). http://coloncancercoalition.org/
9. Colorectal Cancer Association of Canada. (2016). http://www.colorectal-cancer.ca/en/
10. Fight Colorectal Cancer. (2016). http://fightcolorectalcancer.org/
11. Present and Future Directions in Research. (2013). Michael’s Mission. http://www.michaelsmission.org/
12. Stop Colon Cancer Now. (2014). http://stopcoloncancernow.com/
13. What you need to know about your colon. (2013). Colon Cancer Challenge Foundation.http://www.coloncancerchallenge.org/