La Coalition priorité cancer souhaite assurer un soutien financier adéquat aux victimes du cancer, notamment en prolongeant la période au cours de laquelle une personne malade peut recevoir des prestations d’assurance emploi.

Selon une étude commandée par la Coalition priorité cancer au Québec, un ménage québécois dont un membre est atteint du cancer devra faire face à une augmentation de ses dépenses de l’ordre de 19 000 $ par année, en moyenne. La Coalition réclame une intervention des gouvernements pour aider ces familles.

Une soixantaine de mesures ont été mises de l’avant par la Coalition priorité cancer afin, notamment, d’assurer un soutien financier adéquat aux victimes du cancer. Parmi celles-ci, le prolongement de la période au cours de laquelle une personne malade peut recevoir des prestations d’assurance emploi a été jugée prioritaire.

Objectif : 50 semaines
Les personnes qui doivent quitter leur emploi en raison de la maladie ont présentement droit à 15 semaines de prestations. La Coalition priorité cancer appuie la croisade de Marie-Hélène Dubé, qui doit faire face à une troisième récidive du cancer, et a exigé que cette période soit prolongée jusqu’à 50 semaines. Elle a réclamé le même traitement pour les aidants naturels.

«Pour donner 50 semaines de prestations d’assurance emploi aux personnes malades, le gouvernement devrait débourser entre 265 M$ et 300 M$ par année, a indiqué Nathalie Rodrigue, porte-parole de la Coalition. S’il offre la même chose aux aidants naturels, le total serait d’environ 600 M$ par année. Les surplus de la caisse de l’assurance emploi devraient être de 18 G$ en 2015. Nous pensons qu’elle peut supporter cette perte.»

La Coalition demande aussi de nouvelles mesures fiscales qui permettraient aux personnes malades ou à leur famille d’encaisser une partie de leurs REER sans être imposées aux taux habituels.

Compilation des données
Les auteurs de l’étude intitulée Le coût économique du cancer au Québec en 2008, les économistes Pierre Boucher et Henri Beau-regard, ont noté qu’il était très difficile d’obtenir des données sur ce sujet. «Le monde de la santé est le plus mal organisé en ce qui concerne l’information, a résumé Pierre Boucher. Il faut faire un travail épouvantable pour retracer les cas et faire une compilation de données.»

Le Dr Pierre Audet-Lapointe a déploré ce fait et a demandé la mise au point d’un registre des cancers au Québec, qui est la seule province canadienne à ne pas en posséder un.


Source: journalmetro.com