NTY Coalition_final logoLe cancer colorectal ne fait plus de distinction entre les groupes d’âge. Ces dernières années, les mesures de surveillance et de dépistage accrues ont permis de réduire l’incidence du cancer colorectal et le taux de mortalité chez les Canadiens de 50 ans et plus. Toutefois, on observe maintenant le phénomène inverse chez la population moins âgée.

Au cours des dernières années, les médecins canadiens ont observé une augmentation rapide des cas de cancer colorectal chez les personnes de moins de 50 ans. Cette progression est d’autant plus inquiétante qu’elle reste inexpliquée.

Une étude a également conclu que les jeunes patients atteints du cancer colorectal reçoivent généralement leur diagnostic à un stade avancé, ce qui rend la maladie difficile à traiter et augmente le nombre de décès. Ces statistiques alarmantes démontrent qu’il y a encore beaucoup de travail à faire en matière de prévention et de traitement du cancer colorectal au Canada, particulièrement auprès des jeunes adultes.

Au cours de la dernière année, l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) s’est unie à la coalition Jamais trop jeune (Never Too Young), un organisme qui s’engage à lutter contre le cancer colorectal chez les jeunes grâce à des mesures concrètes, à l’éducation et à la recherche. La coalition regroupe des professionnels de la santé, des organismes de défense des intérêts des patients, des survivants du cancer et des soignants qui cherchent à sensibiliser le public à ce problème grandissant et à réduire le nombre de cas de cancer colorectal avancé chez les jeunes.

En collaboration avec Jamais Trop Jeune, l’ACCC fournit aux jeunes Canadiens atteints du cancer colorectal un appui et de l’information essentiels.

Les jeunes patients reconnaissent moins les signes et symptômes du cancer colorectal, ce qui peut retarder leur consultation avec un médecin. Les symptômes du cancer colorectal peuvent varier : sang dans les selles, inconfort abdominal, constipation et bien plus.

Selon la Société canadienne du cancer, les hommes seraient plus à risque que les femmes, mais il existe de nombreux autres facteurs : consommation d’aliments transformés ou de viande rouge, faible consommation de fibres alimentaires, inactivité physique, obésité, consommation d’alcool, tabagisme, diabète et facteurs génétiques.

Les jeunes patients devraient notamment tenir compte de ce qui suit lorsqu’ils consultent un médecin à propos des risques et des symptômes liés au cancer colorectal :

Hérédité

Environ 10 % de la population a un parent au premier degré atteint d’un cancer du côlon ou du rectum. Si un membre de votre famille a reçu un diagnostic de cancer colorectal, il est recommandé de commencer les tests de dépistage dès l’âge de 25 ans.

Syndrome de Lynch

Les changements que subissent certains gènes peuvent augmenter les risques de cancer du côlon.

Le syndrome de Lynch est le plus commun des cancers du côlon héréditaires; il représente environ 2 % de tous les cas de cancers du côlon. Il implique une mutation des gènes qui servent à corriger les erreurs d’ADN. Le syndrome de Lynch, qu’on appelle également cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC), est une affection héréditaire causée par une mutation génétique qui entraîne chez les jeunes des risques accrus de développer un cancer colorectal, mais aussi un cancer de l’endomètre ou d’autres types de cancers agressifs. Pour prévenir le cancer colorectal, les personnes atteintes du syndrome de Lynch devraient subir une coloscopie tous les ans ou les deux ans, et ce, dès l’âge de 20 ans. Ils parviendront ainsi à réduire de 77 % les risques de développer un cancer colorectal.

Référence

http://www.ctvnews.ca/health/rapid-increase-in-colorectal-cancers-among-young-canadians-study-finds-1.2919527 (en anglais seulement)